‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 68 sur 118 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Je n'en sais rien, mon ami. Mais tu la vois à ton cours. C'est quelque chose. Il faut se faire une raison.

Et si je te disais que, môme là-bas. au cours, il me semble qu'elle n'est plus tout à fait la même! Oh! ce n'est qu'une nuance... Elle est toujours très gentille... Mais elle s'attarde moins à causer avec moi après les leçons ; elle n'a plus tout à fait la même confiance, le même abandon... Et, qu'est-ce que tu veux? c;a nie manque.

Tu me fais là de drôles de confidences, mon

ami.

Elles ne peuvent que t'ètre agréables. Et puis, à qui les ferais-je ?

MADAME MARÈZE.

Tu ne prétends pourtant pas que je te la ramène ?

MARÈZE.

Je ne prétends rien du tout. J'avais un petit plaisir dans ma vie, bien innocent. Je ne l'ai plus: ça m'attriste. Mais tu es contente, c'est bien. J'en chercherai d'autres.

MADAME MARÈZK.

Tu as raison. Ne te gène pas.

MARÈZE.

Dame! la maison n'est pas si amusante!... Au trefois, Jacques ne manquait presque jamais le dîner. A présent, sous prétexte d'un travail à achever ou d'une réunion de camarades... pour un oui, pour un non... c'est un petit bleu qui nous avertit de ne pas compter sur lui... On ne le voit plus, ce gredin-là... Qu'est-ce qu'il fait ?

MADAME MARÈZE.

Je ne sais pas, mon ami.

MARÈZE.

C'est comme mon élection... Il parait que c'est demain ?

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