‹ La marquise de Montalle: comédie en cinq actesChapitre 90 sur 106 · ACTE V, SCENE IX. f n · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE IX. f n

Depuis long-tems, une jeune personne vous est destitiée. Ah ! Chevalier , pourquoi m'avez-vous caché ce (àlal secret 7 vous m'avez trompée.

FLORVILLB.

Je ne vous ai point trompée, Eugénie; mon cœur n'a connu d'autre amour que celui que vous m'avez inspiré y il n'a pas ratifié le. choix de mes parens.

Aimez, aimez, mademoiselle de Rosange, elle doit être votre épouse. Ah ! qu'elle est heureuse I

FLOR VILLE

Et c'est vous , cruelle, qui me donnez ce conseil? vous ne m'avez jamais aimé.

Ingrat ! puis-je entrer dans une famille qui me re-

-pousse ?

FLORVILLE

Qui vous repousse !

Votre mère est venue ici , je'l'ai vue , elle m'a tout dit.

FLORVILLE

O ma mère ! Et vous m'ai in ez !

«Pai promis de vous rendre à celle à qui vous appartenez, je l'ai juré.

FLORVILLE

Révoquez cet affreux serment.'

Il est trop tard , j'ai cédé à leurs instances, j'ai voulu mettre entre nous une barrière insurmontable.

FLORVILLE

O ciel ! achevez !.

ïl6 LA MA»QUI5E DE MONTXLLE,

tA MÂRQUI8B.

Vous ne savez pas tout encore. Cruel FlorviJle ! îi fallait t'ôimer autant , pour k*enoncer jusqo^â ^espérance !

^LoaviLLB.

Qu'avez-vous fait?

LA MABQUISE.

Vos cruels parens l'ont emporté ^ c'en est fait: victime volontaire, je me suis dévouée pour vous; j'ai prosiis de donner ma main au comte d'Oldemback.

FLOR VILLE

Perfide î

LAMARQtJISE.

O mon Dieu ! accordez-moî le courage de supporter ses reprocheb ; vous lisez dans le fond démon ame, et vous savez si je les mérite !

Lé Comie d'Oldémback ! qu'il redoute ma fureur !

Arrêtez, Chevalier, voudriez-vo«s égorger l'homme qui m'est destiné.

FLORVILLE

Eh bien ! qu'il vienne chercher sa victime ! qu'il vienne m'arracher Eugénie ! il ne me l'enlèvera qu'avec la vie,

Chevalier, j'ai résisté à mon cœur, je résisterai à vos larmes. L'arrêt de la malheureuse Eugénie est porté , elle mourra, et vous vivrez.

FLORVILLE

Vivre sans vous ! jamais !

Soyez heureux, Chevalier, conservez-moi Votre estime, Eugénie là mérite; vous connaîtrez un jour tout ce qu'elle a fait pour vous.

4CTE V, SCÏNS ÏX. H 7

. fLOaVILLE.

Vos efforts sont vaîns , vous serez mou épouse , qu je xnourrai .Cette promesse qu'on vous a fait faire a été arra- 4chée par la force , elU est miHe.

Elle est saoï^ée ! - .

FtORyij;Ls.

Je vais trouver ma mère j elle ne voudra pas me réduire au désespoir j d'aUleurs le procès d'où dépendait sa fortune vient àe s'arranger , je réponds de son cohsenle- Juent.

Non 9 il seraiU inatilci ^ «^rcèitQQ , arrèteiï.

(lliort.)

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