AI^UNS
Aurs^s-lu donc toujours des yeux pour ne pas voir.^
JOHAN^ÈS
Souffre du moins, avant d'affirmer un tel crime, Ce qu'elle a dans le cœur, qu'elle-même l'exprime. Laisse-la se défendre, en l'accusant ainsi.
ARU?ïS.
Défends-toi plutôt, toi ; car je t'accuse aussi ; Car c'est toi qui permis dans notre chaste Église Sa promiscuité qui tous nous scandalise; C'est toi, n'est-ce pas?
Oui, c'est moi, j'en fais l'aveu.
Mais je n'ai pas à m'en défendre. Mon seul vœu, En l'admettant, ainsi qu'une catéchumène, Aux lamentations de la sainte semaine, Fut de hâter sa marche hésitante vers nous.
Dans cette ascension qu'elle fait h genoux.
J'ai voulu lui donner l'assistance infinie Que verse aux défaillants la divine agonie.
ARu:^s.
Un pareil privilège était-il mérité?
JOHA^^ÈS.
11 Tétait.
ARUNS.
Par quoi donc?
JOHA^NÈS.
Par sa débilité. Moins elle est forte, et plus il faut qu'on la soutienne. Pour l'amener à Christ la traiter en chrétienne. J'en avais le devoir.
ARUNS.
Tu n'en as pas le droit.
JOHA^VNÈS.
Qu'importe, si, du coup,' convertie, elle croit! Laisse aux Pharisiens leur justice trop raide. Christ est conciliant et vient mieux à notre aide. Sa grâce a des façons plus souples, sans rigueurs. Dont l'indulgent emploi sied à nos faibles cœurs. Si le droit que j'ai pris est ou non légitime, C'est à lui, pas à toi, que j'en remets l'estime. A bonne intention j'ai fait ce que j'ai fait. Il sait la cause.