‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 80 sur 118 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

JACQUES

Plus lard, je vous dis; pas maintenant.

Un silence.

MADAME MARÈZE.

Tu manges trop vite, mon chéri, tu vas t'étouffer.

JACQUES

Je mange parce que j'ai faim; et j'ai faim parce que j'ai la conscience tranquille... (un silence.) A propos, papa, ton élection.

Eh bien?

MA KEZE.

JACQUES

J'ai des renseignements. Ça marche on ne peut mieux. D'abord tu as pour toi les peintres.

MAHÈZE.

On me disait le contraire tout à l'heure.

JACQUES

'arce qu'ils ne veulent pas qu'on le sache. Mais lu les as, — à l'exception, bien entendu, de ton

ami Garnoteau, qui mène contre toi une campagne sournoise et enragée. Mais justement, il en fait trop; il a fini par écœurer ses confrères euxmêmes... Et sais-tu ce qu'a dit le secrétaire perpéluel?

M A II È z i: .

Qu'est-ce qu'il a dit, cet imbécile?

JACQUES

11 a dit : « Chut! »...

MARÈZE.

C'est déjà très aimable.

JACQUES

Et il a ajouté : « Ne serait-ce que pour embêter Puymartin, l'élection de Marèze s'impose... »

M A II è z e .

11 a dit ça, ce... cet animal?

MADAME MARÈZE.

Ah! tu ne dis plus « cet imbécile »?

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