‹ La massière; comédie en quatre actesChapitre 85 sur 118 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

mademoiselle Dupuy... Je le sais bien, moi... parce que, au commencement, j'ignorais moimême ce que je voulais d'elle et je me figurais vaguement que peut-être... Mais, en la connaissant mieux, et sans qu'un seul mot ait été dit, je nai pas persisté dans cette mauvaise pensée. Elle n'a même pas en avec moi le plus petit commencement de coquetterie... Je t'affirme qu'elle est digne de toute estime et de tout respect... Je te. l'affirme, maman... Entends-tu?...

MADAME MARÈZE.

Mais oui, mais oui, j'entends. Ne te congestionne pas.

JACQUES

Ta première raison ne vaut donc rien. J'attends les autres.

MADAME MARÈZE.

Au moins, toi, tu raisonnes ta folie... Ma parole... tu m'obliges à discuter, comme si c'était sérieux.

IliG

JACQUES

C'est très sérieux, maman. Voyons, quelle objection as-tu encore à foire?

.MADAME MAItÈZE.

Mais, mon ami, il y en a tant, des objections, qu'on s'y perd et que je ne sais par où commencer... Mais, elle n'a pas le sou, mais elle a même des charges, mais on ne sait pas d'où elle sort, mais tu es trop jeune, mais tu n'as pas de position, mais tu perdrais ton avenir, mais...

Arrête un peu, maman, pour que je puisse m'y reconnaître. Tu dis : « Elle n'a pas le sou ». C'est vrai ; mais elle gagne déjà sa vie et celle des siens ; elle a du courage, de la volonté et déjà beaucoup de talent. Demande plutôt à papa.

MADAME MAI5ÈZE.

Oh ! ton père...

JACQUES

Moi, j'ai trois mille francs de rente de bonne

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