ROUGET DE LISLE EN PRISON
AU CHATEAU DE SAIXT-GERMALX
HVMN1<: DJTUVRAxVIBlQl K SUR LA CONJURATION 1)K HOBESPIEKRE KT LA RLVOLl nON 1)1 9 ÏHKRMIDOR
Piirok's ci fiiiisigiu' Je J. Rouget de Lislc (i)
Aux prodiges de la victoire
Qu'un autre consacre ses chants;
Que ses vers mâles et touchants
Célèbrent les tfls dé la gloire;
En vain leur courage indompté
Nous gagnait cehl et cent batailles,
Le crime, au sein de nos murailles,
Allait tlier la liberté!
Chœur (chantons la Liberté, couronnons sa statue. Comme un nouveau Titan le crime est foudroyé.
Relève ta tête abattue^ ' 0 France, à tes destins, Dieu lui-même a veillé.
Dans Tubime, avec quelle adresst;^
Les monstres savaient l'attirer!
11« sont prêts à te dévorer.
Leur regard encore te caresse;
Le pur langage des vertus
Est sur leurs lèvres mensongères;
Leurs âmes sont les noirs repaires
Où tous les forfaits sont conçus!... (Chœur.)
Longtemps leur audace impunie Trompa notre crédulité; En invoquant la liberté.
Ils préparaient la tyrannie;
(l) E.vlrail du prucès-rerbal de la so.incc Je la X^onNciuion du 17 thciinidoi an li (4 août
« Le citoyen Rtmgel de Lisk Isicl, auteur de VHymne des Marseillais, détenu, fait hommajîc à la Convention d'un hynfine dithyrambique sur la conspiration de Robespierre et la révolution du g thermidor.
« La Convention décrète mention honorable de Tufire de rh)Tnne patriotique, la renvoie au Comité d'instruction publique, et la demaiivle de mise en liberté au (Comité de sùrelé générale. '. ll*.-V., t. XLIIl, p. |i.i