ACTE III, SGiNE Vtî. G
LISETTE , à part.
îi'msolent !
FLORVILLE
Oui, Lisette est une fille respectable* Je veux quelque )t>ur, ma chère Lisette, te donner Frontîn,
LISETTE
Xe joli cadeau!
iPRONTIN.
J'aime autant que vous lui donniez autre choses
FLORVILLE
Mais songeons à notre arrangement ; j^ai profité dé l^fiilsence de ta maîtresse , pour lui ménager une petite ^vi.rprise.
LISETTE
Que ces fleurs sont belles ! quel éclat! quelle fraîcheur! ! que Madame sera contente! je les. lui remettrai de ^^otrepart. Bonjour, monsieur le Chevalier.
FLORVILLE
Un moment, je veux moi-même ranger tout cela; c'est ^^i seul moyen d'y donner quelque prix.
FBONTIN.
C'est ce que je disais.
FLORVILLE
Mène-moi dans le sanctuaire de l'innocence et de la l>eauté , dans la chambre de ta maîtresse.
FRONTIN
Allons , vite , mène-nous dans le sanctuaire dei TinnocencCé
FLORVILLE
Vois-tu?... ces roses garniront le lit, et formeront une couronne; ces immortelles entoureront son portrait, et ces lys, symbole de sa candeur, seront placés sur sa toilette.
66 l'A ^^AQl^I^S I>£ HONTALIE.
LISETTE
Cela sera charmant,
FLOBVILLE.
Eugénie ! c'est dans un temple que l'on devrait t'a( Allons, ne perdons pas de temps.
LISETTE
Mais , Monsieur , je crains que Madame ne se contre moi : vous savez qu'elle a toujours refusé c vous lui avez ofièrt.
Oui d'abord, iiiaîs elle a fini par recevoir.
FLOR VILLE
Lisette, au terme où nous en sommes, on peut se mettre cette petite galanterie sans blesser sa délicat va, ne crains rien, je réponds de tout.
LISETTE
Aujourd'hui j'ai tarit d'occupations ; si vous po remettre cela à demain. Madame doit sortir de matin;
FLORVILLÉ.
. C'est l'afiaire d'un instant 5 viens donc.
LISETTE
Mon dieu! qu'ai-je fait de la clef de la chamb M[ad;ame !
FROMTIN f en montrant la poche du tablier.
Tiens, elle est là.
LISETTE
L'aurais-je égarée !
(Elle cherche.) FRONTIN.
Tu l'auras laissée à la porte, j'y vais voir.
LISET^TE
No n , non \ elle doit être ici.