‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 76 sur 118 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

art. Je serais bien étonnée qu'il lui eût jamais parlé d'autre chose que de peinture.

M A II È Z E

Dans ce cas, il ne se serait pas caché de moi.

MA dam i: M \ HÈZE.

Peut-être». Enfin, à tout mettre au pis, ce n'est pas bien sérieux... Une petite aventure de cœur... C'est de son âge.

Une petite aventure?... Ce que tu dis là est absurde, ma pauvre amie... Tu parles comme s'il s'agissait d'une rencontre avec un petit modèle, ou avec quelque farceuse... Mais Juliette n'est pas une fille avec qui l'on a une petite aventure, entends-tu ?

MADAME MA HÈZE.

Alors, tu dois être rassuré.

MARÈZE.

Rassi i ré., . m -si i ré. . . Pourvu que ce grand nigaud ii'' s'y soit pas mépris!... Vois-tu, si je savais qu'il

ait eu de mauvaises intentions sur cette charmante fille, qu'il lui ait jamais manqué de respect...

MADAME MARÈZE.

Mais, mon ami, il faut croire qu'il ne lui a jamais manqué de respect... ou, qu'elle le lui a pardonné... puisqu'ils visitent tranquillement les musées ensemble.

MARÈZE.

C'est vrai... Au reste, je te prie de croire qu'elle l'aurait vivement remis à sa place.

Alors, rien à craindre.

MARÈZE.

Rien à craindre... pour elle, évidemment. Mais lui? Est-ce qu'on sait? Il est sauvage, mais il a de l'imagination, il s'emballe facilement... Depuis quelque temps, il a une mine de déterré, et il n'est jamais à ce qu'on lui dit... Au fait, pourquoi n'est-il pas encore ici? Quelle heure est-il?

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