LE CHEVALIER
D'abord, je croyais que Frontin se trompait, ou m'en imposait,' mais il me présenta cette clef que ce même homme avait laissée dans la serrure.
Une tlefl (Elle la prend. ) Depuis long-tems cette porte est condamnée. Je le répète, il faut que quelqu'un de mes gens soit complice. Le jardinier, Lafleur, que sais-je ? Us sortiront toiis.
FLORVILLE
Ma première pensée fut de rentrer par la porte ordinaire, tu le sais , Frontin ?
•FRONTIN
Oui, Monsieur, c'est vrai.
FLORVILLE. -
Mais il me dissuada , en me disant. ••
(Il hésite.) LA MARQUISE. .
Ah! FlorvîUe, encore quelque soupçon!. Que vous s^î- . je donc fait pour vous inspirer si peu de confiance !
, FLORVlLtE.F
Pardonnez, chère Eugénie, pardonnez lî une passik)n effrénée , aveugle , insensé. ^
', , LA MABqAïse.
Voua ^tes pieu cruel mille fois ({ue cet odieux Clarasse»
I oo liA MARQUISE DE MOKTAtLE;
FLORVILLE
Je suis bien coupable.
FRONTIN , k pgrt.
i Quel homme ! J'en rougis pour Vespèce.
Mais continuez.
FLORVILLE
Après avoir long-tems hésité, j^entre par la petite portCy je parcours plusieurs fois le jardin; tout était calme. J'approche de la maison, et j'aperçois Lisette qui s'enfuît en me voyant. Je m'avance vers cette salle. Tout-à-coup j'entends vos cris et je suis accouru. Vont savez le reste.
Je vous dois plus que la vie , je vous dois l'honneur. Quels que soient les propos du monde, mon Chevalier n'^y croira pas.
FLORVILLE
Si quelqrfaudacieux s'en permettait !
Cher Florville, laissez le monde parler^ si voui m'aimez^ je puis supporter son injustice,
FLORVILLE
Quant à M. dcClarasie
Non , non !
► FLORVILLE
Eugénie , vous serez vengée.
tA MARQUISE.
Chevalier , promettez-moi de ne point vous battre. Exposer votre vie , ce serait exposer la mienne.
Eugénie^ l'hoftneur ordonne. . .
\ FRONTIN
^^' ?î^^^®^' ^^^ ^^®"' ^on pauvre maître esi ait-à-fait fou j il n'y à plus d^espoir.