‹ La médaille miraculeuseChapitre 47 sur 65 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

I \ MEDAILLE MIRACU1 El

|ui ont éclaté J jue de la définit •ni pré auquel le monde n'était pai habitué. N culemeai

furent ipiritueli .1 mbu«

hargée «ner les Mcss^ et la 1 de li rcl

mi lit lire suivre les arn

en ItaJ . *u

1866; en France et en Allemagne, en 1870; on les retrouve dans les armées russes et dans les ambulances turques, en 1877. Ainsi pour elles il n'y a point d'ennemis, elles sont dans les deux camps, également dévouées envers ceux qui ont besoin de leur ministère de charité.

Avec les aumôniers, avec les sœurs, la sainte Vierge ne pouvait manquer d'être invoquée au milieu des fatigues et des dangers de la guerre, et la médaille miraculeuse devait comme naturellement devenir le signe de la dévotion du soldat et le gage de la protection dont la Mère de miséricorde allait couvrir les misères physiques et morales que la guerre entraîne à sa suite. La médaille fut, en effet, distribuée à profusion et presque toujours reçue avec respect et portée avec confiance ; des protestants même et des schismatiques la demandèrent avec empressement ; elle fut attachée sur la poitrine des officiers comme des simples soldats lorsqu'ils partaient pour le combat ; les malades y avaient recours pour obtenir leur guérison ou du moins un adoucissement à leurs souffrances, les mourants la baisaient avec amour. Plusieurs lui attribuèrent leur préservation dans les batailles et beaucoup lui durent leur conversion et leur salut éternel.

En preuve de ce que nous avançons, nous allons citer quelques traits entre mille que nous lisons dans la correspondance des missionnaires et des sœurs appelés à suivre les armées.

« Le jour de 1 \ une belle

s fermée. J'ai apporté i une

îière de 11 très-sainte Y et si Mari* , elle :

obtiendra la cessation du choléra i

armes1. »

« I tant! d'environ don irmi

nous comptoni une ars reçoivent '• quelque it présent d'une

le pro\ :. »

« Les que i

Ils montraient une gran

me demandèrent et reçurent

une pi

acceptée, la conservent soigneusement, et que le choléra ainsi que les balles des Russes les ont épargnés jusqu'à présent1. »

Au milieu des préoccupations de la guerre, malgré l'encombrement des malades et des blessés, les catholiques de Constantinople voulurent célébrer solennellement la définition du dogme de l'Immaculée- Conception. M. Bore écrivait le 22 mars i855 : « C'est à la Saint-Joseph qu'a été fixé le triduo d'actions de grâces pour la déclaration et la promulgation du dogme de l'Immaculée-Conception. Nous avons cherché à nous associer dans notre joie aux pieux fidèles de la catholicité, et à imiter quelque chose des magnifiques et consolantes manifestations de la France qui, dans cette circonstance, a montré un amour véritable pour la Mère de Dieu, amour qui, du reste, lui est déjà largement payé par un nouveau déploiement de force et de vie nationale. Le zèle et l'habileté de nos chères sœurs de la petite crèche voisine ont puissamment contribué à l'embellissement de la fête. Le bon goût éprouvé de l'une d'elles a imaginé de substituer au grand tableau du maître-autel une Vierge Immaculée, couronnée d'étoiles d'or, richement vêtue et rayonnante dans une gloire de gaze qu'encadraient des lis. La tête, empruntée au portrait d'une Circassienne,et le croissant

t. Lettre de M. Bore, 35 octobre.

bien appro. >ulcur -.-.me l'heu-

reux emblème que L

autour de nou- I olique,

irait prêt parure Je diamant feux Je bou

■ ' illumination, entreprise par QOI lion

■ toute h France, i sllement honneur a leur

I leur piété. »

■ 0 ontre pari |ue le

humain, 1 l'indifl

recevoir 1 cligieu ( » leur donne

daîlle de PI mu et la saint

• autr\

vient le prêt

ment ^ i ileur la pi

: tant

t I lillc

in reliquaire, un

rvus une jjc et qui sait

« Un soldat blessé aux deux jambes, à la bataille de l'Aima, reçut pendant plus de deux mois les soins des médecins et des sœurs, sans que son mal diminuât. Les chirurgiens désespérant de le sauver autre- .ment, se décidèrent à l'amputer. On commença par la jambe la plus malade. Le lendemain, il était dans un état désespéré; il ne fut plus question d'amputer l'autre jambe. On eut recours aux seuls remèdes surnaturels, on fit des neuvaines à Marie Immaculée, et dans peu de jours, le malade se trouva mieux. Maintenant il est guéri, il fait l'admiration de ses camarades par sa piété et ses bons exemples1. »

« Un des malades qu'on nous avait apportés hier avait refusé de se confesser. Je lui mis sous la tête une médaille de la sainte Vierge et le laissai tranquille, tout en continuant de lui donner des soins assidus. Ce matin, il m'appelle et, d'un ton résolu, il me demande si l'on mourait ici comme des chiens, « Je suis chrétien, ma sœur, et je veux me confesser. « — Hier, je vous l'ai proposé, et vous m'avez dit « non, et même vous avez renvoyé le prêtre. — C'est « vrai, j'en suis fâché, qu'il vienne maintenant... » Depuis sa confession, il est complètement changé; il envisage la mort sans effroi 2. *

i. Rapport de M. Doumerq, 1855.

Page 1