SCE;NE VIL
Les Précédens, FLORVILÎJE.
■ A-t-on exécuté mes ordres, Frontin?
64 LA MARQUISE D£ MONTALLE.
FRGNTIN.
Ouï , Monsieur , il y a une grande demi-heure que je suis ici.
LISETTE
Et il y a une grande demi-heure qu'il lient sur le compte de Madame les propos les plus déplacés.
FLORyiLLE.
Comment I après les bontés...
FKONTIN.
Des propos déplacés?... voilà une atroce calomnie! Mofr sieur, je vous en fais juge : je disais qu'un homme était bien heureux d'être aimé d'une aussi belle personne que Madame# '
FLORVILLE
Si ce n'est que cela.
FRONTIIf.
Ah! j'ajoutais, (excusez, Monsieur, ma témérité,) que si au li^u d'èjtne le pauvre Frontin^ j'étais un grand seigneur, je pourrais bien être votre rival. -
FLORVILLE , riant.
Mon rival, toi !
FROKTIN.
Je disais aussi que Madame serait bien désolée d'avoir été diner en ville quand elle saurait que vouft êtes vennl enfin je disais.;.
Je ne vois pas grand mal à tout cela , Lisette.
LISETTE
L'impudent menteur !
FRONTIN
Ah! je disais au^si. Monsieur , qu^ Madujkie était bien heureuse d'avoir à son service une fille qui avait eu le bonheur d'arriver à un âge mûr sans qu'on ait eu le moindre petit écart à reprocher à sa vertu.