‹ La martyreChapitre 63 sur 117 · ACTE III. SCE?îE IV. Il · texte numérisé non relu

ACTE III. SCE?îE IV. Il

ARU^iS.

Eh bien! montre-nous-en l'effet.

Pour clore ce débat, (Ju*elle-même proclame Si c'est la foi chrétienne enfin qu'elle a dans lame! Sans quoi je soutiendrai que moi seul eus raison Et que ta complaisance est une trahison.

(A Flammeola, brutalement.)

Es-tu chrétienne?

JOHA^]XÈS, avec pitié.

Quelle affreuse violence!

ARUNS, redoublant de brutalité.

Réponds, réponds! Es-tu chrétienne?

(Flammeola ne répond rien.)

Ah! son silence La condamne, tu vois, et te condamne aussi.

FLAMMEOLA.

Puis-je répondre, alors qu'on m'interroge ainsi? Christ, dont il me rapproche et dont tu me repousses. N'a jamais eu pour moi que des paroles douces; Et dans ton verbe dur, plein de mots ennemis. Je ne reconnais plus le Dieu qu'il m'a promis. Ah! je l'aime, son Christ. Le tien, je le redoute.

Il4 LA MAaTYRE.

C'est la faute, s*il m*cst venu ce dernier doute. Mais près de Johannès il sera vite enfui.

Je désire en parler seule à seul avec lui.

JOHANNÈS

Mes frères, rendons-nous à cette humble requête. Laissons Christ achever à son gré la conquête D'une âme qu'en effet j'espère en rapprocher Et que votre refus pourrait effaroucher.

Soit, frère! Et quel que soit le péril que tu braves,

11 ne sera pas dit que je mets des entraves

A ton œuvre par un stupide entêtement.

J'ai fait ce que j'ai dû. Si ce fut durement,

Ma bonne intention soit aussi mon excuse;

Et si je t'accusais à tort, je m'en accuse.

(Aux fidèles.)

Frères, éloignez -vous. Opbliez en chemin

Tout ce qui n'a pas trait au grand jour de demain.

JOHANNÈS, aux fidèles qui commencent à sorlir.

Sois béni dans tous tes pensers, troupeau fidèle!

ARUNS.

Et toi de même!

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