ACTE TROISIEME
alors, maman, comment t'es-tu mariée! Je t'ai souvent enten< de sentiment.
souvent entendue te vanter d'avoir fait un mariage
MAI) AMI- M Ali ÈZE.
Moi, j'étais une honnête fille, je m'en flatte.
JACQUES
Juliette est une honnête fille, maman !
MADAME MAREZE.
Je n'en sais rien. Je veux le croire.
JACQUES
Il faut que tu le croies.
MADAME MARÈZE.
Mais, en tout cas, elle n'est pas de ton monde !
JACQUES
Quel monde, maman?
MADAME MARÈZE.
Elle jouit d'une liberté qui est admise dans son milieu — et dont je ne te dirai pas qu'elle abuse, car je n'en sais rien... — Mais tout cela n'est pas fait pour inspirer grande confiance; et enfin la façon dont elle s'est emparée de toi, mon pauvre enfant, et ce que cela suppose de manège, me ferait assez croire que j'avais raison quand je disais à ion père qu'elle n'était qu'une intrigante.
Prends garde, maman; tu as tort de me blesser, comme tu fais, à chaque instant. Tu as dit : « cette demoiselle » ; tu as dit d'un ton de mépris : « une fille comme elle » et voilà maintenant que tu l'appelles «une intrigante ». Eh bien! tout cela est injuste, profondément injuste. Demande plutôt à papa .
Oh! ton père...
Il n'y a pas déjeune fille plus irréprochable que