SCÈNE VII
Les Mêmes, JOHANNÈS.
(Par la porte ouverte à deux battants, se découvre la perspective de Tamphithéatre vide, sous un ciel incendié de lumière. Dans l'arène, à quelques pas du seuil, est dressée une croix en forme de tau, très basse, à laquelle est attaché Johannès évanoui. Il est à demi nu, sou bras droit délié pend inerte. Sa tète est penchée sur son épaule gauche. La ligne des derniers gradins de Famphithéâtre, très lointaine, coupe sa silhouette vers la poitrine, et ainsi son buste et sa tète apparaissent en plein azur, sombres dans la clarté crue du soleil ^ui le frappe de trois quarts par derrière.)
FLAMMEOLA, poussant un grand cri.
Ah!
(Elle tombe évanouie entre les bras de Zythophanès qui la soutient.) ARU^îS et LES CHRETIENS.
Johannès !
(Ils s'agenouillent tournés vers lui.)
SOG 1.A MARTYRE.
J01IA?(NÈSy revenant à lui, l'œil liagard.
Pourquoi m'éveille-t-on?... J'allais, Parmi les anges, dans la lumière. O palais D'astres en fleurs! Concerts de harpes et de flûtes! Encensoirs des soleils, d'où montaient en volutes Des âmes, des essaims d'âmes, vers l'Orient!
Et Christ m'ouvrait ses Iwas d'aurore en souriant. Pourquoi vos cris m'ont-ils rappelé sur la terre?
ARL^S.
Prions pour lui!
JOHANNÈS, douloureusement r
J'ai soif... Ah! l'eau qui désaltère, Les fontaines d'azur là-haut!...
(Portant la maia à sa goi^e.)
Ce feu, ce feu Me brûle.
Christ, pitié pour lui!
JOHANNÈS
Mon Dieu, mon Dieu.
Grâce! Faut-il encore, après l'avoir finie.
Recommencer sans fin cette longue agonie ?