ACTE V. SCÈNE VU. aOQ
LATRO, à part.
Si c'était vrai, pourtant!
FLAMMEOLA, s'avançant vers le préteur, cTun ton résolu:
Préteur, je suis Chrétienne.
LATRO, d'une voix grave et en s^avançant lentement vers elle.
Tu ne Tes pas encor. Tu ne le seras pas.
Et ce n'est pas à lui que te joint le trépas. C'est à moi certes.
(Il Tempoigne brusquement par le bras droit, de sa main gauche.)
Meurs avec moi. Je te garde.
(n la frappe et se frappe ensuite. Elle va tomber dans les bras de Zythophanès. Lui, s*abat à ses pieds.)
TOUS, levés, avec stupeur, et en tumulte.
Ah!
(Johannès, le cri poussé, a laissé choir sa tête sur son épaule, évanoui.) LE PRÉTEUR, debout, étendant les mains.
Arrêtez! Que nul ne bouge!
(Malgré cet ordre, Thomrys 8*est jetée sur le corps de Latro, la tête collée contre Im pour lui écouter le cœur.)
ZYTHOPHAT^ÈS, au préteur, soutenant et montrant Flammeola blessée.
Mais regarde :
Son sang coule.
THOMRYS, se relevant et montrant Latro.
Il est mort.
(Elle M 'replonge b face contre la poitrine de Latro, et demeur amsi jusqu'à la fin de Tacte.)
ZYTHOPHAISÈS, égaré.
Du secours! Du secours!
Vitel
(Sanglotant et caressant Flammeola qu'il soutient.)
Ma pauvre enfant! Flammeola!
(Au garde qui est prè4 de lui)
Toi, cours!
FLAMMEOLA, se détachant de Zythophanès.
Non, laisse, laisse.
(S'avançant vers Aruns, d*un pas qui chancelle, et lui parlant d'une voix haletante.)
Aruns, dis le« mots qu'il faut dire!...
Je veux... le ciel... Je veux, baptisée et martyre, Près de lui, près de mon Johannës, dans sa foi...
(Elle essaie de s'agenouiller devant Aruns.)
JOHANNÈS, qui depuis qu'elle parle a relevé la tête.
Viens! Viens!
(A ces deux mots prononcés d'une voix longue et comme lointaine, Flammeola s'arrête, prête à pâmer.)