ACTE V. SCÈ?ÏE II
Parle, parle.
ZTTHOPHANES, avec des précautions.
Assez bon pour me rendre Un peu d'espoir, qu'il faut partager, l'acceptant Tel quel...
FLAMMEOLA, anxieuse et impatiente à la fois.
César n'a pas fait grâce ?
ZYTHOPHANÈS.
Non, pas tant.
FLAMMEOLA.
Il consent h m'entendre, au moins?
ZYTHOPHANES.
Pas davantage.
FLAMMEOLA, découragée.
Quel espoir faut-il donc qu'avec toi je partage ?
ZYTHOPHANES.
L'affranchi de César, Phryllas, son favori.
S'est entremis pour nous, et César a souri.
IQO LA MARTYRE.
Ce sourire, ii est vrai, la cause en reste obscure. Mais Phrvllas v voit clair sans doute. Il en auffure Que César, qui s'amuse à ton vœu haletant, Sourit de Texaucer juste au dernier instant.
FLAMMEOLA.
Ah î Comme il me fait peur, ce sourire équivoque !
ZVTHOPHANES.
Peur! Et pourquoi? L'espoir suprême qu'il évoque. Si César, te Tayant donné, te le volait.
César serait un monstre, alors?
FLAMMEOLA.
C'est ce qu'il est.
ZYTHOPHANÈS.
Non, non, je ne peux pas y croire. Prends courage! Eros n'a pas encore achevé son ouvrage.
Il vous protège. IPveut que vous soyez heureux. Des amants tel que vous, il sait lutter pour eux. Vous êtes les soleils dont son autel se pare. Il ne souffrira point que la mort vous sépare Avant que vos deux cœurs aient pu s'extasier A n'en plus faire qu'un dans son rouge brasier.