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j.jll(jL.leva les yeux et rencontra le regard de
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— Non ! cria-t-il avec eflort, non! les sou-» yenirs du passé ne peuvent me donner Toubli de l'heure présente, et je ne dois pas, madame, écouter de semblables discours.
— Oh! François, il est impossible que tu me haïsses!... Mon Dieu, que lui dire?... Je le répète, toutes mes fautes, tous mes crimes sont l'œuvre de la fatalité.^^,^ „^ j.^,^^^^^ jl^^^j,
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i;— En effet, j'eo conviens, Sidonia, vous avez été le triste jouet d'une cour corrompue,,,
— Alors, pourquoi ne me pardonnerais-tu pas?
— Si mon pardon peut vous obtenir le pardon du ciel, pauvre femme, soyez pardonnée!
— ' Oh ! merci ! merci 1 cria-t-elle avec un accent de joie suprême, en portant à ses lèvres la main de Du Boulay. Maintenant nous sommes sauvés. Écoute... je prendrai la fuite, nous partirons ensemble...
François vit tressaillir tous les témoins de
c^tte'seèiiei'et ieTougeiui inootaf^olettHment
''^—^iWêtd'!' ta-îafn-il'^frémisgaîït, ne- tentez pas Dieu ! Prenez arde de réveiller en hioh un autre sentiment que celui de l'amour.
— Non, te dis-je, non ! Loin de la France, €fn pays' étranger, nous oublieron? dé funestes sodvenirs, 'tious pouvons encore être heu-
— Mais vous tairez-vous, enfin ! dit le jeune homme, qui lui saisit le bras avec force. N'aije pas eu assez de tortures, et me croyez-vous
DC>«0«KÛ£ItU!S. .!fô3
à ce poiDt méprisable ^ue je me résigne^jcouvrir votre honte de mon manteau ?
""liG'râ(îetftiurmura-(-èlte d'Une voix déchirante. '***^^' "■ *'^****4 ♦•^* "^ -^^*"" ' '
— taissez-moî, madame, làîsséz-niÔiT Si je suis assez faible pour m'émouvoir à votre ,aspect, l'honneur est trop pu.i^§ai^t popr ne .pas, me .défendre ei pour ne.pas vaincre un reiite (i'amour. Moi fuir .avec .vous.?, moi chercher du bonheur dans vos caresses, en.preDdre -ma part après tous les autres.,. Ignominie!.... Vous venez d'élouJDfer dans mon âme jusqu'au sentiment de La compassion. Adieu, madame, adieu pour jàmais^iif.fHi «-^ii^^^iMM-ï v,..«
Il s'élança hors de la chambre*! ji-.-ij jj o
Ses compagnons repassèrent devant la marquise, toujours agenouillée. Aucun d'eux n'eut le courage de lui porter le dernier coup.^jjj^j
Yilleroi prit la parole au nom de tous.
— Pauvre malheureuse femme ! dit-il ; vous le voyez, la colère est aveugle, même dans les plus nobles cœurs. Elle fra{)pe sans trêve et sans merci. Nous ne chercherons pus à excuser notre démarche ; mais nous vous promettons de garder surtout ce qui vient d'avoir lieu le secret le plus inviolable et de vous épargner une bnmiliation publique. Poussés l'on «t
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l'autre par uq sentiment de hàînë ittMectnl
nous avons trop oublié peut-être que vous
êtes femme et que nous sommes gentils- -T^ ■ :••• : ; • : ■ .-■:.:.:■- O'-. ni' f —
hommes : il est toujours temps de nous eu lO-o Sii uT .'jfdr.oov'mi Jaurxi souvenir, feyeo u noiï 'jb oiiOfidD J9 eu on
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Ils la saluèrent profondément et quittèrent
la chambre à leur tour. ïîjmI
Au seuil de la poterne, ils retrouvèrent
Louvois, dont les efforts désespérés n'avaient
pu rompre les cordes nouées à ses membres...
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Fou de désespoir et de douleur, Du Boulay poussa violemment du pied Thomme qui lui avait pris toutes ses joies en ce monde, et
2W yt^ JîAMfliss
myrnûura, ti'HPe voix à faire passer dans les veines du ministre un frison mortel :
■— Nous sommes cinq, tous liés par un serment irrévocable. Tu ne connais aucun de nous et chacun de nous te connaît. Si tu oses revoir cette femme, si tu lui adresses une seule parole à l'avenir, si tu reçois une seule de Ses lettres, nous saurons t'atleindre rntl après' l'autre ou tous ensemble, et nous te poignarderons, fut-ce au pied du trône.
— Tu entends? dit Morcerf. Bonne nuit!
Te délivre qui pourra !
Le lendemain» madame de Courcelles, en
proie à une fièvre ardente,. était entourée de
médecins qui ne lui donnaient pa&deux jours à vivre.
Néanmoins la nature triompha du raa4 et démentit les prédictions de-la séi^nce.'» ^'^ * "i
A la première promenade ^ej^ inar.quise dans les avenues du Cours-lçi-Reir|e, auç^ri j}(^ ses amis du Louvre ne parut la recoii.nujliio., M. de Louvois passa près d'elle sans la saluer.
Il ne lui avait fait aucune visite durant sa maladie.
En réfléchissant àut âiVèï^s^s iiiiiiiitiëf^'ébu-
levées contre lui par la persévéraiicn presque salanique de sa passion pour Sidoniu, le ministre eut, au besoin, nommé les cinq personnages dont il avait reçu de si graves offenses ; mais l'amour-propre, sinon la crainie, l'empêcha de publier son affront.
Louvois chassa honteusement madame de Champlais, lorsqu'elle vint réclamer le tabouret de duchesse.
Morcerf décida Du Boulay à s'expatrier, et M. le colonel des dragons eut la chance de guérir de sa blessure.
Quant à la triste femme, si cruellement
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châtiée pour les intrigues et les vices de autres, elle nbaDdonna tout, sa maison, sa fortune, pour aller s'ensevelir dans ce même cloître, où quelques mois auparavant, un ordre de Louis XIV avait été la prendre.
Du fond de Tabîmede douleur et d'infortune où elle était plongée, Sidonia ne vit plus d'espoir que dans la tendresse de sa tante et la miséricorde de Dieu.