‹ La médaille miraculeuseChapitre 17 sur 65 · GUÉRISON DE MADEMOISELLE JOUBERT · texte numérisé non relu

GUÉRISON DE MADEMOISELLE JOUBERT

Nota. La relation de cette guérison bien frappante nous a été adressée par M. PoinseJ, vicaire général de Limoges, sur la demande que j'avais pris la liberté de lui en faire :

« Évêché de Limoges. « Gloire à Dieu! honneur à Marie!

i Le 10 février 1834, Mlle Joubcrt, âgée de vingîneuf ans, personne d'une piété solide, a été guérie

- PAS I- v MÉDAILLE MIRACI !

subitement d'une douloureuse et très-grave infirmité. Depuis plus d'un an elle avait le bras gauche en écharpe, par suite d'un malaise indéfinissable, qui

tait a partir de l'épaule jusqu'à la main, mal tel, que le membre affligé paraissait mort et ne servait

plus a rien: il fallait, au besoin, le prendre, le placer et le M avec des précautions intimes, encore la

douleur éi lit si excessive que souvent la

patiente se trouvait mal; le malaise tut appelé SU( sivement rhumatisme goutteux, inflammatoire, gangreneux; l'art employa, pour le combattre, les bains, louche^, les cataplasmes, les liniments de toute CC : vaines tentatives qui, au lieu de soulager, ne ient qu'augmenter le tourment et varier le supplice. On parla quelquefois de faire l'amputation :

i Plût a Dieu, mademoiselle, que vous n'eussie\ qu'un

i brû ' lisait le médecin, ne dissimulant point ses inquiétudes et sa crainte d'une mort prochaine a >que du printemj attaque était pale,

livide, effroyable a voir.

» La jeune personne, au cœur chrétien, était s -

mise et : C a tout; elle s'encourageait a la •

France par la vue de la croix; sentant les pri mal, elle ne lit qu'à itvmrir Je la |

[uand un jour on lui pr 1er la

médaille nfiance et de faire une neuvaine de

prières i Mari. I tion tu: i fin

de cette ne . au jour Ordil tton

elle a coutume d fesser tous L huit jo

elle s'approcha du saint tribunal, et voilà qu'à l'instant où, recueillie, contrite et humiliée, elle recevait l'effet moral de la bénédiction et des saintes paroles du prêtre, un effet physique et extraordinaire eut lieu dans le bras jugé incurable, qui se trouva subitement comme délié et libre; plus de douleur. « Je ne savais « où j'étais, dit la personne, il me sembla tout à coup « qu'une corde fortement serrée autour de mon bras « était déroulée par anneaux l'un après l'autre, et je «fus bien; ma surprise, ma joie furent extrêmes, et « sont au delà de toute expression. »

« Arrivée chez elle, son premier besoin fut de s'écrier : « Miracle ! allume^ une bougie, allume^-en « deux, venc{, veneç voir un miracle: je remue le « bras, il est vivant; je suis guérie. » Grande joie dans toute la famille ! On entoure la bienheureuse, on regarde, on touche, on fait exécuter au membre rétabli divers mouvements, on lui fait soulever divers objets; puis cette famille bien chrétienne, touchée, attendrie jusqu'aux larmes, tombe à genoux et récite l'hymne de l'action de grâces, le Te Deum.

s Depuis cette époque, c'est-à-dire depuis plus d'un an, le bras est dans un très-bon état. Le médecin luimême fut frappé de cet événement qu'il serait difficile d'attribuer aux ressources cachées, aux forces subites de la nature. Qu'est-ce que la nature sans l'intervention et l'action de Dieu? Il est seul maître de la nature, il la fait vivre et mourir à son gré. 11 n'y a donc pas tant de raisonnements à faire; un peu de foi, et

^"^ ! VTRIX' ^

1 1 * ici < >rv/a^ »yj

OF.l PAS F V M! DMI.I.I Ml

en facilement amen- mnaltre ici une grâce

Dieu par Tinte: i Je Marie notre

. Bt douce Mère, vers laquelle il taut nous refu-

laquelle il faut recourir avec confiant « Tel est le simple et consciencieux t le l'évé-

nement, d'après les réponses Je la personne aux questions à elle adressées par moi soussigné en présence d'une personne intelligente et tri - ible qui a tout vu, qui a pansé le bras plusieurs fois, et qui par luitC □ habileté et Je sa longue expérience,

pouvait très-bien juger Ju danger.

! de quoi, etc.

• 14 îevric:

P général.

détails sont confirmés par Jeux lettres Je madame et Je mademoiselle Joubert, par le tee de la supérieure des Filles de la (mari: Limoges et par celui Je M. Dumonteil, avocat, ami Je la famille.

J inds miracle 1 .1 •• >us :

urd'hui ; ce sont lecti

l66 GRACES EXTRAORDINAIRES

les choses telles qu'elles sont, et vous en jugerez. Je puis vous assurer que celles dont je n'ai pas été témoin moi-même, je les tiens de témoins oculaires très-dignes de foi.

« i° Une femme malade depuis fort longtemps, et abandonnée des médecins, reçut un jour, sur le soir, la médaille miraculeuse, et elle se trouva très-bien dès la nuit; se sentant donc parfaitement guérie, elle dit le lendemain à son mari quelle allait se lever pour lui préparer à déjeuner. Celui-ci la traita de folle; mais quelle ne fut pas sa surprise, quand il la vit levée effectivement, et surtout en constatant que depuis elle se porte très-bien.

« 2° Dans le même village, il y avait une jeune mère de deux enfants, dont l'un avait six ans et l'autre huit. Celui-ci fut attaqué d'une violente maladie qu'on n1a pu me désigner que sous le nom de convulsion, et il mourut en peu de jours. Le plus jeune fut aussitôt atteint de la même maladie, et paraissait toucher à son dernier moment : cette pauvre mère était dans la plus vive désolation, lorsqu'une personne lui offrit la médaille, qu'elle reçut avec empressement; c'était sur le soir, elle l'appliqua sur le petit moribond qui s'endormit promptement, sans se réveiller de toute la nuit, et le lendemain l'enfant se trouva parfaitement guéri. Cette bonne femme est venue ensuite chercher des médailles pour elle et quelques autres personnes. Oh ! je voudrais que vous l'eussiez vue m'exprimer. avec toute sa simplicité, les transports de

OBUNf ES PAI I v MÉDAILLE Mil i ' ~

son àmc, comme elle pleurait de joie! Jamais je ne l'oublierai, tant elle m'a fait impression.

Un enfant de quatre à cinq ans était travaillé depuis plusieurs mois d'une fièvre qui avait r^ à tout, In jour que - and'merc le tenait dans ses bras au moment ou l'accès commença, cette femme pleine de foi lui appliqua h médaille; l'enfant se trouva mieux aussitôt, et la fièvre n'a plus

ru.

I.e médecin qui le traitait est son parent : en le voyant venir, l'enfant courut vers lui, s'ecriant avec ".ont le feu et touie la naïveté de son âge : Je suis

■ guéri; mais ce n'est pas toi qui m'as guéri, i

i la tnca'aillc. ■ Paroles qu'il répète presque chaque qu'il le voit.

« 4" l'n jeune homme, au lit de la mort, Kuwait tout le monde dans de vives appréhensions pour son salut. Après plusieurs vaines tentatives du zèle le plus charitable, M. le cure lui fit accepter une medail'

;ot CCI homme voulut se con: Il est mort

d in- l tsitioni les plus édifiante

« 5" Tr.»is pécheurs s'obstinaient à ne pas assister

aux exercices d'une mission qui se donnait dans leur

• ils cherchaient même a la i: p. L'un

-maires parvint a leur taire aCCC] ter une

medaill l'ila l'eurent reçue, ih îvcrcnt

1 I les vit non-seulement suivre alors

tement les exercices, mail encore devenir les plus zèles apol< le la mission.

« Je tiens ces détails d'un bien respectable curé, qui me les a donnés lui-même.

« 6° Ces jours derniers, il m'est venu une femme d'une montagne voisine, qui me dit sans autre explication : « Vous avec guéri une fille che^ nous, que « tous les médecins avaient abandonnée; je veux que a vous me donniez la même chose. » Et moi de chercher aussitôt à me rappeler quels médicaments j'avais donnés; je lui fis mainte et mainte question sur la nature du mal que j'avais guéri, pour savoir quel remède j'avais appliqué. Après m'être bien cassé la tète, elle me dit que c'était une pièce, ce qui me fit souvenir qu'en effet favais donné une médaille à une jeune personne du même pays, qui était venue me consulter pour sa santé, et que j'avais trouvée dans un très-mauvais état. Je lui ai fait dire de venir me voir, afin de vérifier le fait.

« Je passe sous silence une multitude d'autres traits qui, sans être regardés comme des miracles, n'en sont pas moins des grâces bien réelles, et, à mes yeux, une bien précieuse et bien grande pour nous, c'est que la sainte Vierge veuille bien se servir de notre pauvre petite maison pour propager son culte. Vous ne vous faites pas une idée de l'empressement avec lequel on nous en demande. Oh ! si vous voyiez ces bons montagnards de tout âge et de tout sexe venir avec la plus grande confiance et la plus touchante simplicité, demandant na médaillot (une médaille). J'en suis vraiment touchée, et je ne saurais assez témoigner

LA mi'.omi.i.i: lui i i |

ma reconnaissance à n mdre et Immaculée

Mère.

1 testants même nous en ont demandé, et

j'ai l'assurance que c'était de tout cœur.

« MM. les curés dans I de, mettent aussi un

grand zèle a pr ration envers Marie : des

qu'ils ont !u la Notice, ils en parlent en chaire a leurs , qu'ils engagent beaucoup a urer

la médaille. Aussi voyons-nOUS les jeunes gens, partant pour Tarn, i munir, des hommes allant en la prendre pour leur sauvegarde, enfin tout le monde y recourir, comme au remède universel des corps et des ame-.

<a ÉRJ

. RI i IGI1 ■ I

>t madame la supérieur aie de la commu-

nauté qui en donne les détails; sa lettre est du

vrier

le nage dans [a joie, ma pauvre mai

parfaitement guérie par la vertu de la médaille wti- Je pourrais dire nos mal prières étaient laites pour la paralvtique, et en même temps pour cette jeune personne que je VOUS ai dit être malade depuis onze mois : elle ne pouvait N

lebout que quelques heur^ La joui i fal-

lait l'aider a descend i rarement.

pour la sainte messe, et, vu sa faiblesse, lui donner le bras jusqu'à la sainte table. Depuis jeudi elle n'est plus qu'un peu faible, elle marche seule et mange, sans ressentir ses anciennes douleurs. J'espère que le Seigneur achèvera son œuvre, et la rétablira entièrement ; mais venons-en à notre chère sœur.

« Voici la copie de ce que j'écrivis avant-hier à notre saint évêque, en sortant de la messe, sur ce prodige : « Je viens annoncer à Votre Grandeur la grande mice séricorde de Dieu sur notre communauté, par la « guérison subite d'une de nos religieuses de chœur, « nommée sœur Hyacinthe, âgée de quarante-sept « ans; cette bonne Mère fut frappée, le 14 janvier « dernier, d'une attaque de paralysie qui, lui laissant « la tête libre, se fixa aussitôt sur le côté gauche qui a resta sans aucun mouvement et même sans douleur. « Nous nous hâtâmes d'appeler le médecin, on fit une « forte saignée de bras; le lendemain, on employa « les sangsues, médecine, vésicatoire au cou, et trois >- jours après sur la cuisse paralysée, mais le tout « sans nul succès. La pauvre malade n'eut plus qu'à

■ se soumettre, et nous aussi, à la sainte volonté de « celui qui frappe et qui guérit. Après quinze jours

■ passés dans ce pénible état, il me vint en pensée de " faire une neuvaine en l'honneur de l'Immaculée- « Conception, dont nous portons toutes la médaille " miraculeuse. Le quatrième jour de la neuvaine que « nous allions faire auprès de son lit, cette bonne

Mère désira faire la sainte communion. Je la fis

CHi PAP LA M! DAJ] LE MIF 171

1 porter au ch.JL'ur par trois personnes ; après la sainte « communion, elle se trouva mieux Je la jambe et «put retourner, avec l'ai Je Je Jeux personne S a confiance envers la Mère de Dieu s'augment « plus en plus : hier elle me demanda Je descendre a au Jernier jour de la neuvaine. et elle est JescenJue « en ciTet ce matin, toujours à l'aide d'une canne et 1 J'une personne pour la soutenir, et a eu le bonheur « Je taire la sainte communion. Immédiatement « après, nous avons terminé les prié] la neu-

« vaine, à la tin desquelles elle éprouva une Jouleur « au bras qui était sans mouvement et même saih

Miment, ensuite un grand froid suivi J'une cha-

" leur très-forte. Elle vint à moi les Jeux bras [<

« et me disant .- Je l Elle l'est en effet

1 parfaitement, elle marche et ag : la même fa-

« cilité que si elle n'avait jamais été malade.

« Vous peindre notre joie et notre reconnaissance.

M Brait chose impossible. La pauvre

" malade s'en est trouvée mal. et j'étais a peu * dans le même état ; j'avais pein ntinuer les

1 prières J'action Je . avant comprendre

« que le Seigneur ait a^e<>rJe celte taveur dans notre

mmunauté, snus le gouvernement Je la plu « digne Je ses servantes

« J envoie Ce" 1 avait

« Dans la même lettre, je priais Monseigneur de

permettre Je chanter le Té D KJH a la fin Ju

Odeur voulut bien me taire Jire que

non-seulement elle le permettait , mais l'ordonnait même ; ce qui fut fait. Monsieur le vicaire général, notre supérieur, m'écrivit de retarder nos vêpres d'une demi-heure, parce qu'il voulait assister au Te Deum. Plusieurs ecclésiastiques y vinrent aussi, et virent les personnes guéries, en bénissant Dieu. Depuis ce jour, notre bonne mère Hyacinthe suit l'observance, remplit tous ses devoirs, et ne se ressent plus le moins du monde de sa maladie.

« Ce miracle a fait grand bruit dans notre ville : les ouvriers qui travaillent à la maison, l'ayant su à l'instant même, le répandirent; ils avaient vu, la veille, notre pauvre malade traînant sa jambe, un bâton à la main, et presque portée par deux personnes, et je la leur fis voir dès le lendemain matin parfaitement guérie. Ces gens, qui ordinairement n'ont guère de religion, chantèrent la puissance de Dieu et me demandèrent des médailles ; je leur en donnai à tous avec bien du plaisir. Messieurs les ecclésiastiques viennent voir le prodige, et je laisse la miraculée leur raconter elle-même les merveilles du Seigneur.

« Je ne veux pas omettre de vous dire que le médecin qui, n'ayant plus aucun remède à employer, avait été neuf jours sans venir voir la malade, disait la veille à une de nos dames pensionnaires, que la paralysie s'étant fixée de suite, il croyait bien qu'elle pourrait marcher, mais que son bras ne guérirait pas; il vint le lendemain pour nos autres malades, et il fut extrêmement surpris de la voir se présenter devant

PAR F. \ Ml DMI.I.I

lui parfaitement guérie. Voulant m'assurer ju'il

en pensait, je lui Jis que ce n'était - i une

vraie paralysie, mais bien un engourdissement : en était une bien caractérisée, me répondit-il, i et il y a bien certainement Ju surnaturel dan

NOUS ontinuons actuellement les mêmes prières : neuvaine que nous connu. par [cLaudate

en aeti

Faites tel usage que vous juj ible de

cette Litre : si vous l'i: N >tice. vous

nommer notre ville, notre maison. Oh! que nous voudrions bien ir faire connaître et ai-

. jusqu'au de! .la puissance de Dieu

par l'ini 1 ^ic l'Immaculée Mère de son divin

Fils.

u Sœur > Supérieur du Calvaire d'Orléans.

ctable dame sur qui cette appartient i une famille très-hon

D -n caractère personnel est tl

>n numéro du

i V: : ' . la lettre qu'elle Mars

à une de ses amies, et quelle a bien voulu nous faire transmettre, est accompagnée de certificats de MM. les curés de Saint-Michel de Dijon, de Dampierre et de Beaumont-sur-Vingeanne, ainsi que de cinq membres du conseil municipal et de plusieurs autres personnes très-recommandables, dont quelques-unes de sa famille; de plus, elle est suivie d'un rapport détaillé d'un homme de l'art, qui donne des soins à cette dame depuis seize ans.

« Dijon, 12 mars 18} 5.

a Madame et chère amie,

a Vous me demandez quelques détails sur la manière miraculeuse dont il a plu à Dieu de me rendre la santé. Hélas! je pourrais me borner à vous dire : J'ai prié Marie de demander, elle Ta fait et a obtenu à l'instant, et vous sauriez tout ; mais vous désirez que je vous rappelle les circonstances de ma maladie et ce que j'ai éprouvé depuis ma guérison ; les voici :

« Vous vous souvenez sans doute que, depuis plus de vingt ans, je ne pouvais marcher, par suite d'un abcès dans les intestins qui me laissa une telle sensibilité, que jamais depuis je n'ai pu faire plus d'une centaine de pas, sans m'exposer à de graves accidents. Vous n'ignorez pas non plus que, depuis près de quinze mois, à la suite de la grippe, un second abcès vint tellement y augmenter l'irritabilité, que, dès lors, j'ai presque toujours été entre la vie et la mort, et que dans les moments où j'étais moins mal,

0BIFM ls PAi IV MU) MU.! vil! I"?

je pouvais à peine me traîner d'une chambre à l'autre.

Mais CC que vous ne savez p.i I que depuis le

Ier décembre dernier, mon état de faiblesse était tel, qu'a peine pouvais-je demeurer trois uu quatre heures hors de mon lit; ce qui me faisait croire, comme aux personnes qui m'approchaient, que ma fin était prochaine, et que je m'eleindraK au printemps.

Voilà, ma chère amie, où j'en étais, lorsqu'on me

parla de la médaille représentant la Vierge immaculée, et on m'engagea a la demander. Je trouvai

téméraire de solliciter la guérison d'une infirmité regardée par les médecins comme incurable, que je lus à me décider. Enfin avant pense, d'une part, que plus la guérison était inespérée, plus Dieu serait glorifié, s'il daignait l'opérer, et de l'autre, qu'il avait tait de plus grands miracles pour ceux qui en étaient le moins dignes, je me décidai a en parler a mon confesseur, qui approuva l'idée de taire

une neuvaine.

Le - février, tète de la Purification! premier jour

de la neuvaine. jour a jamais mémorable pour moi, je me lis transportera L'église en voiture ; ma tille, seule Confidente de ce que j'allais faire, me conduisit a l'autel de 1 i MÛntC Vierge, nu, api 'ir entendu

Ûnte messe tant bien que mal a cause de ma

grande faiblesse, je reçus la sainte communion. \

peine eus-je lait a te d\id . que je

de m'asseoir 1 ; eur de la Charité que

je ne savais pas là, car je n'espérais recevoir la médaille qu'un peu plus tard, me la mit au cou. Aussitôt je me remis à genoux pour prier la Mère des affligés de demander à son divin Fils la santé pour moi, si elle devait servir à la gloire de Dieu et à la sienne, à mon salut et au bonheur de mon mari et de mes enfants. A peine avais-je prononcé ce peu de paroles, et prié le Seigneur d'exaucer la prière de sa sainte Mère, Marie avait demandé, et Dieu dans sa grande miséricorde avait accordé... J'étais guérie, madame, radicalement guérie... Je finis toutes les prières d'après la communion et celles de la neuvaine à genoux et sans souffrir ; ma douleur avait disparu, et je ne l'ai plus ressentie depuis.., Je retournai, sans aide, jusqu'à la porte de l'église, renvoyai la voiture et revins à pied à la maison

« J'ai bien pu vous détailler ces circonstances, mais vous dépeindre les divers sentiments que j'éprouvai en rentrant chez moi, c'est chose impossible : ma joie, mon étonnement étaient à leur comble, je ne pouvais en croire à moi-même, Guérie en un instant ! cela m'anéantissait. Je ne pouvais pas croire que ce ne fût un rêve • l'étonnement de mon mari, de maman et des domestiques qui, en voyant le grand changement opéré en moi, ne purent, quoiqu'ils ne sussent rien, s'empêcher de dire : « Mais il s'est donc « opéré un miracle en vous », me prouvait que je ne dormais pas.

" Depuis ce temps, je marche comme tout le monde;

On PAR LA MÉDAILLE MIRACULEUSE.

à peine ma neuvaine achevée j'ai parcouru la ville d'un bout à l'autre; il n'y a pas six semaines que je suis guérie, et j'ai déjà fait plus d'une lieue sentant bien que j'en ferais facilement le double. Vous voyez, madame et chère amie, que le miracle a eu lieu d'une manière bien éclatante.

« Il me r. )us prier, ainsi que toutes les ames

pieuses, de vouloir bien avec moi en remercier Dieu ' I

Votre toute dévou.

« I I. Darbkaumont. femme Lkbon. »

Le certificat du n . se termine ainsi •... «Quelle

que soit la cause d'une ;;uérison rq - - jusqu'alors comme impossible par tous les médecins qui ont don: soins a M Lebon, on ne doit pas moins

la r. comme certaine et positive : car on ne

saurait se refuser à l'évidence du fait.

« En toi de quoi j'ai signé la présente . ion,

que j'affirme iable.

« Folrn: //.

t Dtmpien »

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