GUÉRISON DE MARIE LACROIX ( DIOCESE DE LANGRES
Nota. C'est M. Barillot, vicaire général, qui nous a adressé ce trait de protection.
« Évêché de Langres, 20 juin 18^5.
« Monsieur, « M. Regnault, curé d'Ormoy, canton de Château- Villain, en notre diocèse, excellent pasteur et prêtre judicieux, m'écrit la lettre ci-jointe en date du 19 :
« Il vient de se passer dans ma paroisse une chose « bien extraordinaire : une jeune personne de vingt « ans, par suite d'une chute, était devenue aveugle et « privée de tout mouvement du corps, excepté de ses « bras, la hanche était défaite. Pendant trois mois, « les médecins de Bar-sur-Aube, où elle était à rhôce pital, l'ont traitée pour ses yeux et pour le reste, « mais inutilement. Enfin, ayant jugé leurs soins « inutiles, et désespérant de la guérir, ils l'ont ren- « voyée chez ses parents à Ormoy. Elle y était depuis « trois mois, endurant, comme à Bar-sur-Aube, des « douleurs incroyables, ne pouvant pas même se re* <■' tourner dans son lit pour y prendre une autre posia tion. On ne comptait plus sur sa guérison, et même « on a envoyé dernièrement au ministre une pétition " accompagnée de certificats de deux médecins qui « l'avaient traitée à Bar-sur-Aube, pour obtenir des « secours de l'hospice des Quinze-Vingts. Cependant
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cette jeune personne qui m'a paru très-pieua i très-soumise a la sainte volonté Je Dieu, ayant : i une médaille miracuL mmence de suite une
neu vaine. Sept juin lent, et ses douleurs, loin
* Je diminuer, ne font qu'augmenter; le huitième, elle éprouve une sueur tres-abondante, et tout à coup ell habille et va dans Les rues et a L'église,
nnementde tous Les habitants, qui, en vaut, ne pouvaient retenir leurs larnu Je l'ai questionnée beaucoup: je ne lui ai pas même la; :r ce que je pense de tout Cela. Je
: tr-sur-Aube prendre des informati le chirurgien avoue que c'est étonnant, vu surtout l'état incurable ou elle était. Toutes les s,Liirs de
l'hôpital. MM. Les curé Bar-surAube et les malades qui l'ont vue crient au miracle.
■i moy et mèm. uns qui viennent la \
que je n'en parle pas; je vous prie de a loi r bien me tracer la règle que j'ai a suivredans cette affaire, et même d'<:n dire un mot à mon- -
Monseigneur L'évéque m'a de suite chargé d'invi-
M. le cure dOni; .lit miraculeux
. et de vous transmettre la c
la lettre du l'usage
que
« Je
Avant de faire imprimer ce trait, nous avons cru devoir nous informer si la guérison persévérait, et M. le vicaire général a bien voulu nous transmettre la réponse de M le curé d'Ormoy, que voici :
« La guérison persévère toujours; la jeune personne est même, depuis plusieurs mois, chez les dames Ursulines de la Chapelle, qui l'ont trouvée assez forte pour faire la besogne de la maison; sa maladie ayant été bien constatée par trois médecins, et les circonstances de sa guérison subite nous paraissant évidemment miraculeuses, tout nous porte à croire qu'il y a quelque chose de surnaturel. J'étais loin de mériter que cette faveur fût accordée à ma pauvre paroisse; j'espère que la sainte Vierge achèvera son œuvre. « } novembre i8j 5. »