‹ La marquise de Clérol William De La RiveChapitre 5 sur 10 · OLGA · texte numérisé non relu

OLGA

A monsieur le vicomte Gustave de Lai ta, rue de Lille.

(Même registre 1849.)

Paris, lundi.

Mon cher Gustave,

A midi, Jeannette me réveille.

— Le marquis de Clérol.

— Faites entrer.

Mou Fernaud parait, en tenue d’ambassadeur, cravate blanche et cætera.

— Qu’est-ce que cela signifie ?

Il éclate de rire. Figurez-vous que nous avions bel et bien oublié que c'est aujourd’hui qu’il se marie. L’en-

INTRODUCTION

nuyeux de la chose est qu’il part jeudi pour l’Italie, qu’il va montrer à sa blonde... non, pour l’Irlande... non c’est bien pour l’Italie. Bref, adieu aux truffes, mercredi soir, chez moi. Fernand s’est bien chargé de vous prévenir, mais il est si oublieux ! Donc, je vous écris aux fins, comme disent ces gueux d’huissiers, que vous ne vous fassiez pas attendre. A vous du cœur et du reste.

Page 1