SCENE IV
LE Comte IVOLDEMB ACK, LA MARQUISE, LISETTE
LAFLEUR
LAFLEUR , annonçant.
M. le comte d'Oldembackl
LE COMTE
Je désespérais, belle Marquise , de vous voir d'aujourd'hui } la cour et la ville , mille importuns sont arrivés chez moi ; je ne pouvais m'en débarrasser*
56 LA MARQVI5E DE MONTAILK.
Aussi y monsieur le Comte , vous éte^vous fait atten* dre,
LE COMTE
Ces gens^là se sont mis en tète que j'étais une puissance germanique^ que j'avais voix à la diète , que je tenais magasins de Baronnies et de Cordons; j'ai beau leur crier : Messieurs, je ne suis qu'un bon campagnard sans ambition, sans influence, vivant paisiblement de son revenu et ne nie mêlant pas des intérêts des princes^ ils n'en veulent
pas démordre . . ,
On est fort entêté à Paris.
LE COMTE
Vous verrez que, pour nie tirer de leurs mains , je serai obligé de faire venir une attestation en bonne foniie comme quoi je ne suis rien, absolument rien. Vous qui voulez bien me croire, belle marquise, qui connaissez mes goûts et mes afiaires, dites-leur bien ce qu'il en est, ils ajouteront foi à vos paroles.
J'en doute M. le Comte, vos manières les démentiraient. Je vous croîs pourtant, mais tout le monde n'est pas si coaQant. .
LE COMTE
Et vous aussi^ Madame, vous voulez vous réunir à mei persécuteurs.
LA MARQUISE, iLiseile;
Allez dire qu'on peut servir.
LE COMTE , à par^.
Ramenons la conversation sur la fortune, et tachons de ^^avoir le nom du notaire. ( JESeu//.) Mais je n'étais pa». H ^^