LÉGUMINEUSES
Ulex, hwang-t&ih-li ; kin-tsioh-kwa , F. P. Smith, 486, 1261 ; houang-tsy-ly, kin~tsio-hoa.
Les Chinois emploient indifféremment les Ulex et les Genista ou. fleurs oiseau doré,
Genista, kin-tsioh-hwa , F '. P. Smith, 159; kin-tsio-hoa.
On en emploie les fleurs pour faire une infusion , après les avoir salées pour en détruire les propriétés purgatives et diurétiques.
Pisum sativum, wan-tou; hui-hui-tou ; jung-shu; ouan-teou.
Medicago radiata, mu-su; mu-sing , Tatarinov, 303; mulisuh,F. P. Smith, 701; mou-sou.
On en mange les légumes.
Les racines sont préconisées contre la jaunisse.
Psoralea corylifolia, pou-kou-tche , Pen-tsao ; poo-kwuhcA0,Hanbury, 70 ; puh-kuh-chi , p'o-ku-chi, F. P. Smith,
Ses fruits, aplatis, ovales ou un peu réniformes, monospermes, indéhiscents, longs de deux à trois lignes, portent quelquefois le calice persistant, à cinq divisions; leur odeur est aromatique; leur saveur amère et aromatique. On les emploie comme stomachique contre la spermatorrhée , certaines affections des viscères, et dans plusieurs maladies de la peau.
Indigofera tinctoria, lan-tsao; lan-cao, Tatarinov, 253.
N'est pas employé en médecine ; on en importe de très-grandes quantités , surtout de Formose , bien que la fabrication de bleus
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au moyen de diverses plantes, telles que Y Isatis, le Polygonum, certaines Acanthacées, etc., soit assez considérable, en raison du goût particulier des Chinois pour cette couleur. Le procédé de fabrication consiste à couper les tiges, à les plonger avec leurs feuilles dans l'eau jusqu'à ce qu'elles aient fermenté; on y ajoute alors une certaine quantité de chaux; on bat l'eau jusqu'à la faire écumer, et on laisse la matière colorante se déposer au fond des baquets ; on décante l'eau , et on place le précipité dans des paniers de quatre-vingts catties chacun.
Glycyrrhiza glabra et Echimta, kan-tsao, gan-caOjTatarinov, 190; kan-ts'au, F. P. Smith, 648; kan-Uao, Debeaux.
Abondante dans toutes les provinces de la Chine, mais surtout dans le Chan-si , le Kan-sou , le Sse-tchuen et le Chen-si , la Réglisse joue un rôle des plus importants dans la pharmacie chinoise, qui l'emploie très-habituellement comme le meilleur moyen de déguiser d'autres substances médicamenteuses. Elle possède en outre, d'après les Chinois, des qualités propres qui expliquent là faveur dont elle jouit; ainsi elle passe pour rajeunir ceux qui en font usage pendant longtemps. Douce, tempérée, sans poison, elle pénètre le cœur et l'estomac. Mélangée à du miel , elle est appliquée sur les engelures des enfants et sur les panaris.
La réglisse , macérée pendant plusieurs semaines dans les excréments humains, jin-tchong-houang , est un remède souverain contre la fièvre typhoïde. On ne doit pas l'employer avec /ylou, ta-kiai, kan-sin, hai-tsai et kan-song.
La fleur du Glycyrrhiza est violacée, portée par des tiges souvent longues de cinq à six pieds. La racine, longue de plusieurs pieds , cylindrique , lisse , à partie extérieure rougeâlre , tandis que l'intérieur est jaune, se récolte à la deuxième lune. On la trouve dans le commerce en longs morceaux secs , ridés , rouges à la surface, jaunes et fibreux intérieurement, d'une saveur désagréablement douce et mucilagineuse.
Robinia amara, kou-song ; ku-szen, Tatarinov, 251; k'usan, ti-hiuai, F. P. Smith, 991; hou-Uen, Debeaux.
On récolte dans le Hou-nan et le Sse-tchuen les racines longues , jaunâtres, très-amères de cette espèce, qu'on préconise contre la jaunisse, les fièvres, la dyssenterie, la scrofule, etc.
C'est un excellent tonique, dit M. Porter Smith, qui peut remplacer le gin-seng.
Caragana flava, kouang-tsin; chuan-tsin, Tatarinov, 76; kwang-tsing , F. P. Smith, 191.
La racine est en morceaux aplatis, longs d'un à trois pouces, vert-jaunâtre, flexibles et transparents; la partie supérieure est marquée de cicatrices circulaires, de tubercules, de lignes transversales ; la partie inférieure est plus pâle.
La saveur est douce et mucilagineuse.
Elle est indiquée comme tonique, émolliente, arthritique, et passe pour prolonger l'existence.
Pisum arvense, siao-teou ; siao-dou, Tatarinov, 355; wantau, tsying-siau-tau,F. P. Smith, 882.
On mange les graines très-cuites de cette espèce, qui paraît avoir été introduite à l'époque de Tang, et dont on fait une farine jaunâtre d'une très-grande consommation avec de la farine de riz.
Les pois passent pour nutritifs, astringents et diurétiques.
Faba, tsan-tsao; tsan-tsau; ts an-tau, hu-tau, F. P. Smith,
Les fèves , dont les Chinois font une ample consommation , ont été introduites par Chang-kien , de la dynastie des Han ; elles passent pour restaurer l'estomac et activer les mouvements de l'intestin.
Leurs jeunes pousses bouillies dissipent l'ivresse la plus intense.
Vicia sativa, lou-teou; luh-tou, F. P. Smith , 1238.
Phaseolus minimus, tsian-teou-tze , Debeaux.
Ses semences torréfiées sont résolutives et diurétiques.
Phaseolus. angulatus, luy-dou, Tatarinov, 269; luh-tau, F. P, Smith, 866, 1238.
Dumasia truncata, chan-heou-teou.
Arachis hypogea , lo-hoa-seng ; loh-hwa-sang , F. P. Smith, 494; hoa-tsan-tze , Debeaux.
Introduit récemment en Chine, TArachis est surtout cultivé dans les terrains pauvres et sablonneux du Hou-pe. On en mange les graines, qui passent pour émollientes et pectorales. La plupart du temps on néglige d'en extraire l'huile fixe, hoa-seng-yeou.
Hedysarum, di-iuij, Tatarinov, 159; ti-tju, F. P. Smith,
On mange quelquefois les feuilles jeunes de plusieurs espèces $ Hedysarum , qu'on emploie plus ordinairement à falsifier le thé, et on fait usage en médecine , comme stj ptiques et vulnéraires , des racines, longues, contournées, fibreuses, brunes à l'extérieur, jaunâtres ou rosées à l'intérieur, astringentes et amères.
Hedysarum lagopodioïdes , tsoui-fong-tsee.
Lespedeza, chan-teou-ken; szan-dou-gen, Tatarinov, 393; shan-tau-ken, F. P. Smith, 628.
La racine, qui est du volume du doigt environ, et est plus ou moins noueuse , est extrêmement arrière et est employée comme alexipharmaque , anthelmintique et vulnéraire.
Lablab vulgaris, peen-tou; pien-teou; mienn-teou, Mérat,
Delens; bian-dou, Tatarinov, 20')pien-tau,F. P. Smith,
On en mange les jeunes pousses, qui pénètrent l'estomac et la rate, apaisent la soif, enlèvent les humidités, tempèrent les chaleurs et dissipent les venins. Les gousses sont assez longues et renferment des graines noires ou blanches. On les consomme à la maturité , et desséchées comme préservatives de la fièvre , et cette opinion est si généralement répandue en Chine , qu'on en fait une consommation très-grande.
Dolichos soja, hong-teàu-ko, teou-ho, Mérat, Delens; shii; ta-tou; hwang-ta-taUj mau-tau, F. P. Smith, 384.
Les semences , qui passent pour nourrissantes , sont un peu laxatives; on les fait germer à une chaleur artificielle, l'hiver, pour en faire une sorte de salade, ainsi que notre ami M. Simon l'a rappelé pendant le siège de Paris de 1871.
On retire par expression de l'huile de ses semences , après les avoir moulues.
Ses semences, jaunes, bouillies, mêlées à de la farine et fermentées , additionnées de thé et de sel , et exposées au soleil pendant trois semaines à un mois, constituent la base du soy , tsiangyu, F. P. Smith, 1081, le condiment indispensable de la cuisine chinoise. Cette liqueur passe pour apéritive , rafraîchissante, et agit comme contre-poison.
On en prépare aussi le fromage de pois, taa-fu, un des articles d'alimentation les plus importants des Chinois, en les faisant macérer dans l'eau , les broyant pour en faire une pâte avec l'eau : on y ajoute du plâtre et du sel marin pour obtenir la précipitation de la caséine, et on obtient un produit qui a l'apparence d'une gelée.
Paghyrhizus trilobus, ge-tao-chua, Tatarinov, 200; hoh, F. P. Smith, 385.
On en mange les racines après les avoir convenablement préparées , sans quoi elles sont malsaines , et on en retire une fécule ,
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koh-fen; elles passent pour émétiques et antiphlogistiques , et sont données contre les exanthèmes et éruptions de toutes sortes.
Les tiges fournissent des fibres, koh-pu, hang-ko, avec lesquelles on confectionne des toiles très-estimées , de couleur jaune clair très-persistante.
Erythrina corallodendron, tong-ye-chou; toun-ye-tze, Debeaux.
Abrus precatorius, hong-siang-tse ; czi-siao-dou , Tatarinov, 112; siang-sz'-tsze, hung-taUjF. P. Smith, 649; hong- Uian-tze, Debeaux.
Ses graines , qui servent fréquemment à faire des colliers , auxquels on attribue des propriétés préservatives de plusieurs maladies , sont employées comme émétiques , alexipharmaques , diaphoniques et anthelmintiques. Les Chinois pensent qu'elles empêchent le camphre de s'évaporer.
Sa racine est souvent substituée à celle de réglisse.
Pterocarpus flavus, houang-pe; chuan~bo, Tatarinov, 70; hwang-pih, Hanbury, 120; hwang-peh , p'ih-muh , F .P '. Smith, 948.
L'écorce de cet arbre , qui sert principalement pour la teinture de la soie en jaune, mais qu'on emploie aussi comme tonique, diurétique et antirhumatismale , se présente sous forme de morceaux carrés , longs de trois à cinq pouces , rugueux à l'extérieur, unis ou striés longitudinalement en dedans ; couleur blanchâtre à l'extérieur et brun foncé à l'intérieur, saveur très-amère. Les meilleures écorces proviennent du Hou-pe. Elle enlève le feu des nerfs et apaise la chaleur des os.
Pterocarpus santalinus, tsee-tan; ch'ih-tan, tsz'e-tan, F. P. Smith , 949.
Le Santal rouge est très-estimé comme tonique et astringent ;
on lui suppose la propriété d'activer la circulation dans les organes congestionnés et de dissiper l'hydropisie.
Pterocarpus draco, ki-lin-kieh , hiueh-kieh , chu-kieh,F. P, Smith, 388; tchou-Me.
Le Sang-dragon, en masses friables, rouge foncé, est employé comme astringent, styptique et vulnéraire.
Sophora tometmtosa, houang-hy ; chuan-ci, Tatarinov, 71; hwang-ki, F. P. Smith, 1079.
Ses racines, qu'on récolte dans le Chan-si, le Hou-pe, sont en morceaux gros comme un doig , recouverts d'une peau tenace, ridée, jaune brun; l'intérieur est blanc jaunâtre et a un goût qui rappelle celui de la réglisse ; elles sont très-estimées comme toniques, pectorales et diurétiques.
On emploie aussi les rameaux et les feuilles.
Sophora japonica, houai-chou-tsee ; huai; chuai-szu, Tatarinov, 178; hwae-shihjHdLiibury, 68; hwai-shu.F. P. Smith, 1078.
Commun dans la Chine centrale, le Sophora japonica , L., fournit plusieurs parties à la matière médicale.
Ses fruits, charnus (c/iuay-tsio , Tatarinov, 79), ridés par la dessiccation , demi-transparents , plus ou moins contractés dans l'intervalle des graines, au nombre de quatre à sept, souvent monospermes, par avortement, sont fréquemment mis en usage pour la teinture en jaune. Ils passent pour toniques.
Les graines (hoai-tze, Debeaux) sont quelquefois employées.
On se sert également, pour teindre le coton et le papier, des fleurs encore jeunes (chuay-choa , Tatarinov, 77; hoai-hoa, Debeaux; hwae-hwa , Hanbury), de couleur jaune verdâtre; on en fait aussi usage comme astringentes et styptiques; elles passent pour antiblennorrhagiques ; elles sont la base d'une mixture (avec
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de la chaux et de l'huile) qu'on applique sur les affections charbonneuses.
Le bois sert à faire des sortes de moxas. (Smith).
Les feuilles, elliptiques et lancéolées, peuvent être employées comme succédané du Séné.
Gleditschia sinensis, tsao-ko; tsao-tsiao, Tatarinov, 435; tsaon-keo, Hanbury, 69; ts'aii-lw, F. P. Smith, 482; Me-tsaOj Debeaux.
Cet arbre, qui est le Mimosa ferox de Loureiro, fournit à la thérapeutique plusieurs de ses parties, moins employées aujourd'hui, mais qui étaient en grande faveur à l'époque de la dynastie des Ming.
Ses légumes secs, de couleur foncée , en forme de couteau (tsao-fa'a; ia-tsao, Tatarinov, 222), sont longs de huit à douze pouces, et renferment un grand nombre de graines brunes; peu employés aujourd'hui , ils passent pour être émétiques et purgatifs, et pour avoir une action très-utile dans un grand nombre de maladies, surtout dans celles qui ont pour cause la surabondance des phlegmes; on en emploie la poudre, mélangée à celle des graines, contre les empoisonnements métalliques; on en fait aussi une sorte de poudre'grossière sternutatoire qu'on insuffle dans les narines ou dans le rectum des noyés, et qui a pour vertu de chasser l'eau et d'ouvrir les passages du corps; cette poudre est aussi recommandée contre l'apoplexie, l'hémiplégie et la paralysie.
Les épines du Gleditschia (tsao-tsee; tsao-cy , Tatarinov, 433) étaient réputées pour anthelmintiques et pour faire disparaître les tumeurs et gonflements.
Les feuilles et l'écorce de la tige et de la racine étaient préconisées contre les maladies cutanées.
Coesalpinia sappan, kiang-mou; su-fang-muh, yang-muh, F. P. Smith, 1021.
Ce bois, colorant, qui est importé de la Cochinchine pour la
teinture , est aussi usité comme astringent , sédatif et vulnéraire.
Cassia rufa , tie-lij~mou; tie-li-mu.
Cassia fistula, tchang-ko-tsee; chang-kwo-tsz-shu, F. P. Smith, 205; tchang-ko-tze , Debeaux.
Ses fruits, allongés, renferment une pulpe purgative.
Cassia Tora, tsao-Mue-ming ; kiue-ming-tsee ; cao-tsio-min , Tatarinov, 36; keueming-tsze, tsaou-keue-ming , Hanbury, 58; hiueh-ming , ts 'au-Mueh-ming , F. P. Smith,
Cette Légumineuse, qui croît dans le Chen-si, lé Kan-sou, le Hou-nan et le Hou-pe, porte des légumes longs, rougeâtres, qui renferment une quantité de graines, longues de deux ou trois lignes, irrégulièrement comprimées ou cylindriques, pointues aune extrémité, tronquées ou arrondies à l'autre, de couleur brun foncé avec deux lignes brillantes claires sur les bords opposés; leur saveur est mucilagineuse et un peu amère.
On fait usage de ces graines, cao-tsio-min, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, contre toutes sortes de maladies des yeux; on en fait aussi des applications dans les affections herpétiques ou furonculeuses.
Cassia. absus, Mang-mang, F. P. Smith, 207.
Ses graines sont quelquefois mélangées à celles du Cassia Tora et sont employées également dans les ophthalmies.
Cytisus cajan , chan-teou-ken ; tchong-yo.
Sa racine , douce , pénètre le cœur et le poumon , détruit le poison de tous les remèdes et guérit les douleurs de gorge.
Tamarindus itoica, ngan-nu-lo; F. P. Smith, 1129; tsaokiao, Debeaux.
Jonesia asoka, hou-ijeou-hoa ; wu-yu-hwa, F. P. Smith,
Joue un grand rôle dans les idées bouddhiques.
Prosopis, ya-tsao; ya-cao, Cleyer, 223; ya-tsaou, Hanbury, 87; chu-ya-tsau-kiah, F. P. Smith, 943.
C'est à une espèce de ce genre de Légumineuses , ou tout au moins à un genre très -voisin, qu'on doit rapporter, d'après M. Daniel Hanbury, des gousses d'un arbre du Chan-tong et du Sse-tchuen, que M. Tatarinov attribue au Gleditschia sinensis. Ces gousses , longues de deux à quatre pouces et larges de trois à cinq dixièmes de pouce, sont courbées en faux, aplaties, et sont sillonnées sur le bord supérieur; elles sont épaisses, indéhiscentes et de couleur chocolat ou brun foncé, comme verni; à l'intérieur, elles sont remplies d'une matière jaune, spongieuse et cotonneuse, sans aucune graine; leur saveur est très- acre et prend fortement à la gorge.
On les emploie aux mêmes usages que le Gleditschia.
Acacia conciniva ,fey-tsao-tsee ,fey-tsao-kia, Pen-tsao; kiaentao; tsao-kia, Cibot ; fey-tsau-kiah , fei-tsau-heh , F. P. Smith ,2,3, 368.
Ce grand arbre, qui est le Mimosa Saponaria de Roxburgh, est surtout abondant dans le Hou-pe ; à feuilles persistantes dans les provinces méridionales, il les perd à l'automne dans le Nord, mais peut cependant résister au froid, même à celui des hivers de Pékin.
Un grand nombre de ses parties sont utilisées en médecine.
Ses gousses , fei-tsau-toh , charnues, jaunâtres ou rouge brun , longues de trois à quatre pouces sur un pouce de large, plus ou
moins recourbées en faux, renferment en abondance une matière détergente qui les fait employer à nettoyer les gens et les vêtements ; mais leur forte odeur les fait interdire dans les bains publics ; prises à l'intérieur, elles sont émétiques ; on en fait usage quand elles sont mûres et encore rougeâtres , on les débarrasse de leurs membranes et de leurs graines , on les confit dans le miel ou le vinaigre, et on les administre contre les rhumatismes , l'hématurie , la constipation opiniâtre ; on s'en sert aussi à l'extérieur contre les furoncles, le prurigo, la lèpre, etc.
Les graines, fei-tsao-heh , F. P. Smith, 3, auraient été à tort rapportées par M. D. Hanbury à un Dialium sous le nom defeitsaou-low (71) ; elles sont noires, polies, arrondies et comprimées, et portent le plus souvent sur le côté un podosperme persistant, large et dur; une section transversale laisse voir une paire de cotylédons aplatis, séparés du testa par un albumen noir et corné. On emploie ces graines , après les avoir débarrassées de leurs enveloppes et de l'embryon; elles passent pour délayer la bile, être antidyssentériques, odontalgiques, et pour faciliter l'accouchement
Les épines2 réduites en cendre, favorisent l'action des gousses et des graines ; elles diminuent le gonflement de la langue des enfants, purifient le lait des femmes en couche, et favorisent la suppuration des ulcères qui n'aboutissent pas.
On emploie aux mêmes usages l'écorce et les feuilles.
Acacia nemu, ho-houan, ho-kouan; che-chuan, Tatarinov, 43; hoh-hwan, ije-hoh, F. P. Smith, 4.
C'est le Mimosa arborea de Loureiro ; on en mange les feuilles ; l'écorce passe pour tonique, vulnéraire et anthelmintique ; on prépare avec l'écorce un extrait dont on fait des emplâtres contre les clous et furoncles, et qu'on applique également sur les luxations et fractures.
Acacia catechu, lou-kouei, Debeaux.