ACTE. V. SCENE VII
ARL:nS, aux Chrétiens.
Prions !
(^Tous les Chrétiens se remettent à genoux.) FLAMMEOLA, avec ravissement, à Johannès.
C'est toi qui m'appelles, c'est toi !
(Elle va vers lui, tout en parlant, monte les degrés du porche, d'un pas de rêve, marche dans Farène jusqu'à la croix, vient mettre ses bras au cou de Johannès, et demeure là, ^près un grand soupir de joie profonde.)
Oh!
(Ils restent un moment silencieux, et comme en extase.) JOHA^>'ÈS, les yeux au ciel.
Vois! Le palais d'or se rouvre dans la nue.
FLAMMEOLA, très exaltée.
Oui, j'entends ses concerts saluer ta venue.
JOHA>'>'ÈS, même jeu.
Parmi ces bienheureux nous chanterons ce soir.
FLAMMEOLA, même jeu.
Oui, oui, déjà je brûle au céleste encensoir.
JOHANNÈS, même jeu.
C'est l'extase.
il2 LA MARTYRE.
FLiMMEOLA, même jeu.
Avec loi c'est moi qui communie.
JOHAN.NÈS. les regards et le geste au ciel.
vision sublime!
FLAHMEOLA, les regards attachés à ceux de Johann es.
O suave agonie!
JOHA>'>'ES, m^me jeu.
Christ nous accueille.
FLAMMEOLA. dans une^ expression d*amoar absolu.
Ton sourire me sourit.
JOHANNÈS, d*une voix grave et sacerdotale, en faisant au-dessus du front de Flammeola un large signe de croix.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, toi qui par la mort entres dans notre Eglise,
(n met les doigts à la blessure de Flammeola, en retire sa main dégouttante de sang, et de ce sang il lui asperge le front en prononçant le dernier vers.)
Avec l'eau rouge de ton sang je te baptise.