G U PRISONS OPÉRÉES DANS LE CHABLAIS ( SAVOIE
« Des bords du lac de Genève, 18 juin 1855.
« Monsieur, « Le pays que les sueurs du saint évèque de Genève ont purgé de l'hérésie de Calvin n'est pas étranger aux bienfaits représentées par les rayons mystérieux de la médaille. Ce prodigieux instrument des libéralités de Marie s'est propagé avec une rapidité étonnante, depuis quelques mois seulement qu'on en a entendu parler sur nos bords. Je me fais une pieuse
OBTENUES PAR LA I r.F mip
obligation de vous offrir quelques petites pierres pour vous aider à la construction du tcmpL S qui
iujourd nui en l'honneur de celle qui se montre a la terre plus puissante et plus miséricordieuse que jamais. Je suis un jeune villageois vivant dans Le sein de ma famille; je ne vous annonce pas des mira mai- raconterai tels que je les ai vus
ou entendus. J'aurais pu recueillir une foule de s: ture\ je ne l'ai point ju lire; elles sera
superflues pour le coeur docile et religieux, et le pauvre incrédule les traiterait de suppositions aussi bien que les laits. A la lecture de la première phrase de chaque fait, le du pays reconnaîtront de qui il
est question, et ce récit fera parmi eux une impi salutaire.
« i° Au mois de juillet 1824, mademoiselle C"\ de dix-neuf ai ait dit un adieu à Mlle,
qu'elle devoir être le dernier, pour aller. aTCC
quelques généf rer au ser-
vice des malad \inde ville de l'Italie
méridionale. Après quelques mois de novici.it dm une maison de Filles qui rent au service
.elle fut attaquée par une de ces maladies
de langueur et de d tédecins
ont pein ractériser. Comm tait la
rature, I rei
l'air natal, deux mois de traite-
ments inutil ut de climat fut tau
sultat pour l.i malade; les docteur iltni
IQ4 GRACES EXTRAORDINAIRES
fini par ne plus la voir, jugeant son rétablissement impossible par les moyens connus. Il y a six ans qu'elle put faire quelques pas hors de la chambre, et même respirer par moments le grand air; mais cette amélioration fut illusoire, et, depuis i83o, la malade n'a quitté son lit de douleur que pendant quelques instants. Souvent on Fa vue, durant ces cinq dernières années, dans un état voisin de la mort, et cela plusieurs jours de suite. On la soutenait seulement par l'injection de quelques gouttes de sirop. Cependant elle conservait l'usage de l'ouïe et des facultés intellectuelles, puisqu'elle répondait par signes à l'ecclésiastique qui la visitait. C'est de lui-même que je tiens cette circonstance : son état paraissait tellement désespéré qu'on pensait déjà aux derniers devoirs à lui rendre. Cette maison était devenue une école d'édification, où l'on allait étudier le prix des souffrances et l'héroïsme de la patience. Enfin, sur la fin du mois d'avril dernier, cette âme crucifiée depuis onze ans conçut quelque espérance d'un état plus supportable à l'occasion de la médaille miraculeuse ; mais, se défiant des impressions un peu extraordinaires que cette pensée faisait sur son imagination, il n'y eut que l'obéissance qui put la décider à commencer une neuvaine, dont tous les exercices consistaient à répéter trois fois par jour l'invocation : O Marie, conçue sans péché ! etc. Le vendredi 24 avril, second ou troisième jour de la neuvaine, la malade éprouva une envie démesurée de se lever. Il était
OB. !l\i< LA MEDAILLE MIRACULEUI
encore de bien bonne heure; une petite enfant l'aide à s'habiller. Sentant que i portent
avec assurance, elle le confirme dans la pensée qu'il y a du merveilleux, et veut essayer d'aller embra sa mère dans la pièce voisine. Arrivée à la porte, une vive frajeur la saisit, et la fait revenir précipitamment sur ses pas; mais elle se rassure, et la facilite avec laquelle elle parcourt sa chambre lui donne la certitude rce : elle en sort, et ieter dans les bras
i mère. ir et de son frère. A la vue inat-
tendue de cette chère malade, leur surprise fut extrême, et des firmes de joie et de reconnaissance coulèrent avec abondance. Un eccM ; istique qui visitait souvent la malade entend dire : : n ['ne telle
<i gUt | veut rien croire; mais ayant
contré sa mère dans la rue. celle-ci pleure en l'abordant, sans pouvoir lui faire part de son bonheur. Le prêtre aussitôt va s'apurer lui-même don-
nante guérison, ci. lîncu p res yeu
la réalité du p . il invite mademoiselle ( .'"
bénir sa puissante protectrice, l'Immaculée M
« Depuis cet événement. 2 [ avril, jusqu'à ce jour, 18 juin, mademoiselle C" : heures,
entend une m :\, travaille pendant la
promenades d'une
demi-heure et même d'une heure, toujours à pie
ien. et reprend un teint 'ant
: un peu en I elle ne peut prendre
ip de nourrit'.
« L'apparition subite de cette personne, que tout le monde savait gravement malade depuis onze ans, a fait une sensation extraordinaire dans le public. Les yeux étaient attachés sur elle, et on la suivait en foule. Ce fait a eu lieu dans la. capitale de la province.
« 20 Dans le mois d'août i833, ma sœur, à la vue d'un enfant qui faillit se précipiter par une trappe entrouverte, fut subitement attaquée de convulsions nerveuses épouvantables, qui revinrent ensuite tous les jours, et même jusqu'à quinze fois par jour. Ce ne fut qu'au bout d'environ deux mois que les remèdes et un traitement sévère à l'hôpital, pendant quatre semaines, firent disparaître les accès. Ils se manifestèrent de nouveau l'année passée , dans le mois de février, et disparurent en laissant ma sœur dans un état de langueur et de fièvre qui la retint dans son lit durant quatre semaines.
« Cette année, dans le mois de février, les convulsions nerveuses se manifestèrent de nouveau avec une fréquence et une force bien alarmantes. La malade dépérissait visiblement ; les accès se renouvelaient jusqu'à sept et dix fois par jour. Pendant la crise, le sang se concentrait, un froid glacial s'emparait des pieds et des mains, la tête était agitée avec violence et précipitation, une espèce de hurlement, par secousses, sortait de la poitrine; la crise durait de tiois à six minutes, et laissait la patiente épuisée et abattue. Les témoins de ce spectacle déchirant
OBTENUES PAS LA MEDAILLE Mil
en étaient attendris jusqu'au! larme On conduisit
IT à un médecin accrédité du pays : il fut témoin d'une crise, et dit à la malade qu'elle L
it; qu'il jr perdait son latin. Il prescrivit cependant des remèdes. Sur ces entrefaites arrivèrent les premier. Le mardi-gras, ma - eur eut
cinq accès qu'elle assura être plus torts que les autres. Le lendemain, elle commença une neuvainc médaille, et, ce même jour, elle eut
re deux crises qui furent les dernières; jamais elle n'a éprouvé depuis une seule s. cela
sans avoir employé les remèdes rita .
apparence de Cette lièvre qui, l'année précédente, avait remplace >ns beaucoup moins vio-
lente I est opérée, du jour au len-
demain, d'une manière insensible, mais très-etficace, le premier jour d'une neuvaine faite avec la médaille.
Il aux . nions mul-
tipliées d'un mena 'lie n'attribue,
et nous n'attribuons tous. s,,:i rétablissement qu'a e. Mille et mille l>>i- amour et gloire a cette re !
I ) i a la < immuoe d< ère
du canton de I . . habite une ]\[\\
mère d'une famille assez nombr une
femme, âgée d'envir □
iment une uticulière à 1 1 pat
\ i gC d'en
.lie nature lui lit ;c du l iche.
De loin en loin, depuis cette époque, elle a eu des maladies dont la gravité et la durée auraient suffi cent fois pour la mettre au tombeau ; cette pauvre femme ne consulta jamais de médecin , et , animée d'une foi vive et persévérante, elle ne voulait avoir recours qu'aux moyens surnaturels : Dieu et les Saints, voilà les seuls bons médecins , disait-elle ; et Dieu et les Saints ont récompensé sa confiance. Elle s'est relevée de ses maladies désespérées d'une manière extraordinaire. Cette année, ier mars, son pied gauche perdit l'assurance nécessaire pour marcher , par suite, sans doute, de la disposition de son tempérament aux attaques de paralysie. Des personnes entendues expliquèrent ainsi le mouvement convulsif qui s'empara du pied de cette pauvre femme : suspendu, il conservait sa position naturelle, mais dès qu'elle le posait, de suite il perdait l'équilibre ; le corps se pliait; le genou se tournait en dehors; la semelle du soulier paraissait à découvert, et le côté gauche du pied servait de base pour marcher. Elle allait ainsi jusqu'à l'église, éloignée d'environ quatre minutes; mais cette espèce de renversement convulsif du pied était quelquefois si fort qu'il jetait à terre la pauvre infirme. Tout le monde en avait compassion; elle seule était toujours calme et parfaitement résignée. Ses enfants lui firent faire une machine en fer qui serrait sa jambe, et montait près du genou; mais, après en avoir fait l'essai, elle ne put s'en servir , le remède la faisant encore plus
OU: PAS iv MEDAILLE Ml!
soutïrir que son mal. I) mnes charitables lui
i <t, dans le courant du carême, de recourir
a Marie par le moyen de la médaille. La bonne
veuve en prit une, et la porta avec la plus vive
confiance. Le tini , elle crut s'ape
que son pied reprenait de L'assurance; le lendemain, jour de Pâquc I avoir employé aucun remède,
son pied reprit sa position naturelle. Depuis cette époque, le pied ne s'est pas tourné une seule fois, seulement il est un peu moins tort que le droit. Klle attribue .rison a la sainte Vierge, qu'elle invo-
quait en portant la médaille vraiment miraculeuse.
i J'aurais beaucoup d'autres traits moins frappants à vous citer : tantôt c'est un brave paysan qui attribue à l'intercession de Marie la cessation de violents maux d'estomac; ici c'est un petit entant qui guérit, en peu de jours et sans suite. Su tumeur
sous le br . de fièvre; la c'est une
mère qui me t'ait part de l'amélioration de la santé de
sa fille gravement malade, loulagée aussitôt après
l'application de la médaille; enfin c'est une tille protnte qui, après avoir porte la médaille, prend les moyens de taire abjuration, etc. Presque tOUS les entants de notre vilL rient la médaille Pftff
radue a leur cou ; ils récitent la petite :
mt, et la font baiser a le au. »
Grâces obtenues de i836 à i838, en France, en Italie, en Hollande, etc.