ACTE TROISIÈME
.M A It E z i:
Des petites de l'académie .luslinien. Elles m'ont demandé la permission de venir voir ma grande machine avant qu'elle soil enlevée... Ça ne t'ennuie pas?
mai» ami: mahezk
Pas du tout, j'ai l'habitude... 11 y aura mademoiselle Juliette ?
MARÈZE.
Nous y voilà donc !... Juliette? ah ! bien, oui ! Elle ne vient plus ici, mademoiselle Juliette.
MADAME MARÈZE.
Comme tu dis ça?
Je dis ça... comme quelqu'un que ça chagrine, c'est évident.
MADAME MARÈZE.
Mon pauvre Marèze !
tu ris, bonne bête. Il n'y a pas de quoi... Je sais bien que ce n'est pas à toi que je devrais le dire... ou, plutôt, je peux bien te le dire, à présent que tu es contente et que tu n'as plus rien à me reprocher... C'est extraordinaire! Elle qui n'était jamais une semaine sans venir, elle n'a pas paru ici depuis... tiens, depuis le jour où- Garnoteau a déjeuné chez nous et où tu m'as fait cette scène...
MADAME MARÈZE.
Eh bien, c'est très bien comme ça. Elle a compris et je lui en sais gré.
MARÈZE.
Elle a compris... Elle a compris... Qu'est-ce qu'elle a compris?... C'est moi qui ne comprends pas. Je comprendrais si j'avais refusé de la recevoir... ou si je lui avais dit que je n'y serais pas... Mais rien de tout ça. C'est d'elle-même qu'elle a cessé de venir... Pourquoi, enfin? Pourquoi? Qu'est-ce qu'on a pu lui dire? et qui?...