ACTE III. ' SCÈ^E IX. l
THOMRYS.
Qu*as-tu fait là ?
LATRO, essuyant son glaive et le remettant au fourreau.
Il n'avait qu'à ne pas aimer Flammeola.
JOHA?î;nÈS, à terre, d'une voix lente.
Je te pardonne.
LATRO, stupéfait, puis voulant se jeter sur Johannès.
Il vit!
THOMRYS, se mettant entre lui et Johannès.
Vas-tu Tachever, lâche .^
LATRO, dans une stupéfaction grandissante.
Pour la première fois j'ai mal rempli ma tâche. Quelle force a brisé ma force dans mon poing? L'achever, moi ! Non, non, je ne le pourrais point.
THOMRYS.
Va-t'en! Laisse-moi seule avec son agonie,
LATRO, contemplant de loin Johannès qui le regarde.
Ah! ses grands yeux, tout pleins de douceur infinie! J'en ai peur. J'en ai peur. Je ne veux plus les voir.
(Il s'enveloppe la tète dans son manteau en reculant vers la sortie.)
l36 LA MARTYRE.
JOHANNES, d*ane voix plus lente encore cpie tout à Theure.
Je te pardonne.
LATRO
Assez! Assez!
(Il 8*enfuit éperdu.)