LA M A R S I ; I 1. L A 1 S
Le jour ils maudissaient les rois.
Leurs entreprises sacrilèges;
Et la nuit ils creusaient leurs pièges.
Tombeaux du peuple et de ses droits! (Chœur.)
\'(nez-v(jus ce spectre livide Qui déchire son propre tianc Enivré, tout souillé de sang.
De sang il est encore avide; Voyez avec un rire aftreux.
Comme il désigne ses victimes!
Voyez comme il excite aux crimes Ses satellites furieux!... (Chœur.) *
Ce Dieu que proclamaient leurs bouches, Qu'ils blasphémaient au fond du cœur, Du peuple, éternel protecteur.
Contre ses assassins farouches, Dieu jette un regard menaçant Sur le tyran, sur ses complices...
C'en est fait, déjà leurs supplices Laissent respirer l'innocent. (Chœ'ur.)
Pars, vole, active Renommée, Vole aux deux bouts de l'univers.
Du peuple, écrasant ces pervçrs, Que la nouvelle soit semée; Peins-nous, citoyens et guerriers.
Terrassant d'un même courage Les rois dans les champs du carnage.
Les factieux dans nos foyers. (Chœur.)
Vous que Tamour de la patrie
Arma du poignard de Bru tus.
Il faut un triomphe de plus.
Sans lui votre gloire est flétrie.
.Jusque dans ses derniers canaux
Desséchez un torrent funeste.
Frappez, exterminez le reste
Des traîtres et de leurs suppôts... ((Jhœur.)
L'arbre auguste dont la verdure
Défend ton front majestueux.
Offre désormais à tes vœux
Une ombre plus douce et plus pure!
Des vents contre lui déchaînés.
Bravant Telïort, le souffle immonde.
Bientôt il couvrira le monde
De ses branchages fortunés. (Chœur.)
LE DUEL DE LA MARSEILLAISE ET DU «r RÉVEIL DU PEUPLE »