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au dispensaire avec son mari afin que le « iraitement familial » soit assuré. À chaque nouvelle consultation, à la Maternité Cantonale, la femme est interrogée sur la façon dont elle suit le traitement, et encouragée s’il y a lieu. D’une façon générale, les femmes acceptent bien de se rendre à ce dispensaire, qui n’est en somme que l’un des services d’une Maternité. M. le Professeur Couvelaire a insisté sur ce fait (1), « qui pour être d'ordre sentimental, n’en est pas moins important, c’est la répugnance de la plupart des mères qui fréquentent nos Maternités, d’aller se faire soigner dans les services et hôpitaux spécialisés ».
Pour la tuberculose, la Maternité Cantonale a fonctionné en liaison avec le dispensaire de l'Office Public d'Hygiène sociale de la circonscription correspondante à son rayon d’action, c’est-à-dire le dispensaire du 12° arrondissement, place Lachambaudie, à Paris. Quelques femmes cependant ont été envoyées directement au dispensaire Léon Bourgeois.
Quatre cas peuvent se présenter : |
— La femme présente des signes de tuberculose (signes de suspicion ou de certitude) reconnus à la Maternité Cantonale au cours de l'examen.
— La femme interrogée dans ce sens signale une tuberculose du mari.
— La femme est signalée par le dispensaire comme étant malade, contagieuse.
—— La femme est signalée par le dispensaire comme ayant son mari, ou d’autres enfants, malades conta-
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Dans les deux premiers cas, il est conseillé à la femme de se rendre au dispensaire avec son mari afin qu’une enquête clinique, une enquête de laboratoire, une enquête sociale soient faites aussi complètes qu’il est Jugé utile. Le dispensaire envoie par la suite les renseignements qui peuvent intéresser la Maternité. Ces renseignements sont notés et utilisés au moment de l’accouchement ainsi que nous le verrons.
Dans les deux autres cas, les renseignements sont notés et utilisés comme précédemment.
La bienveillance et la bonne volonté de tout le personnel du dispensaire a grandement facilité la tâche et, ainsi que nous le verrons en examinant les observations, de bons résultats ont pu être obtenus malgré la difficulté souvent très grande.
Fiche d'observation. — Tous les renseignements recueillis au cours des différentes consultations, en envisageant les différentes indications que nous avons indiquées, sont notés sur une fiche individuelle qui est établie pour chaque femme.
En principe, à la première consultation donnée à une femme, les renseignements concernant, d’une part les antécédents héréditaires, personnels, pathologiques et obstétricaux, d’autre part les résultats de examen clinique général sont notés par l’interne.
Pour chaque consultation de la femme, les renseignements concernant spécialement la gestation en cours sont inscrits sur un registre auquel renvoie un numéro qui est porté sur la fiche.
Les résultats d’enquêtes faites auprès des dispensaires ou autres services sont également notés sur la fiche, ainsi que tous les renseignements particuliers à chaque femme.
Tous les renseignements intéressants sont donc résumés sur la fiche, ils sont retrouvés à chaque consultation et au moment où la femme entre à la salle de travail.
Sur la même fiche sera aussi porté le numéro de l'observation de la femme lorsqu'elle sera accouchée.
Les Accouchements
Assistance obstétricale. — Nous avons vu, qu’en principe, ne se font à la Maternité Cantonale, que les accouchements normaux ou les accouchements ne nécessitant que des interventions simples. En cas de dystocie grave, les femmes sont envoyées à Paris.
Assistance sociale. — Les recommandations faites au cours de la gestation sont rappelées après l’accouchement. Il est attaché une grande importance au mode d’allaitement qui est réservé à l’enfant à sa sortie. Il est conseillé aux filles-mères de rester à la Maison Maternelle où elles pourront continuer à allaiter leur enfant dans de bonnes conditions. En cas de refus, des conseils appropriés leur sont donnés. A toutes les mères qui sortent il est conseillé de faire surveiller leur enfant à la consultation des nourrissons. Les femmes qui paraïssent avoir besoin d’être