FER
Fer métallique, he-Mn, ou-kin, lie, Pen-tsao; tieh, F. P. S. , 556.
En barres; souvent impur; il passe auprès des Chinois pour posséder une action puissante en même temps que des effets délétères; aussi fait-il partie d'un certain nombre de préparations cordiales et alexipharmaques.
Les râpures de fer, tie-fen, tieh-fen, F. P. S., 557, chin-cha, en poudre grossière, passent pour agir dans les convulsions, le délire, etc.
La rouille, tie-siou ; iieh-siu , F. P. S., 558, s'emploie à l'exté-
rieur dans la spermatorrhée et pour hâter l'accouchement ; à l'intérieur, on en fait des applications dans certaines affections de la peau.
Acier, kang-tie, Pen-tsao; kang-tieh, F. P. S., 1099.
Il passe pour tonique , stomachique , antiscorbutique et antipyrétique. Il entre dans la composition de divers médicaments antidiarrhéiques.
On en connaît trois espèces : 1° un mélange de song-tie et de cho-lie, qui, soumis cent fois à Faction du feu, donne hang , sorte d'acier; 2° kang-tie, qui est le fer dit natif; 3° un mélange de kang-tie et de tche-che-yn , carbonate de chaux cristallisé.
Oxyde noir de fer, tie-lo; tieh-loh, F. P. S., 559.
Les battitures de fer passent pour antiphlogistiques , cordiales , et pour être utiles dans les affections du cœur et du foie.
Fer aimanté , si-che; cy-szi, Tatar. , 102 ; ts'ze-shih, F. P. S. , 681 ; ling-tzse-shih , Hanbury, 39.
Ce minerai, qu'on trouve dans le Chan-si, le Chan-tong, etc. , a été l'occasion de nombreuses légendes chez les Chinois, en raison de sa propriété d'attirer le fer; ils lui attribuent les propriétés les plus énergiques comme tonique et aphrodisiaque.
Le yen-sang , F. P. S., 680 , est une poudre grossière, noire, arénacée, très-attirable à l'aimant, indiquée par M. D. Hanbury (38) , qui la rapporte à l'oxyde magnétique de fer.
Fer pyriteux, tsee-jen-tong , Pen-tsao; he-chang-che ; chetchong-houang-tsee ; shay-han-shih , Hanbury, 44; hinsing-shih, tieh-fan, F. P. S. , 572.
En cristaux cubiques, dans les eaux des torrents du Yun-nan, du Chen-si , du Kiang-si ; souvent altéré à sa surface , qui est de couleur brune, tandis que la cassure est jaune brillant.
La pyrite est considérée comme un corroborant puissant qui active la consolidation des fractures. Pour remployer, on la fait rougir à plusieurs reprises à un feu clair ; on laisse refroidir ; on pulvérise et on donne la poudre dans du vin. Trois heures après, disent les médecins chinois , le malade ressent des craquements dans les os, et douze heures plus tard la consolidation commence; il est vrai que le membre est assujetti, et que le malade ne doit pas bouger pendant cent jours. (Amiot.)
On en fait des bracelets antinévralgiques et préventifs de la lèpre. Calciné, traité par le vinaigre et pulvérisé, le fer pyriteux entre dans la composition de plusieurs médicaments. Il sert beaucoup à préparer le sulfate de fer du commerce.
Ce minerai a été rapporté par F. P. Smith, tsze-jen-tung, 562, au peroxyde de fer naturel , mais sans doute par erreur , car la description est celle d'une pyrite.
Fer hématite, tay-tchou-tche ; day-czzu-czi , Tatar. , 154; tsee-che, Pen-tsao; tieh-chu, fan-hung , tai-che-shih , F. P. S., 148, 563; tae-choo-shih j Hanbury, 41.
Le plus souvent concrétionné , rouge foncé , ou en morceaux aplatis , et plus ou moins mélangé d'argile , ce minerai n'est pas rare en Chine. Celui du Chan ne peut être récolté sans une autorisation des mandarins supérieurs : il est rouge.
Il est employé comme tonique, reconstituant du sang, styptique, antichoréique et antileucorrhéique , et joue un grand rôle dans la thérapeutique chinoise. On lui attribue une action puissante contre Thypochondrie , qui passe pour être causée par les esprits infernaux. On le préconise aussi dans les accouchements, pour activer la chute du placenta et prévenir les hémorrhagies consécutives.
La préparation du colcothar par la calcination du sulfate de fer est indiquée par le Pen-tsao , qui annonce que la couleur du produit sera d'autant plus belle que l'opération aura été faite à une température plus élevée.
Hématite brune, you-you-liang ; y u-yu-liang, F. P. S., 501.
Ce minerai, qu'on trouve dans le Chan-si et le Chan-tong, est employé , après calcination et après avoir été soumis à l'action du vinaigre, comme tonique, astringent, anlifébrile; il passe aussi pour agir sur l'utérus.
Sous le nom de y u-yu-liang, Pen-tsao, yu-leang-che, nous avons reçu du fer hydroxydé de la variété dite œtite, qui vient du littoral du Tche-kiang; ce minerai, du volume d'un œuf de canard environ, renferme dans sa cavité plusieurs petits grains; il est employé comme fortifiant dans les cas de diarrhée et de dyssenterie.
Fer hydroxydé, limonite; ou-ming-y, Pen-tsao; woo-ming-e, Hanbury, 43 ; vou-ming-y.
C'est un minerai tout à fait analogue au minerai en grains du Berry.
Celui qui provient de la décomposition des pyrites est nommé che-han-che ou nieou-hoang. 11 est souvent pulvérulent et de couleur jaune sale. M. Hanbury indique sons le nom de tsze-jen-tung (40) un peroxyde de fer en cubes plus ou moins brisés , et qui paraît résulter de la calcination des pyrites.
Fer sulfaté, lu-fan, Pen-tsao; tsin-fan; dan-fan, Tatar., 151; che-tan, Pen-tsao; mao-fan, tsao-fan; he-tan; hei-tan; luh-fan, t'sing-fan, tan-fan, F. P. S., 571; tan-fan, Carey, 67; tan-fan, lu-fan, Hanbury, 45, 46.
En masses cristallines vertes , s'oxydant peu à l'air , ou en petits fragments, avec quelques parties colorées en jaune rougeâtre. Il est plus employé en teinture qu'en thérapeutique.
On l'obtient en mettant en contact de la houille sulfureuse et de la pyrite sous une couche de boue ; la sulfatisation s'opère , et le sel est extrait par dissolution et cristallisation.
Usité surtout pour faire des liqueurs pour la teinture des cheveux , le sulfate de fer est fréquemment employé contre les mala-
dies des yeux, de la peau, de l'utérus, du foie. Rarement on l'administre à l'intérieur.
Nous possédons un échantillon étiqueté tsao-fan, qui offre tous les caractères des aluns ferrugineux qui forment des efflorescences sur certaines roches alumineuses exposées à l'humidité ; cependant il ne nous a donné aucune réaction chimique qui nous ait démontré la présence d'une certaine quantité d'alumine.
Le tsait-fan, F. P. S., 570, est un sulfate de fer impur, qu'on obtient par le traitement des pyrites , et qui est employé comme émétique dans les empoisonnements.
Acétate de fer , tie-houa-fen ; tieh-hwa-fen , F. P. S., 567.
Poudre obtenue par l'action du vinaigre sur les ràpures de fer, à l'ombre pendant cent jours, qui sert comme tonique et astringent. On l'applique directement, mêlée au camphre, dans le prolapsus du vagin. Le produit obtenu est très-beau.
Bleu de Prusse , yanq-t'ien, F. P. S., 945.
Se prépare à Canton et dans d'autres contrées par les Cantonais, qui font un mystère de leurs procédés, bien que leur produit soit de qualité inférieure.
Le Hao-king-yo-choui est une préparation de fer qui passe pour excellente dans les irrégularités menstruelles et contre les maladies du sang.