‹ La martyreChapitre 4 sur 117 · ACTE PRJEMIEB. SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE PRJEMIEB. SCENE I

Et je voudrais, sans plus, par cette nuit d'été, A travers un demi-sommeil souffleur de bulles, Ouïr des balatrons et voir des funambules.

FLAMMEOLA.

Homme heureux, à qui reste encor quelque désir!

Moi, je n'ai même plus la force de choisir.

Tours d'acrobate, vers de poète, sentence

De philosophe, ont pour moi pareille importance.

Fais venir des bouffons, puisqu'ils t'amusent! Moi,

Je n'y prendrai plaisir ni peine, aucun émoi.

S'il me fallait former des vœux (ce qui me lasse),

Je ne demanderais ici qu'une humble grâce,

C'est de sentir flotter mon âme vague, au fond

Non d'un demi-sommeil, mais d'un sommeil profond.

Où se fondrait en moi la torpeur indulgente

De cette nuit d'été que le silence argenté.

GLAUCUS

Ah ! joli ! Très joli ! Moins écrit que rêvé !

Le silence argenté!... Ah!... Que ne Tai-je trouvé!

J'en suis jaloux. Quoique... Pardon, si je m'entête!

Mais ma silve renferme aussi telle épithète

Et telle image qui ne sont pas sans valeur.

Ainsi, tenez!

(Aux musiciens.)

Bien doux, n'est-ce pas?

(Les musiciens recommencent.)

Sur un pleur...

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