SCENE XII
LE COMTE, LA MARQUISE , M- NICOLE, I*s Témoins , FRONTIN , LISETTE , FLORVILI.E.
Eugénie^ Eogénie, j'ai leconseDlenieiit deina mèse.
LE COMTE
Que signifie cela?
FLORVIJLLE.
Quel accueil glacé ! Eugéoie , ï>e partagez-yous pas ma joie? Mais que vois-je? un noUÛre, M. le Comte. Ah! Monsieur^ vous ne pouvez, me la ravir 5 elle e3l; à moi, »on cœur est mon bieuj elle ne vous aime pas, elle pe peut vous aimer. Cest pour mol seul qu'elle se sacrifie!
LA MARQUISE , au Comte à part.
Ce jeune homme est certainement fou^
FLORVILLE
Vous êtes généreux; joignez vous à moi, Monsieur, pour empêcher un aflFreux sacrifice.
LE COMTE
Madame, vous auriez pu m'évîter celte scène ridicu^ç.
L\ MARQUISE
Elle m'est plus désagréable qu'à vo\is. .
FLORVILLE
Eugénie, vous ne répondez pas , ne sui^-jç plus §ijp^? Dieu!. . Mïdheureux JFlqrvilleé
LA IdAJl^QmSEp Je ne sais. Monsieur, sur quoi vous pouvez fond^r^,.
FLORVILLE
Ah! Monsieur, renoncez à sa main, }e vous Paî dît,
c'est malgré elle qu'elle va devenir votre épouse j on Vj contraint, ou plutôt son cœur généreux, . .
LE COMTE
Eh! Monsieur y c'est de son plein gré que Madame,..
Homme sans délicatesse I Si mes prières ne peuvent te toucher, crains mon désespoir ; je suis capable detout«
M. de Florvillc , respectez mon époux.
FRONTIN , à part.
Son époux ! il croira h celle-ci.
FLORVILLE
Son époux ! malheureux !
(Il tombe dans un fauteuil , il a la tête appuyée sur la table avec l'air
du plus violent désespoir.)
Grand dieu!
LE COMTE
Remettez-vous^ Madame.
FRONTIN
Mon pauvre maître ! M. le Chevalier ! M. le Chevalier!
Quelle scène désagréable.
LISETTE
Pauvre Chevalier î
FLORVILLE , se levant avec dignité'.
Venez , Frontîn.
FRONTIN , pleurant.
Âdieu^ méchantes fenimeslen dépit de vous, il ne mourra pas.
LE COMTE
Que dît cet homme ?