SCENE X
LA MARQUISE^ FLORVILLEj LISETTE, FRONTIN.
LISETTE
Madclme , comment vous trouvez-vous ?
Mieux, Lisette, mieux que je n'espérais. Ahl Chevalier, Je suis perdue.
FLORVILLE
Que le calme renaisse en votre âme j n'ètes-vous pas
I^ l'abri du soupçon !
' FRONTIN
Ouf!
LAMARQUtSK^
Chevalier, je suis malheurease ; le monde me croira coupable, il pensera. . . ô Dieu !
FLORVILLE
Votre désespoir me déchire !
il est impossible que quelqu'un de mes gens ne soît pas complice... Lisette , approchez ! Vous avez toute ma confiance , ^n auriez-vous abusé au point ?. . .
98 Lk MARQUISE DE MOMTALLE;
LISETTE
Madame 9 pouvez- vous croii^e. • • moi, qui depuis tant d'années. . • Âh ! Madame, que ce soupçon m'est sensible !
(Elle fleure.) FRONTIN , à part.
Pauvre innocente !
Pardonne , Lisetie , pardonne à ma douleur : c'est ce portier , j'en suis sûre. Déjà il l'a laissé entrer ce mi^n. Qu'on le fasse monter !
LISETTE
Madame, c'est inutile , c'est parla petite porte qu'^n s'est introduit.
Quelle petite porte ?
LISETTE
Cette porte condamnée au bout du jardin»
N'avais- je pas dit qu'on la fit murer?
LISETTE
Les fttes ont empêché les ouvriers de travailler.
J'en ayais un pressentiment. Hier encore je redoiitais quelque malheur. Ce n'est peut^tre pas le dernier.
FLORVILLE
Vous voilà sauvée, Eugénie, éloignez ces idées funestes.
C'est vous, Chevalier, qui êtes mon libérateur. Qu'il m'est doux de vous devoir la vie ! Mais par quel heureux hasard vous êtes-vous trouvé là pour me sauver ?
Le CHEVALIER.
A peine je vous eus quittée , que Frontin me dit qu^