‹ La marquise de Montalle: comédie en cinq actesChapitre 97 sur 106 · LE VALET · texte numérisé non relu

LE VALET

Monsieur , vous n'entrerez pas , Madame n'y est pas.

CLARÀSSË, le poussant. ,

Allons , marouffle , laisse-moi passer.

LE VALET , à pan, en montrant une bourse.

Ma foi ) vivent les mauvais sujets y il n'y a que ceuxlà qui paient bien.

( Il »ort. ) CLARASSE.

. Oh ! oh ! il y a bien du monde ici. ( // arrête Flov" vUIe qui sort. ) Monsieur , un mot , de grâce , je suis de parole y comme vous voyez.

(Florville revient sur ses pas. ) LA MARQUISE.

Comment a-t~on laissé entrer cet homme-là î

LKCOiVlTE, à part.

Le chevalier de Clarasse ! la maudite rencontre. Tachons de n'en être pas aperçu.

( Il se tourne d^un autre côté. ) CLARASSE.

Bonjour , belle Marquise : bonjour , petite Lisette ; j'espère que vous n'avez pas de rancune. Vous m'avez fait hier une excellente plaisanterie. Ma foi ^ Marquise , on ne peut trop vous faire de complimens. C'était bien^ très-bien ; et , depuis cç moment , j'ai pour vous une vénération toute particulière.

ia4 LA MARQUISE DE MONTALLE.

. LISETTE, à Clarassc.

M. le Chevalier, retirez-vous 3 vous êtes dans un état...

CLARASSE.

Voilà un aide-de'-camp digu'e d'un si habile général. Si jamais je me décide pour l'hypocrisie , je veux te prendre à mon service. Charmante Marquise, la visite que j'ai l'honneur de vous faire a pour but de vous redemander mes lettres*

Vos lettres !

CLARASSE.

Comme je v-ous ai rendu les v^ies...

Les miennes ! quelle audace ! M. le Comte, je vous prie d'engager Monsieur...

CLARASSE.

Comme je vous ai rendu les vôtres , il est juste que vous me rendiez les miennes.

Quelle impudence' I

CLARASSE.

Je crains que vous ne me compromettiez.. .• mab qu'est-ce que c'est que cet homme noir ?. c'est vous M. Nicole , est-ce qu'il y- aurait une noce ou un testament à faire?

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