‹ La martyreChapitre 82 sur 117 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ZYTHOPHANÈS, JOHxiNNÈS endormi, FLAMMEOLA.

FLAMMEOLA, paraissant à la porte de droite.

Eh bien?

ZYTHOPHANÈS, allant à elle, puis lui montrant le lit.

De mieux en mieux. Vois! Calme. Plus de fièvre.

(Elle s'est approchée h. pas silencieux, et elle contemple longuement Johannès endormi.)

l5o LA. MAflTTRE.

FLAMMEOLA.

Un sourire fleurit dans le pli de sa lèvre.

zythopha:«ès.

C'est qu'il pense à toi.

FLAMMEOLA.

Non, je n'ose y croire.

ZTTHOPHANÈS, remohenant loin du lit.

Si.

Hier déjà je Tai trouvé plus radouci.

J'entends, il me parlait de ton prochain baptême! Mais, de quelle façon! Puis, la preuve qu'il t'aime. C'est qu'il ne veut plus fuir, comme voilà huit jours; C'est qu'il m'écoute aussi, sans m'objecter toujours Son Dieu sévère avec ses farouches apôtres, Quand j'essaie à mon tour de lui dire les nôtres. Ces chrétiens n'ont pas tous, d'ailleurs, comme on le croit, Le cœur revcche à la beauté, l'esprit étroit.

FLAMMEOLA.

Lui surtout! Son âme est jeune.

ZYTHOPHANÈS.

Et même ingéuue.

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