CONVERSION D'UNE FILLE PROTESTANTE
La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis).
Une pauvre fille protestante, amenée à l'hôpital pour une maladie grave, avait une si grande horreur de notre sainte religion, qu'elle était comme possédée dès qu'elle apercevait auprès d'elle une personne catholique. La présence de la sœur l'excitait surtout; elle alla un jour jusqu'à lui cracher au visage; mais la sœur, espérant toujours que le Dieu des miséricordes changerait ce loup en agneau, ne cessait pas de lui prodiguer ses soins : plus la malade lui manquait de respect, plus elle redoublait de bonté et de prévenance. Il lui vint enfin en pensée de glisser une médaille miraculeuse entre ses deux matelas; elle le fit, et la nuit suivante l'image de Marie Immaculée devenait pour cette âme coupable la source du salut et du bonheur. Privée de sommeil par les ardeurs de la fièvre, elle se tourna et se
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retourna sur son lit, et trouva la médaille sans pouvoir s'expliquer comment. Grand fut l'étonnementde la sœur, le lendemain matin, en voyant que non-seulement elle la tenait entre ses mains, mais qu'elle la couvrait de baisers; mais sa surprise augmenta encore, lorsqu'elle s'aperçut de la transformation merveilleuse opérée par la grâce dans le cœur de cette pauvre pécheresse. Une lumière surnaturelle lui avait dévoilé le triste état de sa conscience, sa vie criminelle lui faisait horreur, et remplie de regret de ses égarements passés, elle ne soupirait qu'après le baptême. Son désir fut satisfait, dès qu'elle eut reçu l'instruction nécessaire, et pendant toute sa maladie, qui fut longue, rien n'altéra sa patience et sa ferveur. Elle persévéra dans ses sentiments édifiants jusqu'à ce qu'une heureuse mort vînt mettre le sceau aux grâces qu'elle avait reçues par l'entremise de Marie Immaculée.
CONVERSION
d'un protestant
La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis)
Un protestant avait passé quatre ans à l'hôpital, tantôt dans une salle, tantôt dans une autre, sans jamais avoir été bien malade, ce qui n'avait jamais procuré l'occasion de lui parler de religion. Cependant, son état s'aggravant, la sœur, après avoir invoqué le secours de la sainte Vierge, l'avertit que le
médecin trouvait son mal assez sérieux et qu'il était temps de penser à l'éternité, et elle lui proposa de recevoir le baptême qui seul peut sauver. 11 l'écouta attentivement, puis se tournant vers elle : a Ma sœur, lui dit-il, si je vous proposais de devenir protestante, l'accepteriez-vous? — Non, répondit-elle. — Eh bien! continua-t-il, sachez qu'il est tout aussi inutile pour vous de me persuader de devenir catholique. »
Malgré ce refus si décidé, elle ne laissait passer aucune occasion de l'éclairer sur les vérités de la religion. Un jour, lui montrant une médaille miraculeuse, elle lui dit qu'il lui ferait grand plaisir en récitant la petite prière : « O Marie conçue sans péché. » « Comment, ma sœur, s'écria-t-il, une prière catholique ! mais c'est impossible, je ne le puis pas! » Sans rien dire elle mit alors la médaille sous l'oreiller, sans que personne y touchât de plusieurs jours. Pendant ce temps, la sœur redoubla de soins et d'attentions pour son pauvre malade, qui devenait de plus en plus faible; enfin, un soir, elle l'aborda en lui disant : « Eh bien ! Henri, ne voulez-vous pas faire ce que je vous ai demandé? — Oh! oui, ma sœur, répondit-il, je le désire ardemment » M. l'aumônier fut appelé immédiatement, il n'eut que le temps d'administrer le baptême et l'extrême-onction au moribond, dont l'âme régénérée fut bientôt portée par les anges dans le séjour des bienheureux.
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CONVERSION d'un jeune méthodiste.
Saint-Louis (États-Unis). — 1865.
Un jeune homme appartenant à la secte méthodiste arriva à l'hôpital, dans un état de faiblesse extrême. Dès que le médecin l'eut vu, il déclara qu'il n'avait plus que quelques jours à vivre. Par conséquent, le premier soin de la sœur fut de s'occuper de son âme. Elle apprit bientôt, en le questionnant, qu'il ne croyait nullement à l'efficacité, ni à la nécessité du baptême, et tout ce qu'elle put dire et faire pour l'engager à recevoir ce sacrement resta sans effet. Il ne voulait pas seulement en entendre parler, et répondait à tout : «Je crois en Jésus, cela suffit; je suis sûr d'être sauvé. » La sœur redoublait de prières, car c'était son unique espoir, et le temps pressait. Un bon prêtre venait chaque jour voir le malade ; une fois qu'il était resté auprès de lui plus longtemps qu'à l'ordinaire, il dit à la sœur, en quittant la salle, qu'on n'obtiendrait jamais rien de ce jeune homme, à moins que Dieu ne fît un miracle en sa faveur, et qu'il fallait le lui demander avec instances. Le pauvre malade persistait, en effet, à refuser tout secours spirituel, mais il acceptait avec reconnaissance les soins qu'on lui prodiguait. Ses forces baissaient de jour en jour, et il voyait la mort s'approcher sans trouble ni inquiétude, une seule chose lui faisait de la peine, c'était la pensée
de ne plus revoir sa mère, et de mourir éloigné d'elle. Se trouvant enfin à l'extrémité, il fit appeler un de ses camarades, et le pria de rester auprès de lui pendant ses derniers moments, afin de pouvoir tout raconter à sa pauvre mère ; tandis qu'il faisait cette recommandation, la sœur glissa une médaille miraculeuse sous son oreiller avec la confiance que Marie ne laisserait pas périr cette âme, cependant, le malade entrait en agonie. Deux sœurs veillèrent à son chevet jusqu'à minuit; quand elles furent obligées de se retirer, elles laissèrent auprès de lui un infirmier et le jeune homme qui avait promis de ne le quitter qu'après qu'il aurait rendu le dernier soupir. Selon toute apparence, il n'avait plus alors que pour une demi-heure de vie. Aussi, quand la sœur vit l'infirmier venir à sa rencontre le lendemain matin, elle s'attendait à l'annonce de sa mort ; mais celui-ci lui criait ■ « Venez, ma sœur, venez voir le ressuscité. » Il lui affirma que le malade, ainsi le croyait-il, avait rendu le dernier soupir à une heure ; que lui et son ami lui avaient rendu les derniers devoirs, l'avaient lavé, habillé, puisque, le jeune homme étant allé se coucher, il était resté seul auprès du corps II le veillait depuis quelque temps, lorsqu'il s'approcha du défunt pour lui bander la mâchoire; pendant qu'il le faisait, il fut saisi de frayeur, en voyant le mort ouvrir les yeux. Sans rien écouter de plus, la sœur se rendit en toute hâte vers cet homme qu'elle trouva respirant encore. Faisant un effort pour parler, il dit : « Oh ! quel bonheur que
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vous soyez venue ! » La sœur l'exhorta à recevoir le baptême, en lui disant que citait la sainte Vierge qui avait obtenu la prolongation de sa vie. A cette exhortation, il répondit : « Je veux être baptisé. » Quand la sœur lui dit que le prêtre allait arriver : « Oh ! ce sera trop tard », dit-il; alors les autres malades joignant leurs instances aux siennes, la sœur récita à haute voix les actes de foi, d^espérance et de charité, de contrition, etc., que le moribond s^fforça de répéter, tenant ses mains jointes et les yeux élevés vers le ciel : ensuite, elle le baptisa, et pendant que l'eau régénératrice coulait sur sa tête, des élans d'amour et d'actions de grâces s^chappaient de ses lèvres. Une demi-heure plus tard, il fermait les yeux pour ne plus les rouvrir ici-bas ; mais tout ce que l'infirmier avait raconté de sa. première mort fut confirmé de la manière la plus positive par son ami protestant qui avait aidé à l'ensevelir.