‹ La MarseillaiseChapitre 27 sur 63 · DÉTAILS TOPOGRAPHIQUES ET COMMERCIAUX SUR LES PAYS CONQUIS KN DEÇA · texte numérisé non relu

DÉTAILS TOPOGRAPHIQUES ET COMMERCIAUX SUR LES PAYS CONQUIS KN DEÇA

DU Rhin. — Examen de la question de la limite du Rhin.

Première opinion : Rentrée dans les anciennes limites, impoliiique et injuste.

Deuxième o/7/;//oy/ ; Reculemeni des limites au cours de la Meuse, insuffisante et'pcu sûre.

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Tioisirim' opinion : .\vantages des limites du Rhin.

Motifs pour prononcer la réunion. — Indemnité des fraiset des malheurs de la guerre. — Promesses faites aux habitants de la rive gauche du Rhin. Manœuvres employées pour empêcher la démarcation de nos limites du Rhin. Moyens de concilier les intérêts particuliers. Derniers motifs pour la limite du Rhin. Résumé et conclusions.

Contrairement à Roberjot, le député Lesage (d'Eure-et-Loir) opinait en arrêtant les frontières de 14 France à Courtrai, Menin, Tournai, Mons, Charleroi, etc. et en créant un nouvel État constitué par les territoires situés entre la Meuse et le Rhin auquel la Hollande, devenue la République batave, alliée de la France, donnait la Flandre hollandaise, mais prenait en échange Anvers.

Dans une seconde hypothèse, les provinces de Belgique et la Hollande auraient fofmé un seul État « qui aurait été plus intéressé à s'appuyer sur la France que sur l'Angleterre » (sic).

Dans l'un et l'autre cas, qu'il y eût union du nouvel État avec la Hollande ou seulement alliance avec elle, « la protection de la France serait suffisante pour assurer son indépendance « (sic).

Merlin de Douai, qui allait avoir dans le gouvernement directorial, comme ministre, puis comme Directeur, une influence de premier plan, combattit, avec une grande fermeté et les meilleurs arguments, l'opinion de Lesage, déclarant qu'il était de toute évidence « qu'un État redevenu autonome entre Rhin et Meuse retomberait fatalement sous la domination de l'Autriche ». {Rapport sur \a réunion, etc. Séance de la Convention, iVio/»7<w des 8-14 vendémiaire an IV; 3o septembre 1796, 6 octobre 1795.) L'Autriche était à cette date (fin du xvin* siècle) la grande puissance de l'Europe centfale, occupant la place, tenant le rôle auxquels a prétendu la Prusse depuis Sadowa et Sedan.

La Convention (qui terminait sa carrière le 26 octobre 1796) et la France partagèrent l'opinion de Merlin et de Roberjot; elles refusèrent de retourner mille ans en arrière pour refaire un royaume d'Ostrasie, selon l'expression historique reprise dans le moment.

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