‹ La médaille miraculeuseChapitre 18 sur 65 · GUÉRISONS OPÉRÉES A SMYRNE ET A CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

GUÉRISONS OPÉRÉES A SMYRNE ET A CONSTANTINOPLE

Extrait d'une lettre de M. Le Leu, missionnaire de la Congrégation de Saint-Lazare.

« Constantinople, 16 mars 18^.

« Il y a longtemps que je me propose de vous dire un mot de la médaille : un des plus grands miracles à mes yeux qu'elle ait opéré jusqu'à présent, c'est la rapidité avec laquelle elle se propage et la confiance qu'elle inspire. Par les demandes que nous vous avons faites, vous pouvez juger de l'effet qu'elle a produit dans ce pays. Il nous en faudrait par milliers, et je ne sais si nous pourrions satisfaire à tous les désirs. A Smyrne il en est de même. Nous avons eu occasion d'en faire passer quelques-unes dans l'intérieur de l'Asie, et là la sainte Vierge ne s'est montrée ni moins puissante, ni moins bienfaisante qu'en Europe. A Angora, un vieillard était perclus de tous ses membres, et n'avait ni marché ni travaillé depuis un certain nombre d'années : il vivait dans une affreuse misère et soupirait après sa fin ; il était surtout désolé de se voir si longtemps à charge à une famille dans la détresse. Il y a dans ce pays un grand nombre de familles arméniennes, très-dévotes à la sainte Vierge : la sienne est de ce nombre. Aussi, il n'eu/" pas plus tôt entendu parler de la médaille miracu* leuse, qu'il sollicita le bonheur d'en obtenir une et

PAK LA MEDAI]

de la porter. I contrées a enc m

plicité primitive : on ne se contente pas de | devant une médaille, ou de la suspendre au cou, mais on la baise avec un profond l et on l'applique

sur la partie malade: la sainte Vierge ne résiste p une telle confi 51 ce brave homme qui avait Les

jambes entièrement j commença à marcher

instant: . il travaille et peut pour-

voir ice.

Void un autre trait : .une femme apparte-

nant a u le et très-pieuse, était de-

puis longtemps attaquée d'une maladie à laquelle les médecins francs, grec tient pu rien con-

naître : c'étaient des douleurs de O rites,

qui l'empêchaient de marcher, de n . de dormir,

et q . limaient ensuite quelque pour reve-

nir bientôt pli ;ue jamais. Avant entendu

parler de notre médaille, cette d.i: lentit inté-

rieurement pre le L'emp] guérison; mais

nu indigne d'obtenir directement un miracle,

elle se contenta de demander a la sainte Vierge qu'elle

voulut I lairer le médecin, et lui indiquer le re-

enable. Là-dessus elle partit pour la camquelques jours elle est bien

.. qui lui dit, tout en la ini me nouvelle! J ai trouvé le

ûtemenl

l80 GRACES EXTRAORDINAIRES

r: préoccupé depuis votre départ ; et à force d'y ré- « fléchir, fai enfin découvert la cause de votre mal « et la manière de le traiter. » La dame reconnut bien que cette lumière venait de plus haut, et qu'on ne recourait pas en vain à Marie. Aujourd'hui elle se porte très-bien. C'est de la bouche même de sa mère que je tiens tous ces détails. « Oh! monsieur, s'é- « criait cette excellente mère, combien je suis heu- « rense de la guérison de ma pauvre fille ; c'est la « sainte Vierge qui me Va rendue. Quel bonheur ce « serait pour moi, si vous pouviez me procurer « encore quelques-unes de ces médailles! On m!ac- « cable de demandes. » Le médecin lui-même publie les détails que je viens de vous donner, et il est si persuadé du pouvoir de cette médaille, que, quand il ne connaît plus rien à une maladie, il la conseille, l'appelant son dernier remède ; et la sainte Vierge a si bien béni sa foi, qu'une de ses propres filles, trèspieuse, mais d'une santé déplorable, vient d'en éprouver un mieux très-sensible.

« Je pourrais vous citer une foule d'autres traits, tant conversions que guérisons ; mais un autre encore seulement pour aujourd'hui : Une mère de famille, ces jours derniers, avait tous les symptômes d'une attaque d'apoplexie; déjà même elleavaitperdu connaissance Son fils, jeune homme très-pieux, qui portait une de ces médailles, la détache de son cou et la met à celui de sa mère, puis il court chercher un médecin et un prêtre. Quand l'un et l'autre arrivent,

01 PAS LA KÉDAÎ1 i r Mil

>nt DM l de trouver cette femme bien

portante. Le >ir, Le fila redemande i mé-

daille qu'elle lui rend; mais un instant elle

est de nouveau frappée. La pi a de la sainte

Vierge semblait se retirer avec ce signe de sa puissance. On lui remet aussitôt la médaille, bien entendu, pour ne plus la retirer, et depuis elle va tres-bk.

:i prie, a nous expédier celles que nous vous avons demandées, etc.

»N ET GUI d'ow vieillard,

.V :.; C ^t certifiés par

M. 1 . eur de Te: ement d'Auch, et

autres personn ri recommandable

\ : ment vie mars [835, un vieillard

de la commune de « I mba

nent malade. Le respectable cure de la

M, Barère, s'empressa d'aller auprès de lui,

nnaitre et a se jeter Aa".

de celui qui est mort pour tous les pech

qui ne depuia un

grand nombre d'années, l'accueillit en incrédule,

i'il venait lui oîïrir, et finit par lui

dire : Monsieur le curé, je voudra uite

■ ■ wo ! iritable pasteur, contraint de

l82 GRACES EXTRAORDINAIRES

se retirer, quoique regret, pensa à la médaille miraculeuse qu'il portait, et pria une personne de la maison de la mettre dans le lit du malade, recommandant bien, au cas qu'il s'en aperçût, qu'on ne parlât pas de lui, afin d'épargner à ce malheureux toute occasion d'invectives contre la religion. Mais, ô merveille! quelque temps après, le moribond se réveille comme d'un profond assoupissement, demande M. le curé avec instance, protestant qu'il se repent et qu'il veut se confesser. A cette nouvelle, le bon pasteur vole vers sa brebis égarée, qui l'accueille avec la plus vive émotion et le supplie de vouloir bien lui pardonner et de le confesser. Nous n'avons pas besoin d'exprimer ici les sentiments et le langage du charitable ministre de la religion. Il fut si touché des dispositions du pénitent, qu'il n'hésita point à lui porter le saint Viatique le lendemain. Beaucoup de fidèles accompagnèrent le saint-sacrement chez le malade, qui confessa de nouveau et abjura ses égarements devant tous les assistants, les conjurant de lui pardonner tous les scandales qu'il avait donnés par sa conduite passée. Tout le monde fondait en larmes, et c'est au milieu de cet attendrissement universel, que le malade reçut le bon Dieu avec les plus grands sentiments d'humilité et de componction, se recommandant aux prières des personnes présentes. Durant la nuit suivante, craignant d'être emporté par quelque faiblesse, le malade demanda le sacrement de l'extrème-onction qu'il reçut avec la même foi et la

OBTENUES PAR LA MEDAILLE MIRACULEUSE. l8?

même piété. Cette conversion tut suivie d'une parfaite guérison, et ce bon vieillard bénit la divine Providence, qui, par la protection de Marie, l'a retiré

des NtJn de L'abîme affreux ou son incrédulité allait le ploi iir toujours.

Le soussigné, qui tient ces détails vie la bouche même de M. le curé d -antit l'authen-

ticité. Il ne les augmente ni ne les diminue, sachant bien que la sainte Vierge n'a nul besoin de faits meniir preuve de sa puissance et de sa bonté. :ic sur sa conscience qu'il atteste ce trait que nul des habitants de Castera et de la contrée voisine, lut-il incrédule, ne contester

« li « Je vous ai parlé d'une guérison opérée à Po

il le miraculeuse, sur une personne

înquante ans : le tait est incontestable. Rosalie reçu celte laveur, n'avait jamai

douleur depuis Page d. m : des irritai

de nerfs lui Causaient des battements de cœur pre continuels et de uès-violents maux de I qui

ne l'empécl pendant pas de le petits

entir trop d'incomn Mail

il y a environ cinq ans qu'une scène pénible lit déclarer en elle l'épilepsie avec des caractères si prononcés, que toute la famille était dans la plus grande consternation. Dès lors, elle fut réduite à garder le lit ; on ne pouvait introduire chez elle que quelques-unes de ses compagnes les plus intimes. La simple vue d'une physionomie qui ne lui était pas familière suffisait pour la jeter dans de violentes convulsions de plusieurs heures. Indépendamment de toute cause extérieure, ses crises se renouvelaient ordinairement trois fois le jour, mais avec tant de fureur qu'on avait peine à la contenir dans la chambre : elle poussait des cris effrayants; son visage se contractait d'une manière horrible, il sortait de sa bouche une écume dégoûtante, etc.; et enfin, au rapport des témoins ordinaires de ces accès, la malade ne revenait à ellemême qu'après un certain temps.

« Les choses en étaient là lorsqu'on lui donna la médaille miraculeuse , qu'elle reçut avec la plus grande confiance. On la lui appliqua de suite sur une partie de la tête où elle éprouvait des douleurs aiguës qui disparurent aussitôt. Dès ce moment, elle se sentit pressée de faire une neuvaine en l'honneur de l'Immaculée-Conception, pour obtenir la guérison de son épilepsie L'appréhension d'en parler à son directeur lui fit toutefois différer près de six semaines l'exécution de ce pieux dessein. Enfin elle cède à la puissance de ses désirs, avouant qu'elle était persuadée qu'après la neuvaine elle recevrait sa guérison de la

PU* LA MÉDAILLE MfltACUl

bonté de Marie. Sa confiance ne fut point tronv. M. le cure commença aussitôt la neuvainc, à laquelle s'unit la communauté de la Sainte-Famille. Le dernier jour au matin, 17 du mois de Marie, pendant la sainte messe, la malade éprouva une crise tellement violente qu'on n'en avait point encore vu de pareille, bien que, durant la neuvaine. les accès eussent plus forts que de coutume Tout à coup le mal c Un a ::and nombre de personnes s'étaient mises

en prières, et recitaient le chapelet ■ la malade les regarde en souriant, et l'endort paisiblement Quelques instants après elle ouvre les veux et s'écrie . 1 Je suis

1 guériet je tuis guérie! la sainte Vierge vient de

* me délivrer du ma! caduc, oh ! qu'elle est bonne.'

1 oh! qu'elle est puissante! Il me semble que mon

vient S éprouver une révolution gêné)

S y ; mes amiS) que ce mai ne m^ arrivera

us jamais. »

u II fut facile aux assistants de voir qu'il s'était

1 elle quelque chose d'extraordinaire, et ses

traits ne présent lient plus aucun indice de ce mal.

Elle désira recevoir le bon Dieu ; et

quels transports de foi, de reconnaissance et d'amour elle le reçut I

« I le bruit de cette guéri ndit

>ie dans les villages voisins. Quels foi est en

belle, monsieur, dans quelques habitants de la |

1 ut le monde voulut dès lier la mé-

daille.

l86 GRACES EXTRAORDINAIRES

« Cette guérison s'est opérée le 17 mai, à neuf heures du matin. Depuis cette époque, la malade n'a pas éprouvé la plus légère attaque d'épilepsie; elle sort de sa chambre, se promène dans le jardin, et reçoit toutes les visites qui lui sont faites, sans éprouver la moindre émotion. Cependant la sainte Vierge ne Ta point délivrée de ses autres infirmités; elle ressent les irritations de nerfs qui existaient avant l'épilepsie ; mais je dois vous faire observer qu'on ne fit la neuvaine que pour obtenir la guérison du mal caduc, et qu'ainsi la sainte Vierge a obtenu tout ce qu'on lui demandait.

« Voilà, monsieur, le fait exactement comme il s'est passé. Il y aura sans doute des esprits qui voudront attribuer cette guérison à des causes naturelles ; mais, pour nous, nous restons convaincus, avec la malade, que c'est à la puissante intercession de Marie qu'elle est due; c'est aussi la conviction de M. le curé et de toutes les personnes qui se font gloire de croire à la religion. Hommage donc à la puissance et à la bonté de Marie conçue sans péché ! »

GUÉRISONS

d'une fille de la charité et d'une autre personne (diocèse de moulins)

f ,1 lettre suivante a été adressée par un homme dont la véracité ne peut être suspecte au Journal du Bourbonnais qui l'a publiée dans son n°du 6 juin 1 83 5 :

OBI en un p\

a MON

Marie est notre mère à I au pied d<

:i divin Fila que SOU Cœur maternel n<»us

a enfantés. I) us les siècles ont vu les effets

salutaires de sa protection puissante; nos père

admires, nous les admirons nous-mêmes, nos jours aussi sont des jours de prodiges. Récemment en

Marie s*esl montrée répandant des flots merveilleux

ur un royaume privilégié, et ce royaume

était la France; cette vision s'est vérifiée; car nos

jours qui Font vue, VOJ multiplier les

merveilles, les guérisons et les conversions miracul.

! ! Bourbonnais, notre aimable pair: . it-il

dans cette répartition des faveurs de Marie I ;i, il aura SUS ni dans cette moisson de

gloire La rapidité vraiment étonnante avec laquelle ont été enlc il le médailles viirjculcuscs qui

Ont paru dans notre ville, m'en est un sûr garant :

aussi faudrait-il prendr jours la plume

pour prenants de la protection

Marie •

« i I r Chapin, de l'hôpital Saint-!

était, depuis plus de deux ans, travaillée de douleurs et d'une lièvre que toutes le | UTCes de la m

cin ieni pu r.

plir Pétcnd s de sa n

charité, son zèle, sa résignation, loin de se ralentir, semblaient croître de jour en jour, mais sa santé s'altérait de plus en plus, jusqu'à donner de graves inquiétudes. Lassée d'épuiser en vain tous les secours de la médecine, elle laisse l'art et la nature, pour ne plus s'adresser qu'à la foi. Pleine de confiance en la médaille miraculeuse, elle commence une neuvaine en l'honneur de Marie, pour obtenir sa guérison. Avant la fin de la neuvaine, les douleurs et la fièvre avaient disparu, et maintenant elle commence une existence nouvelle ; ses forces lui sont rendues ; elle est heureuse de montrer par ses œuvres, en remplissant avec facilité les fonctions les plus pénibles, ce qu'elle a toujours montré par ses vertus, une fille accomplie de saint Vincent de PauL

« 2° Hier encore on a cru voir dans notre Bourbonnais un autre effet merveilleux de la protection de Marie. Voici le fait : Lundi, premier jour de juin, à huit heures du soir, dans un domaine de la paroisse de Montilly, situé aux bords de l'Allier, près le château de Beau-Regard, une femme est frappée d'un violent coup de sang; les voisins accourent au bruit des lamentations et des cris perçants de la famille. Deux crises alarmantes se succèdent; elles sont suivies d'une troisième que Ton croit être mortelle. La malade, après de violents efforts que quatre hommes ont peine à maîtriser, tombe immobile et comme inanimée; ses membres sont roidis, glacés; son visage bleu, ses traits décomposés, ses yeux tournés, sa res-

OU ' PA* LA MEDAILL1 Mil

pi ration insensible : l'on n'attend plus que la mort.

Une demi-heure environ s'était écoulée dans cette

. effrayante, lorsque le souvenir de la médaille

miraculeuse Je Marie vint à la pensée d'une des per-

ionn tentes : elle la prend, s'approche, la fait

toucher aux lèvres de la mourante. Au même instant, elle :i assoupissement, elle respire,

joint ses mains comme pour remercier celle qui lui rendait la vie, reconnaît toutes les personnes qui l'entourent, leur parle et les remercie de leur bienveillance et de leurs soins emp:

Le lendemain mardi, ce n'était plus aux portes du tombeau qu'il fallait la chercher, on la trouvait a airant les rues de cette ville ou je lui ai parle moi-même.

Pard >m divine Marie, si entre mille traits

frappant Ité puissante, je m'arrête A quel-

ques-uns moin SSl qu'ils sont d'hier, et

de notre ville, et je m'estime heureux de jeter, en

int, une pens4 i dans l'esprit de mes n-

line pensée vie cet: ite et salutai: : j'ai

connu la vérité, et que je voudrais planter OU I

D le. »

N ; avons appris depuis que la guérison d< :r Chapin persévère.

Page 1