ROSACÉES
Cydonia, mou-koua; mu-hxia; mu-guct, Tatarinov, 301; muh-kwa, muh-t'au, F. P. Smith, 98, 341; mao; deko-tang.
Le fruit, dont le volume est très-variable suivant les variétés, a une peau jaune d'or; sa saveur est très-acerbe avant la maturité.
On fait usage des fruits desséchés et dépouillés de leurs semences comme sédatif, stomachique et astringent; toutes les parties d'ailleurs sont employées en raison de leurs vertus astringentes.
Pirus, ly-tsee; kwo-tsang, F. P. Smith, 848.
Les poiriers , qui ont été introduits depuis longtemps en Chine et dont on cultive de nombreuses variétés , surtout dans le nord , donnent en général des fruits médiocres, mais qu'on emploie comme diurétiques, rafraîchissants et dissipant l'ivresse. La Mandchourie en fournit des variétés excellentes. On mange aussi à Pékin une petite poire ronde , pai-li, qui est très-savoureuse.
VEGETAUX. 267
Les fleurs et Técorce sont usitées dans le choléra et la dyssenterie.
Pirus spectabilis, hai-tang-hoa.
Belle espèce à jolies fleurs rouges, à fruits de petite dimension en forme de pommes , à saveur très-acide , mais devenant trèsdoux par la greffe sur le poirier commun.
Malus, pin-kouo; pin-kwo , sha-kwo.
Quelques espèces existent en Chine, soit cultivées, soit sauvages.
Eriobotrya japonica , jfly-jw^ Pen-tsao ; p'i-pa, F. P. Smith, 416; pi-pa, czuan-tàn-tzy , tsyn-sy-che-ye, Tatarinov, 117, 319, 452; tsen-pi-tze, pi-po, Debeaux.
Le néflier du Japon, ou Bibassier, fournit des fruits alibiles, et usités en médecine.
Sa feuille amère dissout les inflammations , arrête la toux et la soif, apaise la mélancolie et renforce l'estomac.
Eriobotrya, che-tchou, che-tzè, Debeaux.
Fruits supérieurs comme saveur à ceux du Bibassier, souvent employés en décoction dans les inflammations des voies respiratoires. (Debeaux.)
Le calice, che-pi, serait astringent. (Debeaux.)
Amelanchier (Aronia) asiaticus , fou-y.
Mespylus pyracantha , chan-tcha.
Crat£:gus pinnatifida, shan-ch'a; chan-cha-tsee ; szan-czza, Tatarinov, 390; shan-cha, mau-cha, F. P. Smith,
Les fruits rouges , charnus, de cette espèce qui croît spontané-
ment dans le nord de la Chine, ont une saveur âpre; ils servent à faire des colliers aux enfants. Secs et écrasés, on les administre comme peptiques ; ils passent pour stomachiques et antiscorbutiques. On lui substitue souvent le Cratœgus cuneata, qui croît dans le Che-kiang.
Le mao-tcha est une variété plus petite, se rapprochant du Cratœgus Oxyacantha.
Potentilla , fan-pe-tsao ; fan^pe-tsao , Debeaux. On emploie la plante entière comme astringente.
Rosa indica, tsa-la-koung-tze , Debeaux.
Fruits astringents.
Rosa, nan-tsian-hoa , Debeaux.
Fleurs usitées comme astringentes.
Rosa, yuen-che, ying-shih, F. P. Smith, 995, 997.
On en emploie les fleurs , les fruits et les racines comme vulnéraires. On fait aussi usage de l'eau de rose, siang-wei-lu , et de l'essence, qu'on importe de Perse.
Rosa canina, kin-yn; tsin-in-tsee, Tatarinov, 450; kin-yingtsze, F. P. Smith, 994
Commune dans le Kiang-si, le Hou-pe et d'autres provinces, cette Rose porte de gros fruits très-âpres qui servent à faire une conserve tonique et astringente.
Rosa SEMPERFL0RENS,yw/£-&-c/ma, Tatarinov, 238; yueh-kihwa, F. P. Smith, 995; yue-ky-hoa.
Les fleurs, prises d'après la formule dégoûtante du Pen-tsao, activent la maturation des abcès.
Rubus id^eus , fou-pan-tsee , Pen-tsao -Jù'pin-tzy , Talarinov, 1$2 ;fuh-pw'an-tsze, F. P. Smith, 1002.
Ce Rubus se trouve dans le Hou-pe, le Chen-si, le Kan-sou et et le Hou-nan : on emploie ses fruits doux et tempérés comme astringents; ils restaurent la vacuité du poumon et corroborent l'humide radical.
Rubus fruticosus, hiuen-tiao-tsee; hiuen-tiau-tsze , F. P. Smith, 1011.
On en mange les fruits, qui sont rafraîchissants et passent pour dissiper l'ivresse; le jus sert à détruire la vermine, si fréquente chez les Chinois.
Les feuilles et les racines sont astringentes.
Fragaria vesca, che-mey ; hie-mey ; shie-mei, F. P. Smith,
Le jus en est donné contre les fièvres et l'aménorrhée; on en fait aussi des gargarismes contre les aphthes et des lotions sur les brûlures et les morsures.
Prunus, ly; kia-king-tsze , F. P. Smith, 897.
On en substitue les semences à celles des amandes et des abricots.
On emploie l'écorce amère comme fébrifuge.
Amygdalus commumis, hancj , yoh~hanq, hu-mei, F. P. Smith, 35; //m-ÂcH/msDebeaux.
Les Chinois font une confusion entre les diverses Amygdalées , et en particulier ils ne font pas de différence entre l'amande amère, hin-jin, hin-ho-giri, Debeaux, et l'amande d'Abricot et de Pêche ; ils les considèrent comme vénéneuses : aussi conseillent-ils de les priver de leur huile et de leur enveloppe, dans lesquelles ils supposent que résident les principes délétères. Dans le cas d'em-
poisonnement par ces amandes , ils recommandent une infusion concentrée et très -chaude d'écorce d'abricotier, hin-pi. Ils emploient plus souvent encore dans ce cas la racine , qui est pour eux l'antidote du fruit, puisqu'elle lui est opposée dans la plante. Les amandes arnères pénètrent les poumons et les grands intestins, et en corrigent la dureté.
L'amande douce , tien-mei, qu'on confond sous le nom de hangjin avec la semence de l'abricot et de la pêche , se récolte surtout dans le Pe-tchi-li et le Chan-si; elle passe pour stimulante, antispasmodique, pectorale, anthelmintique et vulnéraire. Son usage favorise la longévité.
On fait avec les coques des amandes et divers ingrédients sapides une infusion, hang-jin-ichong , qu'on vend dans les rues comme boisson.
L'émulsion ou la pâte d'amande sont fréquemment employées dans les maladies des yeux.
Amygdalus armeniaca , hang-jin; sin-zcn, Tatarinov, 363; kin-hang, F. P. Smith, 77; hin-ho-gin, Debeaux.
Les Chinois ne distinguent pas les diverses Amygdalées.
Ils en emploient les amandes pour faire une sorte d'orgeat très-recommandée contre l'esquinancie ; ils s'en servent aussi pour calmer les douleurs de dents, en plaçant sur la partie malade une amande brûlée au bout d'une aiguille et posée aussi chaude que possible. Ils pensent que mâchées et placées immédiatement sur la morsure d'un chien enragé, elles guérissent de l'hydrophobie. Mâchées à jeun, elles sont appliquées sur les gerçures du sein et en amènent la guérison rapide, surtout si la mastication a été faite .par un enfant, On les emploie aussi comme anthelmintiques , après les avoir décortiquées et les avoir fait bouillir pendant deux heures dans de l'eau de rivière avec pe-hoche et ou-hau.
La pellicule des amandes , incinérée et mêlée à du vin chaud , passe pour un hémostatique des plus puissants. On en fait enfin
une émulsion qui jouit d'une très-grande renommée contre l'intoxication saturnine ou stannique.
Les amandes d'Abricot, hang-jin, qu'on récolte surtout dans le Pe-tchi-li et dans le Chan-si , sont appliquées aux mêmes usages que les amandes ordinaires. Dans le nord de la Chine, on en extrait une huile excellente.
Amygdalus persica, tao-zen, Tatarinov, 425 ; tao-gin-tze, Debeaux; tau, sien-ûwOjF. P. Smith, 846; tao, sien-kouo.
On fait une sorte de vinaigre avec la pulpe du fruit des nombreuses variétés cultivées dans le pays. Les noyaux servent comme emménagogues et résolutifs dans les rhumatismes ; ils sont vermifuges.
Les fleurs sont également administrées comme vermifuges, laxatives et diurétiques. L'écorce sert contre la jaunisse, l'hydropisie, l'hydrophobie , l'asthme et les dérangements menstruels.
La gomme qui exsude des troncs, t'au-Mau, F. P. Smith, 847 , est fréquemment employée comme émolliente.
Cemsus pseudo-cerasus , yn-tao-ye; in~tao, Tatarinov, 232; yin-tau, F* P. Smith , 224.
On en mange les fruits.
On en emploie les feuilles, les racines, les rameaux et les fleurs comme astringents.
Cerasus communis, tsie-mey ; iuy-li-zen, Tatarinov, 242; yuh-li; tsieh^mei, F. P. Smith, 223.
On en mange les fruits.
Les noyaux amers , yu-li-jin, passent pour adoucissants , diurétiques , et sont employés dans l'hydropisie , le rhumatisme , la cardialgie.
L'écorce passe pour anthelmintique et odontalgique.