‹ La marquise de Montalle: comédie en cinq actesChapitre 69 sur 106 · SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL

LA MARQUISE , CLARASSE.

CLARASSE.

T auraît-il mainteQant au inonde des gens assez inîc[ues pour dire du mal de moi^ après le trait sublime dont votre jardin vient d'être témoin. Une heure, une heure entière d'attente et de prudence. Ah ! que Tascendant de la vertu est puissant.

Comment , depuis une heure vous êtes dans le pavillon ! Que j'en suis désolée.

CLARASSE.

Mais, Marquise, c'est un oratoire, une grotte d'anachorette, une véritable Thébaïde que votre paviilon. Morbleu ! le charmant local pour faire pénitence ! 11 n'y manque qu'une haire et une discipHne. Y enfermez- vous souvent vos amis ; deux tabourets de cuir et un canapé de paille^ le tout réchauffé du clair de la lune, et égayé par deux grands tableaux de martyrs; quelles gentiHesses^! Dites-moi donc quel est le tapissier qui a imaginé cette . nouvelle espèce de boudoir.

Toujours, toujours moqueur.

CLARASSE.

Mais non, c'est que je vois que c'est avec toutes les raisons possibles qu'on vous appelé cruelle. Je sait main-^ tenant â^ qucfl régime >1 f^u-t m^l^e le public.

Vous m'impatientez.

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