ACTE QUATRIÈME
M a i> \ m i: M a i; ÈZE.
Si cette affection est ce que tu dis, pourquoi ne veux-tu pas qu'elle épouse Jacques?
MARÈZE.
D'abord, c'est toi, toi seule qui veux maintenant qu'elle l'épouse... sans doute pour être tranquille sur moi.
MADAME MAKÈZK.
Cela prouverait que j'ai, en effet, besoin d'être tranquillisée, et, par conséquent, cela te condamnerait... Mais tu ne réponds pas à ma question... Enfin... je suppose — ce qui aurait pu arriver après tout — que Juliette trouve à se marier avec un autre que Jacques... Il faudrait pourtant bien que tu en prennes ton parti.
MARÈZE.
Non. D'ailleurs, elle ne le ferait pas.
MADAME MARÈZE.
Elle n'oserait pas, tu veux dire?... Bref, tu préus qu'elle ne se marie jamais?
Eh bien, oui, là!...
MADAME MARÊZE.
Prends garde. C'est mal, ce que tu dis là, Marèze. Tu es pourtant un brave homme, et tu ne t'aperçois pas que c'est par toi que nous souffrons, que c'est toi la cause de tout, quoi que tu dises, et que mes inquiétudes, qui te paraissaient stupides et qui t'exaspéraient, n'étaient que trop clairvoyantes... Et si tu es ainsi méchant sans le vouloir, c'est que tu as l'esprit malade... Oui, oui, tu as beau dire, un sentiment qui fait qu'un homme de cinquante-cinq ans ne peut pas supporter l'idée qu'une fille de vingt ans, sans être à lui, soit à un autre que lui... ce sentiment-là n'est pas d'une âme bien portante.
MARÈZE.
Il y a des choses que tu ne peux pas comprendre, ma pauvre femme.
MADAME MARÈZE.
Je te demande pardon, mon ami. Cela n'est pas si mystérieux... Ose me soutenir qu'il ne t'es