‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 112 sur 118 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

JULIETTE

Je ne peux pas, madame.

MADAME MARÈZE.

Alors dites- moi pourquoi... Vous le devez, mademoiselle... J'ai le droit de le savoir... Est-ce que... Enfin, ne seriez-vous pas libre?

JULIETTE, dans un cri.

Moi, madame!

Alors, dites !

JULIETTE

Eh bien, madame... Oh! ne m'accusez pas de prétention... Je ne peux pas... parce que je crois que ça ferait trop de chagrin à monsieur Marèze... (loi n prenez-moi bien, madame... Il peut paraître singulier que je vous dise cela, à vous... Mais vous savez que mes sentiments pour monsieur Marèze sont ceux d'une fille dévouée... et que lui... oh! il ut- m'ajamais parlé que connue un maitre bienveillant, je n'ose dire comme un père... Mais je sens

qu'il lui serait insupportable que j'aime une autre personne autant que lui. Vous savez aussi que je lui dois tout, et non seulement la vie matérielle, et non seulement le peu que j'ai appris de mon art, mais encore, indirectement... d'être restée telle que vous puissiez me donner votre estime... Alors... après ce qu'il a dit tout à l'heure... je ne peux pas, madame... Je vous assure que je ne peux pas...

MADAME MARÈZE.

Mais votre départ lui fera autant de peine que lui en ferait ce mariage...

JULIETTE

Je ne crois pas, madame...

MADAME MARÈZE.

Et... s'il vous disait lui-même qu'il consent? Voulez-vous, mademoiselle, attendre un petit moment dans ma chambre, («lie conduit Juliette à la

porte deuxième plan à gauche. Redescendant.) Pauvre petite ! . . .

Tiens, voilà que je dis comme lui.

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