ACTE m , SG&nË d
Mais je ne trahirai point votre confiance ^ je sanrai maîtriser ce cœur qui n'est plus à moi. Je ne serai jamais l'épouse de votre fils.
Mad. DE FLORVILLE.
Quel généreux sacrifice !
Je ferai plijis^ je le déterminerai à épouser ma rivale.
Mad. DE FLORVILLE.
Madame, que ne vous devrai- je pas?
M"** de Rosange est une jeune personne si parfaite ; elle est si belle I mais elle n'aime point votre fils plus que la trop sensible Eugénie.
Mad. DE FLORVILLE.
Que vous me faites de mal !
Je vous rendrai votre fils y Madame , je le rendrai à celle qui lui est destinée.
Mad. DE FLORTILLE.
Combien vous êtes au-dessus de votre sexe! Quelle iemme peut se vanter d'un trait aussi noble?
LAMARQUISEc
Votre amitié, Madame, me dédommagera de tout ce que je souffre , je vous la demande , je la mérite.
Mad. DE FLORVILLE.
Vous l'avez, Madame, puisse-t-elle coinpenser le sacrifice que vou^ voulez bien me faire. Au sio'plus, le
Chevalier est si jeune il J a entre vous et lui une
différence d'âge qni bientôt serait devenue plus sensible.
54 LA MABQinSE DE MONTALLE.
LA MAfiQUldE, à part.
L'impertinente?
Mad. DE FLORVILLE.
Avec lui vous n'auriez peut-être pas (été heureuse, et qui plus que vous mérite de Pèire!
On devrait l'être quand le cœur ne se reproche rien.
Mad. DE FLORVILLE.
Les bénédictions d'une mère vous accompagneront partout , toujours Mad, de Montalle sera l'objet de ma vénération. Ah ! il ËJlait que des moti& aussi forts. • . (^ part») Et malgré cela je sens. . .(Haut) Que je conçois bien maintenant l'amour de mon fils !
Madame 9 votre bonté me touche.
Mad. DE FLORVILLE.
Comptez k jamais sur mon amitié^ sur ma reconnaissance.
Vous y Madame , comptez sur ma promesse.
Mad. DE FLORVILLE.
Traitez^moi comme une ancienne connaîscance.(en s^en allant,) Adieu, Madame > j'attends tout de vous, amiiié pour la vie.
Amitié pour la vie.