‹ La martyreChapitre 104 sur 117 · ACTE V. SCENE II. I9Î · texte numérisé non relu

ACTE V. SCENE II. I9Î

FLVMMEOLA.

Pui&-je me prendre encore à ces amorces vaines? Hélas! le feu d'Eros ne bout plus dans mes veines. C'est l'affreuse terreur, sa fièvre et son poison Qui me travaillent. Tiens! Par moments, ma raison S'égare. A des projets insensés je m'arrête.

Aruns! Persuader Aruns! Lui. qu'il se prête A ce mensonge! C'est impossible... Et pourtant!...

(Avec décision.)

Oui!

(Au centurion, avec une brusque autorité.)

Va dire au préteur que je veux un instant Parler avec Aruns, lui seul, et tout de suite. S'il osait un refus, dis-lui que sa conduite Déplairait à César, à qui je m'en plaindrai.

Va.

(Le centurion sort par la droite.)

ZTfTHOPHVNÈS.

C'est déraisonnable, en effet.

FLAMMEOLA.

' A ton gré,

Blâme-moi! Soit! J'agis, sans voir dans ma démence Où finit le possible, ôîi l'absurde commence.

IQJ LA MARTYRE.

Je marche en pleine nuit, au hasard, m'y perdant. Je ne suis pas chrétienne et le suis cependant. Je ne sais plus!... Mais lui! Penser qu'on le torture Peut-être! Oh! non, non, dis!

(En se jetant dans les bras de Z^rthophanès.)

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