ACTE TROISIEME
MAREZE
Tu ne trouves pas ça singulier?
Ils se sont peut-être rencontrés là par hasard.
MAIIÈZE.
Dans ce cas, ils n'auraient pas visité le musée ensemble... Et puis, j'ai surpris des sourires, des chuchotements des petites... Enfin, il y a quelque chose.
Quoi? ils sont du même métier... Rien d'étonnaiil à ce qu'ils se voient en camarades.
En camarades? La vérité, c'est que, il y a un mois, ils ne se connaissaient pas et s'étaient à peine vus... Naturellement, jamais Jacques n'entrait dans l'atelier des petites... Gomment ont-ils fait connaissance?... Comment se sont-ils liés? C'est ce que je ne devine pas.
1'.!i LA MASSIKUK.
MADAME MARÈZE.
Moi non plus, mon ami.
ma i; ]>/!•;.
Une chose à noter, c'est que, dans le temps même où il devait commencer à la rencontrer, à se lier avec elle, il se faisait plus rare à la maison ; nous le trouvions préoccupé... absent... Qu'est-ce que tout cela signifie ? Mais le plus grave, c'est encore que Jacques se soit caché de moi... S'il ne s'agissait que de camaraderie, il m'en aurait parlé. Pourquoi n'a-t-il rien dit?
MADAME MARÈZE.
Je ne sais pas, mon ami.
MARÈZE.
Tu prends ça avec un calme !... C'est révoltant, ma parole !... Es-tu mère, oui ou non?
MADAME MARÈZE.
Mon Dieu ! mon ami, je connais Jacques. Il est timide avec les femmes et n'aime au fond que son