ACTE QUATRIÈME
demande de parler, vous aussi, en toute franchise. Il faut tout nous dire ; c'est le seul moyen de nous tirer de là.
JULIETTE
De quoi s'agit-il, madame?
M \ DAME MARÈZE.
Vous vous en doutez bien ?
JULIETTE
Pas du tout, madame.
MADAME MARÈZE.
Cela me surprend un peu, mademoiselle. Mais il vaut mieux, en tout cas, que je vous expose les faits... Depuis un mois environ, mon fils Jacques nous donnait de l'inquiétude. Il rentrait tard à la maison; il était distrait... absorbé... Hier, enfin, il nous a dit, à son père et à moi... qu'il vous aimait... et qu'il voulait vous épouser.
JULIETTE
Ah?
MAI» AMI- MA liKZK.
Je ne prétends nullement, mademoiselle, que vous en soyez indigne... Mais, n'est-ce pas? notre point de vue ne peut pas être le même que le vôtre dans cette affaire... L'âge de Jacques serait déjà une objection suffisante... Enfin, nous avons dû lui faire comprendre, son père et moi, que nous ne pouvions consentir à ce mariage, et je dois ajouter que monsieur Marèze a mis dans son refus une énergie particulière.
Ah?
JULIETTE
MADAME MARÈ2E.
Des paroles pénibles ont été échangées entre le père et le fils. Jacques est ou se croit désespéré. Marèze souffre vraiment. Tout cela est très douloureux. Et... permettez-moi de vous le dire, mademoiselle... tout cela est votre œuvre...
JULIETTE
Ah?