I.e boau-frèro du surintendant ôtn son mas
Dl eOSRCF.fcLES.
que, se plaça durant quelques secondefi ^ous le legnrd de la marquise épouvantée, puis alla se tenir debout comme un spectateur au fond du boudoir.
Un second personnage entrait.
— Au secours 1 h moi! cria Sidonia, pensant alors être en présence du ministre.
— Monseigneur ne viendra -pas. vous l'attendez en vain, répondit Maulevrier d'une voix sombre.
11 se démasqua.
— Recounaissez-vous, madame, celui que
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le roi vous destinait pour époux? Vous avez préféré In laideur de l'âme à la laideur du visage, et Courcelles vous a vendue, et vous avez d'inné la sanction de vos caresses â ce marché d'opprobre.
Il passa lentement devant elle et vint se placer à côté de Ménars.
— Oh ! c'est horrible ! dit la marquise hors d'elle-même.
Elle courut vers une porte pour s'enfuir; mais Villeroi démasqué atteignit le seuil avant elle et lui barra le passage.
— Vous, monsieur? murmura Sidonia, joi-
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guant les maïQS avec angoisse. Oh 1 je vous eo conjure, soyez généreux, ne m'accablez pas...
— De la pitié, vous demandez de la pitié, madame! dit le duc, dont la voix trerablail d'indignation.
— Qui de nous esl coupable de parjure, n'est-ce pas vous? murmura-t-elle, pâle, anéantie, glacée.
— Je vous ai trahie?... Mensonge!
— On m'en a donné la preuve, cl madame de Monaco...
— Silence 1 n'essayez pas une justification
hypocrite, t'est là princesse que je trahissais pour vous.
— Mais Je vous ai écrit, monsieur le duc, et meâ lettres...
— Sont restées sans réponse, interrompit Vilieroi, parce que vous avez eu soin de ne pas me les adresser à la Bastille, où vous me laissiez captif pour être plus libre.
— A la Bastille? je vous jure que j'igno- , rais...
— Ce n'était pas une raison pour accueillir î.ouvois» pour vous déshonorer publiquement
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aux yeux de la ville et de la cour. Après avoir eu le témoignage de votre honte, je devais vous donner, madame, celui de ma haine et de mon mépris.
H passa comme les auires, en la soutïlelanl de ces mots cruels.
François s'approchait, suivi de Moicerf.
Sidonia retomba sur l'ottomane, poussant une exclamation de désespoir, et se demandant quels pouvaient être les deux nouveau \ ennemis qui allaient continuer cette scène effrayante.
Le vicomte et Du Boulay se démascpièrcnt ensemble.
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— Grand Dieu!... Non ! non! c'est impossible! cria-t-elle, se redressant aussitôt par une sorte de bond galvanique. Lui!... Bonté divine! je suis perdue!... Seigneur! Seigneur! ne m'abandonnez pas!
— Je vous avais annoncé, madame, que le châtiment serait terrible, dit Morcerf avec une émotion dont il ne fut pas le maître.
— Miséricorde! pitié! murmura la marquise, tombai] l aux L,'enoux de Du Boulay. C'en est trop! Je suis coupable, c'est vrai, plus coupable envers vous qu'envers tous les autres... Mfiis tuez-moi! n'achevez pas de m'oulrager et de me maudire !
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Voyant prosternée devant lui celle femme qu'il avait tant aimée, retrouvant clans la flétrissure et la bon le cette gracieuse image de ses rêves, qu'il entourait d'une si douce auréole d'espérance et d'amour , le jeune homme sentit son cœur se fendre.
Une larme brûlante souleva sa paupière.
— Hélas! dit-il, bêlas 1 à quel degré d'abaissement avez-vous donc pu descendre?
J'étais amené près de vous par les plus violentes inspirations de la baine, et ma haine s'éteint, mes souvenirs vous protègent ; il ne reste plus au fond de mon àme que le regret de vous avoir perdue...
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— 0 François! François! s'écria-l-elle en iioulevant vers lui ses mains palpitantes.
— Non , je ne me vengerai pas, madame ; je vous épargnerai l'oulrage; carde tous ceux dont la colère vous frappe, je suis le seul qui vous ait véritablement et saintement aimée!
-- En effet, répondit Sidonia avec égarement, je me souviens... on m'a tendu des pièges indignes... Oh! si tu savais de quelles ruses infernales , de quelles trames ténébreuses ils ont enveloppé ma vie, tu ne Bie refuserais pas indulgence et pardon,., ni vous non plus, messieurs!... car j'étais une piu.vre jeune tilie sans appui, sans eipérience du
DE COVKCELLES, SÀd
ilidnde. lisse sotit lous ligués pôui^ nié perdre, Aùtôlii' de moi, l)artëUt ,' "dàùs "détfè ' ïnaiâdii lïiëmë,' ilà' oùt dressé sous rtiéS pas dès embûches sans nombre î Us ont couvert de flénrs le chemia qui me conduisait à l'abîme. O mon Dien r "nioti Di'éii I je dôtn prends enfin mon aveuglement, ma tolie... Je t*aliiïiëîs, François, oui, je le jure! Mais c'est la fatalité qui est venue se placer entre nous. A présent que tu es là, je sors d'un rêve; le voile se déchire, ton regard chasse les ténèbres amassées Sur mon cœur... Oh! oui, je t'airiié encore !
— Taisez- vous ! taisez vous ! dit le jeune homme, épouvanté de cet' aveu et de Fécho qu'il éveillait en lui."'"'"' "' "'' -.m, oi ju.k