‹ La Maternité et Ses Effets Juridiques dans le Code Civil de 1804 et le Code PénalChapitre 77 sur 100 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

291: Généralités. — J'ai suffisamment manifesté ma tendance en faveur du lien maternel et de la part due à son caractère d'excellence, pour que je puisse ici, en résumant ce qu'il faut penser de la maternité en général, être très bref.

On sait que je demande pour elle une plus large place, mais s’il fallait aller jusqu'aux dernières conséquences de cette idée, cela supposerait un tel bouleversement de l’état social actuel que j'ose à peine formuler quelque hypothèse, et dire que je la crois ou non réalisable à une échéance plus ou moins reculée. L'immensité du problème m'effraie, et je préfère avouer en toute humilité que je ne me crois pas qualifié pour indiquer sa solution complète. Voyons seulement sous queis aspects ce rôle plus large pourrait être attribué à la maternité.

292. Contrôle ou autorité. — La pureté de l'amour maternel et le dévouement naturel de la mère faisant de celle-ci la protectrice normale et la plus sûre de ses enfants, elle devrait posséder, dans la famille légitime même, un pouvoir de contrôle très étendu sur. les actes du père, si même on n’en venait pas, comme dans certaines civilisations anciennes et comme récemment dans certaines régions de France, à lui accorder la préférence comme chef de famille, qui bénéficie ainsi de toute la valeur de sa stabilité (1).

L'autorité supérieure à celle du père pourrait en tous cas,

(4) V. N°10, 94, 102 et suiv., 109, 115, 116, 118.

avec avantage, lui être accordée hors la famille légale, car c’est elle qui aura le plus de chance de ne pas abandonner l'enfant et que sa nature disposera à s'occuper de lui avec le plus d’assiduité, et de persévérance (1),

C'est un point déjà acquis dans les développements antérieurs.

293. Le nom. — Une question très délicate est celle du nom et de sa transmission. Je ne veux même pas ici rechercher sa nature. L'usage a voulu que les enfants prissent dans la famille légale le nom du père seul : il n'y a pas beaucoup de raison pour cela; il n'y en a plus du tout hors de la famiile légale.

Mais alors, comment faire?

Faut-il que les enfants prennent le nom de leurs deux parents? Ce serait assurément le meilleur moyen de connaître toujours, rien qu’à l’aspect de leur carte de visite, leur double origine, aussi respectable et aussi intéressante l’une que l'autre : mais cela deviendrait bien compliqué, au bout de très peu de générations, et le petit carton réglementaire devrait être remplacé bientôt par une affiche doublecolombier.

Dans la complexité des rapports actuels et l'instabilité des unions, peut-être trouverait-on quelque avantage à s’attacher au nom de la mère seule, toujours pour la même raison : Quia semper certa est » (2).

On pourrait concevoir cet usage sans même adopter la parenté par les femmes, dont nous dirons un mot tout à l'heure.

Mais que ferait le mari? Prendrait-il le nom de sa femme? j'hésite, dans l’état actuel des mœurs, à émettre seulement cette supposition; d’ailleurs, malgré la supériorité, à certains points de vue, de la maternité, ce ne serait pas plus juste : les deux ascendances ont une valeur presque identique, par

(4) V. Nos 202 et suiv.

(2) « Parce qu’elle est toujours certaine »,

suite d'innombrables effets, et l’on n’a jamais eu la pensée de couper en deux l’arbre généalogique.

Mon embarras est donc cruel...

Que faire? Il ÿ aurait peut-être un ou deux moyens. Voici le premier : Les filles prendraient le nom de leur mère, et les fils celui du père. On pourrait ainsi suivre toujours avec facilité la parenté, par les mâles d’une part, par les... femmes d'autre part.

Voici le second : Les enfants porteraient jusqu'au mariage le nom de leurs deux parents. En se mariant, les filles prendraient le nom de leur mère, les garçons celui de leur père, et les deux époux porteraient, l’un comme l’autre, le double nom résultant de ce triage.

Cette combinaison pourrait se poursuivre indéfiniment, de génération en génération, et personne n'aurait jamais à en ressentir n1 jalousie ni vanité.

Je ne m’attache à aucune de ces solutions. Peut-être y en a-t-il une beaucoup plus simple et meilleure qui m’échappe. Ce serait simplement la preuve que j'ai l'esprit fort peu inventif, et je serais très reconnaissant à qui me la signalerait, suppléant ainsi à l'imperfection de mes facultés...

En tous cas, je voudrais que l'enfant, dont les parents ne sont pas mariés, ne portât pas, dans son nom même, pas plus que dans les extraits de son acte de naissance et par suite dans la plupart des événements intéressants de sa vie, la preuve de cette situation irrégulière; je voudrais, il est vrai, que cette irrégularité ne pût jamais être considérée comme une tare, ce qui est absolument injuste.

294. Hypothèse de la parenté par les femmes. — « Souvent femme varie », affirme-t-on avec énergie et à plusieurs reprises dans le ÆRigoletto. Faute de connaître sans doute la musique de Verdi, et le livret de Piave, les populations anciennes ont prouvé leur opinion diamétralement opposée, en faisant reposer sur la femme la famille et la parenté Et les civilisations, qui observèrent ce système du matriarcat,

ne paraissent pas avoir élé sans prospérité, sans grandeur et sans beauté. Longtemps ignoré, il fut révélé en 1861, par le savant Bachofen, qui consacra au Droit de la mère dans l'antiquité un ouvrage de 440 pages in-4, sur deux colonnes serrées, entremêlé d'allemand, de grec et de latin, le plus naturellement du monde, et comme si ces trois langues n’en faisaient qu'une.

Cet ouvrage, qui fait la joie des féministes, est d’une lecture si pénible que personne n’a encore eu le courage de le traduire.. et je le comprends ; mais il n’en contient pas moins de précieux enseignements, notamment dans la préface, très intelligemment traduite par Mme Oddo Defflou, si je ne me trompe, et publié par les soins du Groupe français d'études féministes.

I faut lire cette traduction, et l’avant-propos qui la précède, pour comprendre toute la beauté du matriarcat. Mais on reste confondu devant les révélations qui s’en dégagent. Je ne veux pas citer les multiples pays étudiés et compris par le sens profond de Bachofen ; entre autres, la parenté par les femmes domine l’admirable civilisation égyptienne.

De longs développements seraient nécessaires pour exposer l'examen crilique, même sommaire, des avantages attribués au système qui donne aux mères une aussi large autorité, et ce sont des études politiques et sociales que m'interdit le cadre étroit de cet ouvrage.

Disons seulement que la famille pourrait y gagner en certitude et en stabilité, et arrêtons-nous, sous peine d’aller trop loin, car le sujet se rattache à l’éternelle question polymorphe de la prééminence d’un sexe ou de l’autre, de la droite ou de la gauche, du jour ou de la nuit, du pair ou de l’impair, dont nous trouvons l'expression dans les mystères d’Isis et d'Osiris, etle rappel dans la Flûte enchantée de Mozart. L'étude enest d’ailleurs passionnante, mais, pour la bien comprendre, il faut commencer par lire Bachofen, et méditer les conseils de celui-ci : « L'étude sincère et l'intelligence du monde gynécologique demande au préalable l'abandon complet des pré-

jugés sociaux en cours. Ce monde ne peut être jugé que par ses lois propres ». J'espère avoir jusqu'ici contribué à dégager le lecteur de quelques préjugés, mais il lui en reste très certainement encore assez pour que je n'ose lui recommander,

de prime abord, de se plonger dans l'examen profond du matriarcat.

295. Privilèges à la maternité. — Sans rétablir le matriarcat, ce qui se produira peut-être un jour, mais ne me paraît pas encore pratique, on peut faire pour la maternité plus qu’on n’a fait : on peut l’encourager par de multiples moyens philanthropiques et sociaux, par la bienfaisance ou par la prévoyance. La loi pourrait aussi la favoriser; elle devrait tout d'abord exempter d'impôts, dans une certaine mesure, les familles nombreuses, proportionnellement au nombre des enfants. Elle pourrait donner des primes à la maternité. Je ne vais pas jusqu’à dire que toute mère devrait être payée comme nourrrice de son enfant, car ce serait singulièrement rabaisser la maternité etne plus compter en rien sur le dévouement maternel; mais, tant que la condition sociale de la femme ne se sera pas améliorée, la vie lui est assez dure pour que l'État l’aide, un peu, quand elle contribue à la prospérité générale par la création d’êtres nouveaux.

Il n’y a pas au Ministère du Travail, heureusement, que le Service de la Statistique. Comme pour faire apparaître plus violemment, par comparaison, l'horreur de celui-ci, de très bonnes mesures sont prises d'autre part : un secours de 100 francs est accordé aux employées pour chaque naissance, et, au-dessus de 3 enfants par famille, une augmentation de 100 francs de traitement par an et par enfant est de droit. Ce système bienveillant est digne de tout éloge; il s'applique même pour les compteuses des terribles machines, et c'est certainement elles qui en ont le plus besoin.

Je serais désolé que pour encourager la maternité on fit de toute femme une fonctionnaire! Le mal du fonctionnarisme est bien assez grand sans cela; mais on pourrait certaine-

ment faire quelque chose pour la mère malheureuse, et l’ingéniosité de nos gouvernants, si fertile en expédients, ne peut être embarrassée de trouver les voies et moyens pour atteindre ce but.

Ils auront d’ailleurs des exemples tout trouvés, en s’inspirant des œuvres privées dont de hauts personnages officiels proclamaient, notamment en mai dernier (1), la collaboration cordiale comme indispensable aux services publics, et en commençant par ne pas laisser les politiciens décourager ces œuvres, par tous les procédés vexatoires qui sont de mise dans les petites mares stagnantes stigmatisées par M. Briand.

Je suis convaincu que le ministre-féministe, M. Viviani, précisément chargé de l’organisation du travail, pensera tôt ou tard à s'occuper spécialement de celui des mères, le premier qu'il faut empêcher de devenir mortel, si l’on veut conserver pour demain d’autres travailleurs.

296. Gœlibes et orbi. — Il y a bien aussi un autre moyen d'encourager au mariage et à la maternité : c’est de décourager du célibat. Certaines féministes, à l'esprit tourmenté, vont protester. Elles ne voient la liberté de la femme que dans son isolement, mais c'est une erreur profonde, et elles gâtent, par ces exagérations et ces faussures, la belle et saine cause de la femme, n’en déplaise à ces éminents représentants du troisième sexe. Ce n’est pas dans la stérilité voulue que la femme trouvera son plein épanouisement et pourra remplir son rôle dans toute sa grandeur et sa beauté. La splendeur véritable de la femme consiste à être mère : je ne veux pas blâmer la femme célibataire que les conditions de la vie actuelle forcent, bien souvent, à renoncer aux joies pures et légitimes de la vie de famille, mais il est certain que l'humanité disparaïîtrait vile, si elle était com-

(1) Au prestigieux Congrès de lyphlophilie, organisé par la Ligue pour la Prévention de la cécité et le bien des Aveugles. Noir le compte rendu édité chez Æ. Figuière, 7, rue Corneille, Rapport de M. Mirman.

posée uniquement de célibataires, et que si l’on veut la vie intense de l'humanité, d’une humanité dans laquelle la femme puisse s'émanciper complètement il faut détourner celle-ci du célibat improductif.

L'accroissement du nombre des célibataires est d’ailleurs le signe d’une civilisation en décadence, et je ne suis pas très flatté pour mon siècle d’être obligé de m'occuper d'eux.

À Rome, les lois Julia et Pappia Poppaea, qui frappaient de certaines déchéances les gens non mariés, et les gens mariés sans enfants, marquèrent le début de la désorganisation de lempire, qu'elles ne parvinrent pas d’ailleurs à enrayer. :

On pourrait supposer des lois analogues, priver de certains droits les célibataires et toutes les personnes sans enfants : je doute que cela soit très efficace, et la loi, malgré sa bonne volonté, si même elle ne survient pas vingt-cinq ans trop tard, comme c’est son habitude, ne peut suppléer les mœurs dans leur tâche. Si de semblables mesures étaient prises, en tous cas faudrait-il développer corrélativement l'institution de l’adoption, dont j'ai montré d’autre part les avantages. En effet, n’a pas d'enfant qui veut, et l'adoption, facilitée, permettrait à ceux, dont les facultés physiques servent mal la bonne volonté, de compenser cetie lacune, tout en faisant le bonheur d'enfants, qui trouveraient ainsi la famille dont ils sont privés pour une raison ou pour une autre.

297. Le vote des mères. — Une des grandes revendications actuelles du monde féminin est le suffrage, qui semble être le premier pas vers l’éligibilité. On s'accorde généralement à reconnaître que l'électorat et l’éligibilité sont deux choses absolument corrélatives, qui se commandent l’une l’autre, et, par suite, les féministes espèrent que, lorsqu'elles auront le bulletin de vote, on ne pourra plus leur refuser de poser leur candidature avec chance de succès.

Tout ceci ne me semble pas très fondé; non pas que je sois hostile au vote des femmes, bien au contraire; je suis con-

vaincu qu’elles sauraient, dans la dignité de leurs devoirs civiques, apporter tous les fruits de leurs facultés d'intuition, et former des choix excellents; elles seraient soustraites d’ailleurs aux multiples influences qui empêchent trop souvent l'homme de voter consciemment, et notamment à l’emprise avilissante du cabaret.

Mais, tout en considérant qu'aucune carrière ne doit être, en principe, refusée à la femme, je trouve que La place de celle-ci n’est pas dans la vie extérieure, dans la vie publique, avec ses luttes et ses heurts, surtout étant données les mœurs parlementaires actuelles, que le premier soin de la femme électeur devait être de modifier.

Pour accomplir sa belle mission maternelle, la femme est obligée de rester souvent chez elle, ct cela n’enlève rien à la grandeur de son rôle: elle y gagne au contraire en dignité; mais les conditions mêmes de sa santé spéciale, ses fatigues particulières, l'arrêt indispensable de l'accouchement et de ses suites, ne lui permettraient pas de suivre la vie publique avec une régularité suffisante. Aussi, de même que je suis hostile au cumul de plusieurs fonctions publiques, dont l'une au moins, sinon toutes, se trouve nécessairement négligée, de même, je considérerais comme fächeux le cumul de la fonction maternelle avec une fonction politique.

Mais rien n'empêche au contraire, aux longs intervalles prévus, la femme de se rendre jusqu’à la salle de vote et d'y porter son bulletin. Si en lui accordant ce bulletin, on reconnaît qu'il est injuste de lui refuser, alors qu’elle est tout aussi citoyenne que l’homme, des droits civiques accordés à celuici, 1l est difficile de ne pas aller jusqu’au bout et de ne pas établir une balanee parfaitement égale entre les deux sexes, au point de vue de la direction d’un pays dont ils forment chacun la moitié.

Comment concilier ces divers points de vues? Comment faire à chacun part égale ou tout au moins équivalente? Cette conciliation ne me paraît pas impossible; c'est du choc que jaullit la lumière et, sur cette question si délicate, voici la

Aer

formule qu’une conversation avec des ennemis du rôle politique des femmes m'amena à formuler.

La femme, par respect même pour sa maternité, ne peut affronter la vie publique. Elle ne saurait s'y consacrer avec une continuité suffisante, et elle manquerait à ses devoirs essentiels.

Mais elle a, autant que l’homme, de l'intelligence, plus que lui souvent la finesse, le sens politique, la prévoyance. Tout au moins ces qualités sont-elles assurées chez les mères et celles-ci, par l'amour maternel, sont très intéressées à la bonne marche des affaires publiques. Leur maternité est en outre une garantie d'expérience et de sérieux. Il est juste qu’elles aient leur part dans la direction de l’État. Eh bien, puisque le rôle actif extérieur n’est pas leur fait, donnons leur le pouvoir de choisir les hommes dignes du rôle actif.

Que les femmes-mères élisent, et que les hommes-pères seuls soient éligibles. Ainsi, dans la théorie de l'équivalence et non de l'identité des sexes, chacun aura sa part, conforme à ses aptitudes. Là encore, ce ne sera que juste... et le rôle du bistro diminuera.

Je ne vois pas là une question tant de droit politique à donner à la femme, que d'utilité générale, de sagesse et d'équité.

Les Françaises peuvent très bien, comme on l'a dit, se moquer de leurs droits politiques, rnais tenir à ce que leurs enfants soient bien élevés, leurs croyances respectées, leur rôle maternel honoré, et être très heureuses de posséder un moyen d’influer sur la solution des grandes questions familiales et sociales, sans pour cela être obligées de manquer elles-mêmes à leur sublime mission.

298. Impuissance relative de la loi. — Rôle des mœurs. — Nous avons ainsi vu ce que peut faire la loi, et malgré la longueur, dont je m'excuse, de ces explications, c’est encore bien peu de chose dans cette matière extrêmement subtile.

A chaque instant, la loi se heurte à des obstacles qu'elle ne peut franchir, ct doit confesser son impuissance; notamment, si elle peut régler les rapports de la famille avec l'extérieur, elle est à peu près incapable de pénétrer dans son sein, et d'influer efficacement sur les rapports de ses divers membres.

Ce n’est donc pas de la loi que j'attends les grandes améliorations nécessaires, mais d’une rénovation de la morale, d’un retour à un sentiment plus juste du devoir, d’une puissance supérieure de la conscience humaine, mieux éclairée et mieux formée dans la voie souvent pénible du bien, au lieu d’être sollicitée par de multiples influences vers la voie facile du mal.

C’est donc une réforme morale plus qu'une réforme légale qu'il nous faut, et ce ne peut être l’œuvre d’un jour : il faut la préparer de longue main, en commençant par la base, c’est-à-dire par l'enfant, en assurant à celui-ci une éducation qui ne développe pas par-dessus tout son égoïsme, el, pour employer un mot bien moderne, qui peint bien notre mentalité actuelle, son arrivisme, sans le soutenir par aucun des grands principes de famille, de patrie, de religion, qui se tiennent si étroitement, et ne peuvent guère exister les uns sans les autres. « À notre avis, écrivait déjà Georges Holleaux en 1879, si la condition civile des femmes réclame quelque amélioration, il ne faut pas les poursuivre dans le domaine législatif, mais bien les demander aux mœurs ».

Si cette demande a été formulée, les mœurs ont fait la sourde oreille; puissent-elles mieux répondre à l'ippel que leur adressent tous ceux qui rêvent une vie meilleure; puissions-nous mériter un jour la belle formule consacrée, dans le style concis de Tacite, à nos ancêtres, les Germains :

«Germani illi, apud quos boni mores plus valent quam alibi bonae leges! »

«Ges Germains! chez lesquels les bonnes mœurs on! plus de force, qu'ailleurs les bonnes lois! »

Nous n’en sommes, hélas, pas là; mais quoi qu’on fasse, on devra se souvenir toujours que la base de la société est l'enfant et par suite La mère, et méditer sans relâche le beau proverbe de l’Angleterre, le pays des tribunaux d’ « Equity » et... des suffrageltes :

« The handthat rocks the cradle rulest he world. »

« La main qui berce le berceau règle le monde. »

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