OR
Or, kin, Pen-tsao; kin, F. P. S., 485.
Ce métal, qu'on rencontre dans plusieurs provinces de la Chine, et en particulier mêlé au sable de plusieurs cours d'eau, tels que le Yang-tsee-kiang , est préconisé en poudre contre la chorée et les inflammations des articulations.
L'or en feuilles , importé des Indes , de même que l'or métallique, sert aux suicides, car son absorption, détermine, dit-on, une irritation mortelle.
On attribue une action particulière aux aiguilles d'or, dont on fait quelquefois usage dans l'acupuncture.
Les Chinois croient qu'appliqué sur la peau , l'or exerce une sorte d'attraction sur le mercure et l'attire au dehors pour s'y
allier ; aussi en font-ils un usage fréquent contre la salivation mercurielle.
On fait un grand cas d'une préparation, le kin-lsiang , qui passe pour être une préparation d'or, bien que sa composition soit secrète, et qui est renommée comme élixir de vie.
SILICATES.
Argile blanche, bay-tu, Tatar., 16; pe-tou (terre blanche). Argile calcaire avec bélemnites , lung-yu, 279. (Voir BélemniteSj p. 40.)
Argile ferrugineuse, ting-tsze-yoh, F. P. S., 263.
Cette argile est appliquée sur la peau dans diverses affections cutanées ; on recherche celle qui est très-rouge et qu'on suppose colorée par les menstrues qui sont tombées à terre, car on leur attribue une grande puissance contre l'aménorrhée.
Argile marneuse, houa-che; hwah-shih, F. P. S., 85; fei-hwoh-shih , Hanbury, 24.
De couleur pâle , en petites masses rectangulaires ; employée comme lithontriptique et détersive.
D'après M. Tatarinov, les médecins chinois emploient quelquefois des cônes d'argile et de calcaire, qu'il nomme diu-tsy-iao (162), et l'argile brûlée des fourneaux , fu-lun-gan (180).
Le kan-tou, han-tu, F. P. S., 457, est une terre à foulon qu'on trouve dans le Chen-si, le Hou-nan et le Pe-tchili ; elle passe pour être l'antidote de l'empoisonnement par les végétaux , et en particulier par les champignons.
Terre sigillée rouge, houang-tou, Pen-tsao; htvang-tu, F. P. S., 179, 1281; chuan-tu, Tatar., 75.
Cette substance, que M. Tatarinov considère comme une argile
rouge et qu'il nomme chuan-tu (75), offre tous les caractères d'astringence et de happement des terres sigillées. Elle doit être réunie à ou-sse-che-tsee , Pen-tsao (wu-ce-czi-czsi , Tatar., 468), tchetse-che {czi-szi-czzi, Tatar., 113), wu-sih-s/rih-chi, wu-shi-ju, F. P. S., 89. Le Pen-tsao dit que, mélangée avec du vin ou du vinaigre, elle agit sur les contusions, les brûlures et les éruptions ; elle est indiquée aussi contre certaines ophthalmies et passe pour être un contre-poison, en raison de ses propriétés absorbantes. Il est nécessaire de la bien distinguer de tou-houang , qui est une préparation caustique d'acide arsénieux.
Le chi-iou, clïih-t'u} F. P. S., 769, qui est employé également en poudre sur les brûlures et contre les éruptions d'herpès ou contre la gale, s'en distingue par sa couleur rouge plus intense.
Kaolin, kau-ling-t'u, peh-ngoh , F. P. S., 590. On l'emploie comme absorbant, astringent et détergent.
Petunzé; pe-tun-sse; tun, peh-tun-tsze, F. P. S., 863.
Cette poudre est employée en médecine comme absorbante et astringente.
Grenat, houng-cha; hung-sha, F. P. S., 471, 491.
On doit rapporter, d'après Guibourt , à ce minerai une poudre grossière, rouge-brun, qui paraît composée de fragments angulaires, et dont M. Hanbury a donné la description (23).
Elle passe pour agir contre les opacités de la cornée.
On recueille les grenats dans les montagnes du Kiang-si.
Jade, néphrite, xju, Pen-tsao; yuh, F. P. S., 576.
La pierre précieuse par excellence ; aussi les médecins font-ils chorus avec les philosophes chinois pour vanter ses vertus , et ne tarissent-ils pas sur les propriétés merveilleuses de ce silicate, insoluble et inattaquable par les réactifs.
Agalmatolithe , pagodite; hoa-che, Pen-tsao; chua-szi, Tatar., 68; hwah-shih, htooh-shwui, F. P. S., 1098.
Ce minéral, qui sert à faire des statuettes, des ornements, des pagodes, etc., est blanc, avec des teintes légères de rose, de gris, de jaune, de rouge ou de brun, mais les teintes claires dominent toujours; sa cassure est inégale et esquilleuse, son grain trèsserré et très-fin ; il se coupe facilement au couteau.
Wollastonite^ pe-yang-che ; yang-tsee-che.
Talc, yun-mu, F. P. S., 1124.
Cette substance est calcinée et mêlée à de l'alun et à d'autres substances dans la dyssenterie des enfants , la leucorrhée et les affections urinaires. Elle passe pour activer les contractions utérines dans les accouchements difficiles; on remploie aussi en poudre appliquée sur les brûlures. Elle se trouve en abondance dans diverses provinces, le Kiang-si, entre autres, et est quelquefois substituée à l'agalmatolithe pour la fabrication des statuettes.
Stéatite, hoa-che; kwei-htvo-shih , Hanbury, 22.
En poudre blanche, douce au toucher, elle est considérée par les Chinois comme alexipharmaque.
Nous l'avons reçue aussi sous le nom de che-tche.
Amphibole trémolite, yu-tsin-che; yang-lii-shïh , F. P. S.,
Une portion du jade oriental paraît devoir être rapportée à la trémolite compacte, d'après M. Damour.
Asbeste, ou-hoei-mou; pou-hoei-mou; puh-hwui-muh , F. P. S., 102; ho-pou.
Ce minerai abonde à l'ouest de Péking, à Tcho-lou-fan ; il résiste à l'action du feu, mais mis dans du papier et soumis au feu, il donne, disent les Chinois, une huile très-estimée , dite che-\a-
yeou. L usage le plus fréquent de l'amiante est comme topique sur les brûlures.
Sous le nom de yang-ky~che, yang-lii-shih, F. P. S. (103), on désigne une sorte de hornblende, gris-verdàtre , qui passe pour souveraine dans toutes les maladies nocturnes en développant le principe yang. Elle jouit aussi de la renommée de stimuler le système utérin, d'être aphrodisiaque, tonique, etc. On la trouve seulement sur la montagne Yang-ki-chao, dans le Chan-tong, où il n'est permis de la recueillir que pendant un certain temps de l'hiver, sous l'inspection d'un officier spécial.
Pierre ponce, feou-che, Pen-tsao, 184 \fau-shih, F. P. S.,
. Recommandée par le Pen-tsao contre le goitre, les tumeurs strumeuses, les hernies, les affections des organes urinaires, quelques affections de la peau et les ophthalmies.
Schiste coticule, che-pie, Pen-tsao.
Caractérisé par sa texture très-dense et compacte; il est formé de deux couches superposées, une brune et une jaunâtre.
Mica.
Sous le nom de Mn-sin-che « pierre aux étoiles d'or n , (kin-singshih, Mn-tsing-shih , F. P. S., 707), le Pen-tsao désigne un mica jaune à feuilles assez grandes, qui provient du Kouei-tcheou et du Kiang-nan. Sa poudre est employée contre les hémorrhagies pulmonaires.
Le tsing-mou-che , Pen-tsao; cin-mum-xe, Cleyer, 154; hinmung-shih, Hanbury, 20, est de couleur vert clair; le che-tan, Pen-tsao, est un mica laminaire bronzé ; le hong-hong-che , Pentsao , yin-sing-shih , yin-lsing-shih , F. P. S. (718), yin-Mngshih, Hanbury, 17, est un mica argentin qui est recueilli surtout dans le Chan-si, et qu'on a préconisé contre la lèpre ; les médecins chinois recommandent expressément de ne jamais administrer le
hong-kong-che en même temps que du sang de mouton , ces deux médicaments formant ensemble un composé très-dangereux
M. Tatarinov désigne sous le nom de iu-myn-szi (230), hiumin-che, un mica gris verdâtre.
Les Chinois emploient aussi quelquefois des minerais micacés qu'ils nomment tsing-mung-shih, yin-mung-shih , Un-mung-shih , F. P, S., 719, yin-mung-shih, Hanbury, 21 ; tsin-myn-szi , TatarinoY, 447, et qu'ils croient efficaces contre les flegmes et obstructions de l'estomac.