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VARIATION DU VOLUME SANGUIN DANS DES CONDITIONS PHYSIOLOGIQUES

Nous diviserons ces conditions en deux catégories: En premier lieu ,nous étudierons celles qui provoquent une augmentation de la masse du sang; ensuite, nous passerons en revue celles qui diminuent cette masse sanguine.

Nouveau-né.

Les recherches les plus intéressantes à ce sujet sont dues à Lucas et Dearing (1920) et à Bakwin et Rivkin 0924)

Ils ont montré que la quantité de plasma et la quantité totale de sang par rapport au poids du corps est beaucoup plus grande chez l'enfant, tout de suite après la naissance. Le rapport globules rouges est inversé. (La

plasma quantité de plasma est normalement plus grande que la quantité des hématies. Ici, c'est le contraire, les glolules rouges forment 50 à 60 % de la masse du sang).

Cet état ne dure guère; et après la huitième semaine, la quantité « absolue » de globules rouges est même plus

(1) Bakwin et Kirkin employent la méthode Keith, Rowntrée et Geraghty mais avec une légère modification leur permettant de mesurer le volume sanguin avec 4cc. de sang seulement.

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petite qu'au moment de la naissance, D'après Rowntrée et Brown, cette chute des globules rouges est la conséquence de l'ictère hémolytique, appelé ictère des nouveaux-nés. On obtient un résultat tout différent quand, au lieu de faire le rapport de la masse sanguine au poids, on le fait à la surface du corps.

Bakwin et Rivkin ont déterminé le rapport de la masse du sang à la surface du corps et ont trouvé chez le nouveau-né, pour 1 mètre carré, 1 litre 700 de sang.

Chez l'adulte, Keith arrive à 3 litres 12 par mètre carré.

Il y a donc un écart allant presque du simple au double.

Grossesse,

Keith, Rowntrée et Geraghty, avec Miller, ont observé, dans 12 cas, une augmentation de la quantité du sang, passant de 8,8% à 9,56% du poids du corps (2). L'augmentation portait surtout sur le volume plasmatique. Dans les 12 cas ,dix à quinze jours après la délivrance, tout était rentré dans l'ordre.

Kaboth (20 cas) a vu passer le volume du sang de 62,1 à 68,6 centimètres cubes par kilog.

Neubauer, expérimentant sur 8 cas a observé que le volume sanguin passait de 67,6 cc. à 73,9 cc. par kilog. Tout de suite après la délivrance, ce volume est tombé à 61 cc. en moyenne,

Au contraire, Koch et Jakobovits, sur 24 cas étudiés, ne purent trouver cette augmentation de la masse sanguine. Les valeurs qu'ils obtinrent étaient: 57,3 cc. et 55,9 cc.

par kilog. Pendant le travail, la masse du sang était tom- Béerar49376c

(2) Cette augmentation ne peut être due, comme on pourait l'objecter, à une dilution du colorant dans le plasma du fœtus, car, étant à l'état colloïdal, le colorant ne traverse pas le placenta,

Facteurs hématogènes.

La raréfaction de l'oxygène dans l'air inspiré provoque une augmentation de la masse sanguine. Il en est de méme dans l'inhalation de l'oxyde de carbone et dans l'asphyxie partielle. La rate se contracte et envoie dans la circulation générale une quantité appréciable de sang, et ce pang est plus riche en élément figurés que le sang circulant.

Facteurs pharmacologiques.

Nombreuses sont les substances provoquant l'’augmentation du volume sanguin.

Parmi les plus usuelles, il faut citer la caféine, le camphre, le chlorure dé baryum, le carbonate de sodium et surtout la strychnine.

L'injection d'une solution à 5 % de carbonate de sodiu:n provoque, en queques minutes, un accroissement de la masse sanguine et du débit systolique, et une augmentation de fréquence des mouvements respiratoires. L'effet se fait plus fortement sentir encore, si l'injection est faite intra-carotidienne.

Facteurs humoraux.

Avec l’adrénaline, on observe des variations différentes suivant le temps écoulé depuis l'injection.

Dans les minutes qui suivent l'injection intra-musculaire d'un milligramme d'adrénaline, on trouve des variations, en plus ou en moins, de la masse sanguine totale, de la iasse plasmatique et de la masse globulaire, Dans 75 % des cas, la masse globulaire diminue.

Vingt minutes après l'injection, dans presque tous Îles cas les trois masses augmentent, qu'il s'agisse de sujets sympathicotoniques ou vagotoniques.

Nous sommes en présence de deux phénomènes inverses: l'adrénaline provoque la constriction des vaisseaux,

ce qui a pour effet de diminuer la masse sanguine circulante, mais elle fait contracter également la rate, d'où expulsion de sang dans la circulation,

En général, peu de temps après l'injection, la vaso-constriction domine : la masse sanguine diminuera: quinze à vingt minutes après, c'est la contraction splénique qui prend le dessus: nous aurons donc alors une augmentation du volume sanguin.

L'injection d'extrait post-hypophysaire donne des résultats qui se calquent sur ceux trouvés avec l'adrénaline. Toutefois, les variations sont ici plus irrégulières et moins marquées.

Après l'injection de deux milligrammes de thyroxine, il se produit une augmentation des trois masses, mais avec prédominance de la masse plasmatique.

Facteurs physiques.

Boisson. Le nourrisson qui a pris 150 à 200 cc. de liquide a une augmentation plasmatique d'environ 10 %.

L'absorption d'une forte quantité d'eau provoque une augmentation du plasma de 16 % chez le chien et de 25 % chez le lapin.

Chez le chien ayant souffert cinq jours de la soif, la masse plas:-atique est tombée à 55 % de sa valeur normale.

L’altitude est un facteur d'augmentation de la masse sanguine. En effet, à mesure qu'on s'élève, il y a diminution de la pression barométrique et partant, de l'oxygène.

Dans le cas rapporté par Smith et Belt, après plusieurs semaines à haute altitude, le plasma était resté à sa valeur normale alors que la masse totale des globules rouges avait augmenté de 19 %.

Quant au nombre des hématies il s'était accru de 24 %.

l'y avait donc une augmentation vraie des globules

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rouges, mais les globules néoformés étaient plus petits que les anciens (microcytose).

Exercice. L'exercice provoque dans de notables proportions l'augmentation du volume sanguin et du débit systolique. Ces augmentations sont en général, parallèles à celle de la consommation d'oxygène mais variables suivant le type d'exercice. Elles sont plus grandes dans le travail des bras que dans celui des membres inférieurs.

Position, Ainsi que l'a démontré Lindhard, le débit cardiaque et la masse sanguine sont plus élevés dans la position couchée que dans la station debout; dans la position assise, ils prennent une valeur intermédiaire.

Voici les chiffres trouvés par Liljestrand:

Position debout: débit cardiaque par minute: 3 Lit. 600.

Position assise: débit cardiaque par minute: 4 lit. 100.

Position couchée: débit cardiaque par minute: 4 lit. 900.

Les variations de la masse sanguine se calquent sur celles du débit cardiaque (Eppinger).

En général, l'augmentation est de l'ordre de 40 à 50%; on note rarement moins de 20 %.

Il ressort de là que le repos dans la position couchée est le plus profitable et qu'il faut éviter le plus possible le travail dans la position debout et dans l'immobilité.

Température: En 1921, Barcroft, remarqua sur lui-méue que le volume sanguin et le taux d'hémoglobine augmentaient dans le même sens que la température extérieure.

Reprenant cette expérience sur une grande échelle, il aboutit au même résultat. En moyenne, la masse sanguine

était de 4,4 litres à 15° et passait à 5,8 litres et même 6,9 litres à la température de 28°. (1).

(1) Des résultats analogues ont été enregistrés dans la fièvre, où Saignée à blanc Sc

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