ACTE III. SCENE IV. IO
Qui va, suivant Tusage ancien, joindre nos lèvres!
(Un grand silence lui répond seul.)
Bien!
(D'une voix sacerdotale et en imposant les mains à rassemble c.)
baiser de paix et de fraternité, Sois notre alléluia vers Christ ressuscité!
TOUS, d'une voix joyeuse.
Christ est ressuscité !
(Ils s'embrassent; Flammeola, rejetant ses voiles, embrasse Johannès avec passion.)
ARU?ïS, qui la guettait, d'une voix tonnante.
Anathème! Anathème!
On vient d'outrager Christ.
(Johannès demeure stupéfait, Flammeola se sipare vivement de lui.) TOUS, sauf Flammeola.
Comment?
ARU>^S, à Flammeola axez une violence croisjante.
L'eau du baptême, Qui rend purs entre nous ces fraternels baisers, Dis, ton âme et ton front en sont-ils arrosés, A toi, païenne? Non! Non! Quelle complaisance T'admit donc au banquet souillé par ta présence?
no LA MARTinE.
Qui t'a donné le droit d'en goûter la douceur. De la corrompre, à toi qui n'es pas notre sœur? Car tu la fais infâme, osant la faire tienne. Toi qui viens de mêler à notre ardeur chrétienne, A nos baisers au nom de Christ ressuscité, Ton baiser de rapine et d'impudicité.
TOUS, s*écartant avec horreur.
Oh!
JOHAîfNÈS.
C'est condamner vite et durement, mes frères. Les jugements trop prompts sont souvent téméraires.
ARUNS.
Pour Tes flagrants délits, sûrs sont les jugements. Regarde sa rougeur, tu verras si je mens,
JOHAMHÈS.
Elle rougit d'orgueil lilessé par ta méprise.
AULTS'S.
Elle rougit de honte à se sentir comprise.
joha:n>ès.
Crois- tu donc ne jàiliais errer et tout savoir?